EDOUARD OURLIAC
] y a des gens qui méprisent encore les gendarmes. Mêlions - nous en général de ces genslà, ils doivent priser k.s voleurs ; le vol est trop commun pour cire (tiquant, le gendarme arrête trop de voleurs pour être ridicule. Il vaut mieux prendre un filou qu*un mouchoir.
peur, trompeur et demi. Nous no ramasserons uaot à nous, des quolibets qui siéraient, après Cartouche et à Laceuairc.
donc là qu'on en est venu ! Nous avons abattu et nous ne voulons pns que cette pierre reste ISous n*avons laissé (|ue ruines, ces ruines nous ombrage. Dieu nous semblait trop grand , nous i^ Dieu; les rois paraissaient trop hauts, nous les îtrônés; la noblesse nous dépassait de la tète, I tii avons coupée ; le confessionnal nous faisait ions Tavons profane; le gibet nous faisait peur. Ions renverser; il ne restait plus qu'un homme dcr, punir, proléger, nous avons déshonoré cet il restait le — gendarme. — Nous avons ri du
>cttl qui remonte à une grande cause! Le gcn- "^est pas seulement le soldat des pouvoirs qui
il est celui de la justice qui reste. C'est la der- ^ ite qui nous sépare du désordre, l'esprit de ré-
s*y est pas arrêté; c'est la dernière digue qui £5 crime , l'esprit de révolte Ta voulu rompre; il du la loi et la tyrannie, la morale et la politique :
il se rencontre ici avec les criminels. En voynnl où il va, nous voyons d'où il vient. L'autorité veut le bien dans la société , la révolte ne le veut pas ; Taulorilé se sert du gendarme, la révolte s'en prend au gendarme : ce long différend est jugé.
Mais, cet homme mort, insensés, que vous reslera-t-îl? que va-t-il arriver? Vous ne savez donc pas le rôle important qu'il joue dans votre société qui n'est plus qu'une comédie? Plus vous avez sapé, plus il étaye; plus vous l'humiliez, plus il s'élève. Toutes ces majestés que vous avez détruites, il les représente aujourd'hui. Il est le roi, le prêtre , le magistrat. Il porte votre monde à lui seul comme llercule. Le gendarme , à présent , c'est l'honneur, la vertu, la religion ; la probité du pauvre, la paix du riche, l'espoir du juste, leOroi du méchant; c'est la providence à cheval, le remords en uniforme, la justice oubliée qui court la grand'route son glaive au poing« Qui pourrait donc nous dire comment du voleur et de cet homme, c'est cet homme que nous avons choisi pour en rire? comment du gendarme et du malfai(cur, c'est le gendarme qui est devenu un objet de raillerie et do crainte? Les honnêtes gens ne craignent que les voleurs. Pour qui nous prenons- nous?
Ehl quoi de plus rassurant que ces cavaliers qui accourent dans la poudre du grand chemin au secours du faible et de l'opprimé, comme les mousquetaires du conte de fée? Quoi de plus vénérable que ces derniers débris de la chevalerie errante , déshonorés du chapeau à cornes et du a>llet écarlate? Quoi de plus réel que ces redresseurs de torts? Quoi de doux el de consolant comme ces bons el honnêtes chevaux remorquant bel et bien ces garnements qui vous attendaii nt d dix pas d'ici dans Tombre, un pistolet de chaque main? Quel est le signe de salut de vos pays policés, quel est le phare de
LA LOUEUSE DE CHAISES
de sa voix , il fait lui-mômc plus de bruit que tous les autres.
Ln loueuse no se laisse pas retenir longtemps dans ces conférences. Alors môme qu'elle raconte ou qu'elle écoute, elle conserve son air affairé, et paraît toujours sur le qui-vive. Sa main s'agite avec impatience dans la poche vi«l<' d.' son tablier. Enfin Tolficiant monte à Tautel, et la voilà qui s'éloigne et retourne à ses chaises.
Tanih's qu'elle poursuit sa ronde, disons quelques mots de SOS fonctions et de ses privilèges.
Nos loclenrs seront sans doute édifiés d'apprendre que la location des cliaises , dans les églises de Paris , rapporte à la fabrique des sommes considérables , et qu'il y a telle paroisse où cette location ne s'élève pas à moins de 25.000 francs par année. Ce n'est pas ici le lieu de discuter los avantnges ou les inconvénients de cette espèce d'impôt levé sur la piété des fidèles Nous espérons que le temps viendra où il sera permis de s'asseoir gratis dans la maison de l)ieu.
En attondant, ce bail est l'objet des plus ardentes convoilisos, des brigurs !• s plus fortes. iMM. les marguilliors n'en dorment pas do quinze jours. A voir los efforts des compétilours , on dirait (ju'il s'agit d'emporter une de nos sinécures les plus lariiomeiit rétribuées. Ce n'est pas une sin cin-e pourtant. Ce fond ressemble à tous les autres, et vont être travaillé sans relAehe Aussi le fermier qui en olliont l'exploilation ne le quitte-t-il pas du matin au soir. Incessamment il le remue, il ne lui donne ni repos ni trêve. Mais les autres fonds se fatiguent et s'épuiseni : celui-ci ne se lasse pas de produire, — champ merveilleux qu'on ne sème jamais et qu'on moissonne toujours !
Le plus souvent ce précieux privilège est accordé à uno femme. Pour l'emporter sur ses rivaux, que de litres ne lui a-t-il pas fallu réunir: Rlle n'est rien moins que la veuve d'un sacristain mort en '>dour d»* sainteté, la filleule d'un marguillier. ou la nièce d'un grand-vicaire. Un prédicateur on ronom, un hanquior fameux l'a soutenue de son patronage et de son crédit. M. le curé a été chaudement sollicité en sa faveur. Les puissances de la terre et du ciel lui sont venues en aide. Son talent pour l'intrigue et ses ruses diplomaliquos ont fait le reste. Li voilà donc inveslio de cr litre glorieux qui va dovenir son seul nom. Ses voisines, ses parents rappellent peut-être encore niad.in)'- veuve Groslichard , ou madame Piedforl; mais les hahitués de l'église diront désormais en parlant d'elle : la loueuse de chaises!
Madame veuve Gioslicliard a passe la trentaine. De comhion d'années?... Peu vous importe. C'est un mysl»*re dont elle garde \un\r ello seule lo secret, et, sur ce point délicat, elle mentirait à Dieu lui-même; — nous ne disons rion du son confosseur, le moins favorisé de ses cnnfidonls. — On n'a jamais, répote t elle , que l'âge qu'on parait avoir; étoile s'ellorco d'être le plus jeune possible C'est uno femme potite, potolée, (leurie, d'une minutiouso )»roprt'lé, vive, remuante et bi<n conservée. On assure que la cbroniijue s'est longtemps égayée sur son compte. Li hanie position (}uo madame Groslichard s'est f.iiio ne contredit aucunement la chronique, —au contraire.
G-rdoz-vous bion de la juger d'après celle toilette simple qu'ello a faite à la hâte . pour ne pas perdre la premi'ie messe (il m- s'agit ici que du produit mtmétaire de la messe). Elle sait tout ce qu'une femme peut devoir à la parure; — non pas cette parure mondaine qui scandalise au lieu de plaire , qui effarouchi- les regards au lieu de les attirer et de les retenir. Il e.st un art Mvant dans sa simplicité, discret dans ses licences mê-
mes, qui se cache et te mmfn • , One coqiiellerie des g«vs d«|1î<e, ^ in derrière elle la co.|uetlerie en ma i« Groslichard participe de ciaflin. Ok^ suivant les messes et lesollef^.OifiH»
a un visage difTérent poorchafMynMi&j pas les sotts des panvres fcaanàawr reçoit ceux des riches dêvotct.lri «r, avec les premières, quelque dk^vf/i rieiix. Sa ToiZp qq*ell«^ saîlsikijgMéan vibrante. Ses yeux» qui de^nmimam dans Toccaseion , sont menoçitt 'uminm elle dît : a Voê ehaUeê , s*W i««?rf « plaii est plus exigeant qa*aB/i«»«»
chus s'allongent incesjcaminea:i?i«« I échapper à cette distraction; ne vvi»/ tendez que la loueuse qni s'i^-^oml vous enveloppe d.ins ses loBp« nr» >f« — qui viendra cerlainementAivHMV seconde prut-^tre... machiiukwsaiflV poches, et malheur â vous«iene««*i n'est pas prêteuse, c*est là «os mnmim i que vous dites en vous-même. rt. a «sj méditation, plus de recueillenieM.p»^'' nement vous cherchez à loi «rkiyi9««< dans une chapelle oliscure; elle qs2«) suit, elle est derrière voa«. e.rmi** assis que vous tressailles d'elira M U-^ sHl vous plaît.
Voyez comme , dans une po4tiai p les plus élégantes lui demandeoi. im douce, crédit jusqu'au pmchaioiiwô jours, madame Groslichard te rêipte emprui.t forcé. Elle tâche nêae^ bien qu*an fond du cœur elle éètsit leur bourse pour venir prier Diei. Di beau côté de son rôle : elle fedrapàii majrnanîniité. Toutefois elle m i^i le signalement exact des tmpruénm^t\ tant d'un air protecteur, elle mUii' dame, de tel âge, de telle ffBre,èfeki doit àeux tous, a
Derrière ello, â une distueeessveaihi pas de procession le grave heécwwfc lueux. Il annonce sa venue es ftiffirii" barde les dalles sonores el en cfÎHtta| « Pour Um pauvres , s'il rsM fMr> encore : « Pour les frais êe Nglml^ii releveniDs une particularité uuiili* ' s'imaginent qn*il y a rivalité d hâkà^ quêteurs et la loueuse. C'est sm détruire. L'ordre dans lequel ib« ment calculé. Comme le IribiU M et que l'antre est volontaire, les leurs dévouons» ne tireraieal paid pauvres, encore moins pour la kmé\ sont tenus de la tirer pour pajvliv'' danl qu'ils ont encore rar||cst i h survient d propos sur les pas âi h
ainsi le rôle du pilote pas , el les pauvres j brique.
Autrefois ce[ les ofndeurs qni s'y
A l'aisance de «a gce.oncompr— i tout i*ahwâ fat est chez elle, uer soins €*■■ ■£■!
elle vit de l'église cl
LA LOUEUSE DE GLAISES
le couche ailleurs, et elle se ferait volon- Tadresse suivante : Madame, madame Gros- [lîse de Saint-... Elle a la conscience de sa te hautlaiète. Elle afTronte le vicaire dans et le curé dans ses caprices. Ces (grands toujours pour elle un rej^ard et un soiiriie. r? madame Groslichard ne se confouH pas sentiments de respect et de vénêniion qui Elle vit trop prés du sanctuaire. Nul n'est m pays, a dit la Sagesse dis nations. Nous û cette variante du proverbe : < Nul n*est Bcristie de son église. »
ime Groslichard. élevée à ce comble d'honaut crédit, partageant l'encens du prêtre s de la fabri(|ue , est bien excusable de ne lercevoir Ihnmble donneur d eau bénite, (OS façon rimportant sacristain, les chan- |ui la complimentent d'une voix de plain- 9rpent lui-mi^me , qu*0D s*étonue d entennme les autres hommes Ce sont autant a main où à ses bonnes grâces. Avec eux uette, elle minaude, et les tient en haleine îses et ses refus. Elle accorde seulement de chœur une tape sur ses joues roses et 1 iuiise superbe un coup d*œil en tapinois, auront à répondre de bien des choses! •
Quoi qu'on ait pu dire autrefois, madame Groslichard jouit d*une réputation de vertu : elle a des mœurs, «- — c*est une des conditions de son bail ; — et, en Tenime qui a vécu longtemps et beaucoup, elle sacriGerait ses passions â son intérêt. Heureusement le sacritice n'est pas toujours nécessaire ; et puis, écoutez sa maxime favorite (la maxime fait les femmes supérieures!) : a On n'a jamais . dirait-elle tantôt , que IMge qu'on paraît avoir, j» Klle ajoute encore : « On n*cst jamais que ce qu*on parait être. »
Avec elle, il ne faut pas trop approfondir les choses. Par exemple, elle affecte les dehors convenables de la piété. Jamais elle n*oublie, en passant devant Tautcl, de le saluer d'une humble révérence. Vous la voyez, au commencement des offices, saintement agenouillée et plongée dans un dévot recueillement; mais remarquez comme, de la place quVlle a choisie, elle domine toute Téglise. Suivez ses yeux sans cesse eo mouvement, ses yeux perç ints et inquisiteurs, qui prennent note du nombre, de la figure et de la position relative des assistmts. Vous ne Tentendrez pas unir sa voix h celle de Tauditoire pour célébrer les louanges de Dieu. Si elle chante, c*ist en elle-même, iiuand la messe a été bonne, quand la collecte a été abondante, et que, dans sa poche de toile, les pièces d'argent se mêlent Joyeusement aux pièces de culTre.
LA LOLEUSE DE CQâlSES*
Elle voïl passer toutes lei pompes tiumame» ; pUè «ssîste &n\ diiïérenU spectacles qui Triar(|ueiil In dei^lÎDée de rhomme. Le sonneur, qui, du haut de !Ui tour, annnnce stu[iïJcinenl leii accès et h s hnptêmes!, ressemble a Vem* ployé des têlùi^^plies, qui ne comprend rien tuî nourHLe§ qu'il Iransmel. La loueuse joue un rôle intelligent ilan!ï les di vendes cérpmonies, et elle apporto a ch^icime d'elles un eitèrieur d'a-propos. Comme elle h eni(ir€sse autour de ce nouveau-né l que d'aUehlioiï*i elle pro ligue au parrain et d In marraine ! A la juie pitre et sentie qui i-^vmme dans fgs yeu%, à .sonnir malerni^l, on dirait une n^spCL-Ublc tan te T une grand'ni^niani ou tout au moins une dame de la pareotts D's dénionslralions font partie de l'appareil déployé par legli^c. Tout cela est coté d'avance et !;era payé au priic du tarif.
La sceniîcliaufîc brusquement. L.a uef s'est tendue en noir. Une Dmillle. des amis prient et pleurent autour d'un cercueil. La loueuse prend son vt^aj^e le plus if- Qi|>é : elle a \q^ yeux rouges : e\h marcbe d'un pas si* leucieiix, et semble dire a chacun : « Quel malheur!^-. Votre chaise, s'il vous filait . i>
Mais, tandis qu'un di' ses yeux pleure encore avec lesi miïh du défujit, Tau Ire sourit déjn a la ncKce qui s*avante. C*e>t une noce brilla nie. La mtiriée est jolie. Le marié, dansi son bonheur, s^ra snns do Gîte généreux. Madame tinïsillcliard se multiplie r elle est radieuse, elle a un petit air fin qui dit bien des clio?ces. îàans elle la cérémonie sérail pleine d'embarras et de dangers. Qui viendrait au secours de la mariée? qui la r<Civniit défaillante dans ses bras .' qui rendrait mille petits oflices dont une mère troublée est incajinble, que les messieurs jie doivent pas conuaiire, et auïqueh le nouvel époux ne saurait encore preuilre part? Il ^nflira qu'il les paye. [Jans ces accasions diftlciles, la loiieUMi est uuc mère donnée, ou plu tut reneluf par la sacristie.
Sladame Uroslicbard ne comprend ni l'amour du pays ni la vanité nationale. Mais elle est Ocre de son ésjlise. Parlez-lui d'un chantre n la voix tonnante. d*un maitrea util richement décoré, d'un orf^^uc njervcilleux, d'un saint en réputation. Ce cbautrCj cet autel, cet orj;ue, ce saint lui-même, seront moins bruyants, moins riches, moins sonores et moin îi féconds en miracles i|ue les<iffn#. L'église lui appartient^, tout ce qui s'y fait s y fait ]iour elle. C'est pour elle que la messe se dit, que lautt'l se pare et s'illumine, que les cloches sonnent â grandes ¥oléeK, que les chantres s ég'isilleul et que Torgue éclate en concerts harmonieux. C'e^t pour elle que Ton tïait et que Pon meurt; et ces préiiica leurs en vogue qui réuui?;seut au pied de leur cbaire un auditoire ni>mbreui, qui tonnent ei fulminent contre les vict^s* qui s'empor* îciil avec véhémence contre l'inténH et la cupidité, travaillent sans doute a féconder le champ du ciel, mais avant tout ils fécondent le champ de la loueuse. Elle a une manière infaillible d'ap|trécîer les orateurs siicrési. et ne se fait jamais illuvion ^ur leur mérite. Elle ne les estin;ie pas sur ce qu'ils disent, mais sur ce qulls rapportent. Elle pèse leur réputation ; elle ta suppute en pièces sonnantes. Que des auditeurs légers oublient les pieuses paroles qu'ils viennent d'entemlre^ la loueuse emporte et serre soigneusement le fruit qu'elle eu a retiré.
Il faut voir madame Uroslichard aux grande ^ tHû?i, dans ces joiirg solennels qui rappellent la naissance, la mort et la résurrection de Jésus Christ, où TÉglise fait éclater ses joies et ses douleurs — et où te prix des chaises est doublé* Epoi|ues véritablement im portantes, fêtes à bon droit féifTréfi; si seulement elles étaient plus nombreu* leil Pour madame Uroslicliard, ce sont les plus beaux
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olcuïe d'aTAOcer«r{M^'hhi| père que la paroiKie nunln et qti'uEic fan le decuriein, remontes, vieLlrool gniM I Des le matîn elle appriJl ( Ellea amené, C0iiiinêiiai un lieuteDaîil fidèle, » llki pudeur el d'embarras. £ltc i loueuses en sniif -ordre les ] La nef. entourée d'nne une citadelle. Tout an fond, i étroit passage ei l ménafé aiaj ront aiiKKÎ lesi éins el let I laquelle établît «a fille.
ses dkés pûur Taider de sis l comme un général babîle» ( rents postes et &e réserve k | eiploiie tes bai cdfêt et les i travers ce putilîc mou Tant i Les masses les plua compacinni itacle. Elle est partout :
teux« une vénérable m Huence, elle les conduil, clkkîl la foule, elle les porte et le pil ment é t'endroît le plus femmes, elle les foule anx n'y pense plus. Toute ctUe 4 parure, elle la sacrîûe. Qn'elk4riBÉ sée dans ces gi'oapes épais m dil peu lui importe. Ce n'est plm bl vaine et de s'arrêter anx i lemp^: précieux reut être ■
Voyez- la quand Toffice \ son n'est qu'.i moitié Achetée :
agitation ! ses yeux surreilleiilâ kl ceux qui parteul et ceux < ' ne tnarche pas, elle gUise point par le change d'une qu'elle ne tous rende anlaot de i SUU5... Maïs le dernier son de T Madame Groslkhard, épuisée de 1 Un quelques fenimet <|ut s é ' demeure haletante sur le elianip h I disparaît avec sa recette, ei la [ reilte au bruit métillique de s^i longtemps de leurs suppIfeaticMt, cl l avoir rien obtenu. qn*une pièce de c#f i lui a frauduleujieiiient glissée, Hfi'^ un tùu àf Mùmaeo, — Le monde cd é I
Cependant elle amasse desi ment ^a fille, et lui donne povi légedu bail qu'elle-même eiploila il quitte l'église pour le moode-, el, fl»4 elle se montre coquelle. rriaidt II f retise de pirure» de |»etiies scandaleuses*
Seulement elle déteste ^n*m hé lui demander le prix de u dieifi. «^ frir qu'aux fraudes Tètes le latiTflMlèii^^
On prétend que» par un i ^
du profane, It loueuse de ehiisef If i aussi le jardin des, Tuileries, letl boulevards. Nous refusuns de le cf^ = . bre et du frais ait poussiéfe it«ip»lî pour sa recette les caprkes éêUwÊÊÊi du temps, ce sertit mm issim 4i] ce ne serait pis ^ ]
qiil
l'écliaffail
I pufmf
LA LOUEUSE DE CHAISES
I, ti II loaease de chaises qui fail YomemerU ^iâm publiques n'appartient pas à Téglise, lileei sembleraient établir qu'elle y a jadis Li Mte d'an notaire ou d'un banquier* une
MliMnreuse snr les rentes d'Espagne, sur
on les chemins de fer, lui aura enlevé ce I ttUtté son par sou ; et elle se sera vue ré- É» vieux jours, à reprendre sa grande poche ■I illores d'autrefois.
• le sentiment de sa dégradation. Elle ne VM cette foule rieuse au milieu de laquelle repasse. Vieille et ridée, le speclacle de la m It beauté offusque ses regards. Ces brilm» ces groupes animés, le murmure confus cnrtations différentes, les divers accidents I lomiére que produit le feuillage mouvant MB riches lueurs d'un beau soleil couchant : talé de la terre et du ciel Tattriste et l'im-
toMfe an plaisir cruel à troub!er les plus %mf été se jeter au milieu des tcte-à-téte les fM les plus tendres. Elle apparaît soudaine- BÔiit devant tous comme un reproche vivant, bile» avec sa mine sévère et renfrognée. A » OD se tait : les Ggures s'assombrissent, le av les lèvres. On croit devoir respecter la 1^ femme qui a éprouvé des malheurs.
IV des choses humaines ! elle était mondaine s la Toilà rigoriste dans le monde. Les mes-
dont elle se chargeait si volontiers et par les accepte encore, mais par intérêt. De cet este et si pimpant d*autrefois, elle n'a gardé rcMige et ses doigts crochus : on dirait qu'ils lai longs chaque année.
iMUiiérede Juif errant. Rien ne l'arrête, rien
de sa tâche. Elle va étudiant les physionoant le signalement des promeneurs. Elle les ittlngue aussitôt les nouveaux venus. Quant établissent suites chaises pendant des heu-
et qui menacent de les occuper tout le jour, te en passant des regards d'indignation, et Mrs tentée de leur faire payer deux fois leur
arrive-t-il de vous oublier dans une converessante, ouvrez les yeux et revenez à vous. est là qui vous observe. Vous croyez qu'elle
cherche à saisir ce que vous dites : point ; elle se demande : < M*ont-ils' payée? »
Ces promeneurs inconstants qui changent vingt fois de place dans une heure, et qoe la loueuse retrouve au milieu et aux deux bonts d'une allée, la jettent dansane pénible perplexité. Vous avez payé, dites-vous. Elle vous croit, et pourtant elle ne saurait retirer sa main tendue, et réclame son dû, même en s*excusant.
L'année n'a qu'une saison pour elle, saison bien courte, et que les jours de pluie et de brouillard diminuent encore de moitié. Quand les arbres jaunissent, et que leurs feuilles, en tombant, couvrent ces allées na* guère si fréquentées et si productives, la loueuse disparait de nos promenades. On ne la voit plus que le dimanche au jardin des Tuileries. Elle y erre tristement comme une âme en peine. Rentrée à sa mansarde, les pieds placés sur sa chaufferette, elle se console en rêvant au retour de lété, de l'été qu'elle ne re verra peut-être plus ; car, semblable aux malades attaqués de la poitrine, elle meurt presque toujours — é la chute des feuilles — cette date lui est funeste jusqu'au dernier moment.
Mentionnons encore, pour que cette galerie soit complète, les industriels qui colportent leur mobilier aux courses de chevaux et aux revues du champ de Mars, aux feux d'artifice du quai d'Orsay et de la barrière du Trône. Bancs chancelants, tables vermoulues, chaises à moitié dépaillées, vingt fois exposées à la même épreuve, et que tant de service n'a pas rendues plus solides ! Place à vingt sous! place à dix sous! arrivez, messieurs et mesdames. Voici l'instant, on va commencer. En effet, le hou^ quel éclate : le cheval touche au but : le général parait. On se lève sur la pointe des pieds ; on allonge le cou, on se foule, on se presse. La loueuse de chaises elle-même tâche de prendre une petite part du spectacle... Malheur! un craquement se fait entendre; les tables et les bancs s'affaissent, et les spectateurs tombent pêle-mêle, dans un désordre qui n'est pas celui de l'art. Mille réclamations s'élèvent. On parle de faire rendre l'argent. Mais, à ce mot, les propriétaires s'esquivent avec la recette, abandonnant des débris que l'on n'emportera pas. Les blessés ont bien assez de se porter eux-mêmes. Homme vraiment industrieux! femme étonnante! ils trouvent le secret de changer leur vieux mobilier contre un neuf;— encore ont ils du retour.
LA
DEMOISELLE DE COMPAi^
COBDELLlEa DELilNOUB
n porcoiirunt de hm en hautla smt^ des eiîsteiîcc^ tli}(ïl-'ieées, de* puis la portière iucom* [ïtht € i^y* n*a piis loujotirs tiré i*« ftonïon, »
jiw u'à (a ^oiis-mnltresKe de pensîoonaU qui aimît pu c|iF\tj*iiT k fll«i d*un pnîr de FrûiKtc, ou trouve la f*rmine dfî cliïirirc» lype grave pî m^ijesiiu-uR i[{û ne ril jins oh qnï De ni ï^urre. cl âUipiel il faiil nprL^ss;iîri'nient îi^?^ncîer îo gciuvfni*inte. autre pliysionniinie qnn Cohiii d Ibrleville a si parn-ile* ïiwiïi $nhî\i il résumée dniis le personnngc de madame Evnird, An-dtKsu*; dn n»:idame Evrard, mnis bii^ti nudes!:usp dan^ un monde tout aiilre, danç^ des régîoas loules nouveltes^, loin ihi ronLict épjtiïi des fn^and^couïïiD^ venus d*Anver|,4ïe et des pin hit s a si lima tiques de ce bon fil, Qiilriage. iiiins irauvons !a demtiiï^ene de compagnie, qui e?^l îî In femme de rbiirge ce <pte celle-ci eî-l à la SiTUpk bEVEinc d'enriiiils, ce iiiie rintendanl e«ïtnu ^ecrclaire, t-t le mcrèiiiire au lalrrreiiîerï la dcmoisielle de tompai^uje, ol«jetde luxe, riint,ii>iicite boD gotiL réfiervue ei(rlu.sivpfn, nt mx g lis ri<yhes, et que la moyenne prû- [irivlR ne nonnail que psir out-ilire; à \\m pre^ ctmiiiic les services conipleti^ cii vieux S-ivres, les dievauji pur saug. les eaux do Bade, tes migraines et les» vnpciii^â.
Une renimc 4ui a des v,i peurs nu saurait se pasîier d'une dcmuisfUe de compagnie.
A h C6ur, il y a les dames d'honneur et les domts
pour acc0mpa§mtir , d toute |»rÎDresse« i idffmtfkfil très, et portent aa b< ctenne Iragédie ; la 1 de rigueur : G1éQii€ p maquf, Fatîme pour ZaW, sùta ceï dames, FDWîe, Pâdve,!
d'fiutreit ^UB notts punnloai âVi iir^les et nnlrqnet demoitelki éil jourd'IiuE Iê3i priiiccsj^et H kê solennoilemfnt qu*aa Umfà 4tlM [lortent desi rabes plvm comditK iA»l occaVioD de a*éTaoi>BÏr, â confier» ou, si elles i dans rorcîUi» dm leur i cousïnj^t 011 de lenra onciii; w^ raines ont de 11 ramUleeanHsIti Les mœurs se «ont ainsi cof k Gde I \ tes de i reifiédia iwâ i de comédie. OËdoii« a t»ffî II i plol de dame d'bomwnr, it^ demotseUe de Okmpagvpv «Ij voyeî. une vérllable ûa " * compnguîe i scn-iiiéBa.
Ëtcependini t'emploi i et d*ip|tinL Bleu des J qne nous foyioas béraut d'armei, la dam i U denioîi^elle de* à vitre, A quoi 5cit*éUt|ia»lll convient dV**«^ir,
Et d*aboni i^oe «iiiil« hwMi
LA DEMOISELLE DE COMPAGI^IE
jHemi^nt cnmpogniA é quelqu'un ? et. si char-
~ itiiellê qn*on soit, quelpie grâce imprévue Dfelle qu*on puisse jeter dans le discours, I pas d'ennuyer à la lonpfue et de laisser lit fond du sac On se lie d*une afTcction ré-
I loil par s'aimer, par se reconnaît! e indis- I à Tantre, et alors ce qu'on dit est toujours I même a son charme. Soit. Avouez pour- Stim asses médiocre di«erti^sement à logrr *llie demoiselle de compagnie silencieuse. ■ aolrefois devaient faire rire, sous peine du Inioiselle de compagnie n*est pas payée pour ».
m qa*one d^^moiselle de compagnie digne de I «t M taise, se montre et s'absente à propos. m toot bonnement la plus complète, la plus
plas humili;<nte de toutes les servitudes flibto la dame suivante ramassait Téventail k qoeae de sa maîtresse, la t4che était toute
fWTail i quoi s*en tenir. Mais maintenant ibutions ont cessé d*étre définies, la dame argée de (|!ioi.' de tenir compagnie à ma- L plus où commence, où s'arrête <on emploi. •indre d aller trop loin et de fatiguer, de er 6l d'alanguir. Trop ou trop peu de discret
écueil ! 11 faut beaucoup dVlude, beaucoup ocoup de sagacité, pour tenir constauimt nt le fé dans cette nuite chanceuse. La moindre, le moindre oubli, la plus petite ncgli^^ence rout jeter, coufuse et humiliée, aux fosses du
précisément pourquoi nulle position dans le t plus gauche, plus fausse, plus gênante, que 16 demoiselle de compagnie appartient tou- >D esprit, par ses manières, par son éducalefois même par sa naissance, à ce monde où Imise, quoi qu'elle fasse, que sur un pied de et. tranchons le mot, de dom'^sticité. Que s pour elle ! que de déboires secrets ! que de lées! que de combats au fond du cœur: que bien ou mal dissimulées' On dit en parlant est la demoiselle de comp.ignie! » ou bien : vous à ma demoiselle de compagnie! » ou : c Je n'ai trouvé que la demoiselle de coni- )îrait-on avec plus de dédain : « C'est ma ;hambre... Adressez* vous à ma femme de La demoiselle de compagnie, par cela même payée, accepte larilemeul Tobligalion d'entiefois les caprices de madame, les mauss,ides madame, les emportements de madame. Une , un geste superbe, équivaudrai nt â une dénous supposons que la demoiselle de compain de sa place.
is rare de rencontrer dans les Petites- Affiches, demandes et offres, entre un cheval a vendre iniére à louer, I avis suivant, précédé d'une 'index est allongé :
ire une demoiselle de compagnie d'une naisguée, d'un physique agréable, d'une instruc- • sachant la musique et l'italien, pour voya- B famille anglaise. S'adi^sser franco à M.R***, Le restante. »
Oujar'ier lut un jour cette annonce banale, rélléchir sérieusement que sa famille était ique honnête, et que l'éducation qu'on lui i pouvait recevoir utilement son emploi. En hui ét.'ût jo.ic, elle était musici> une, elle sa- . Elle réunissait donc toutes les conditions
requises. Elle s'adressa à H. R***, poste restante, à Paris, et ne tarda pas à recevoir une réponse ainsi conçue :
< Mndemoiselle Duîarrier est priée de vouloir bien passer de midi à deux heures, rue du IleMer, n"... »
Que de pensées diverses, que d'émotions assiégeaient le cœur de la jeune fille tandis qu'elle se rendait au lieu indiqué! C'était une grande, une solennelle démarche que celle-là ! Victorine ha^^ardait .seule son premier pas dans le monde. Qui donc l'eût accompagnée? Son père était malade et tombé presque en enfance. Sa mère .' elle n'avait plus de mère C'était une marélre qui maintenant commandait au logis, et Victorine n'avait ni appui ni affection à attendre de ce côté- là. Victorine était isolée, sans guide et sans conseil, portant à elle seule la terrible responsabilité de son avenir.
Arrivée rue du Helder, elle s'informa. La maison de M. R**\ un peu triste au premier abord, comme sont la plupart des modernes hôtels de la Chaussées-d Antin, étalait une belle façade sur la rue. La porte rochère, exactement fermée, ressemblait à la porte d'un riche sépulcre, tel qu'il s'en élevé dans les quartiers aristocratiques du cimetière de l'Est. Victorine frappa discrètement: un des battants s'ouvrit et laissa voir une cour exlréroeni triste aussi, formée de grands murs peints à l'huile et figurant une tenture en coutil ; à droite, deux ou trois lucarnes, en forme de lo.san^es. indiquaient la remist' et l'écurie. Un domestique à veste rouge nettoyait des harnois sous une espèce de han;:ar, tandis que le concierge, également vêtu de rouge et coiffe d'une casque'tede livrée, {était force seaux dea** sur les dalles du vestibule pour en faire disparaître quelques taches malséiintes. Bref, l'aspect de cette maison annonçait la fortune et ce que les Anglais appellent le comfort Et cependant je ne sais quoi de terne et de morose a.ssombrissait cette demeure et faisait asseoir Fennui sur la première marche de l'escalier.
Quand Vi( torine entra dans le salon, M. R***, qui était profondément abimé dans une bergère et dans la lecture d'un journal, se leva, et fit. en souriant, trois pas vers la jolie visiteuse. Elle tremblait, il Tencouragea, lui offrit la main, la fit asseoir, et engagea avec elle une conversation de lieux communs, dont je vous lais grâce pour \enir directement au fait, comme y arriva Jinalement M. R'**, après une foule de banalités et de politesses.
— Mndemoiselle, lui dit-il, je passe ordinnirenientsix mois de l'année en province, dans un château assez maussade que je possède aux environs de Valence. Ce n'est pas là le séjour que je vous i roposerais. Ma femme l'habile en ce moment ; nous ne ferions qu< Ty aller rejoindre, et de là nous partirions pour I Italie. Madame R*** sera ravie de vous voir, de vous connaître. Il y a longtemps qu'elle me demande une demoiselle de compagnie, et ce sera pour elle une joie de saluer en vous une amie, une amie si charmante et si spirituelle.
— Monsieur., interrompit timidement Victorine en baissant les yeux.
— Non, ce que je vous dis là est l'expression sincère de ma pensée. Vous me plaisez, mademoiselle, V(»us me plaisez beaucoup, tt je serais enchanté de pouvoir faire quelque chose pour votre bonheur...
L'accent avec lequel ce< derniers mots furent prononcés parut étrange à Victorine. Elle regarda pour la première fois 51. R***, et lui demanda si sou intention était de rester longtemps en Italie.
— Fort longtemps, répondit-il d'abord.
Puis, baissant la voix :
— Aussi longtemps que vous voudrex.
Victorine recula doucement son (auteuil* car M. R***
s*ë{âU singulièrement rapproché d'elle, tout en pnrlant t'eDlreiien fut dès lors animé et Tehément du côté de M. H''\ qui s êlait pris d'un réel enthousiasme pour les beaui yeui de la jeune JlUe. [} prodigua les flallerieSj les ofîres de services, les promessesp 11 Gt briller Ids reûel^ chatoyants de sa fortune, le luie de sa livrée, il fit enQn tout ce que Tait un homme riche, médiocrement spirituel, qui veut subjuguer le cœur d*une jeune fille en s'a d refusant a sa vanité.
MfiÊs Victorine ne comprit ricu â cette habile stratège du Love] a ce; elle ne comprit pas pourquoi cet homme clabit ainsi à ses yeux son faste et son opulence; novice qu'elle était, die s'élonna d'être robjet d*un tel emprcssemé ut. Elle était venue tremblante, tout émue de sa dé* marche, agitée par la crainte d*un refus; et elle se voyait accueillie, elle se voyait fêtcij flattée, comblée d'éloges et d'adulations par un homme riche qui ne U connaissait pas, et qui aurait pu prendre vis-â-vis d'elle les airs superbes d'un prolecteur* D'abord U façon tout affable dont M. IV" venait au-devatit d'elle, èncbanta Victorinei mais bientôt la singularité même de cet accueil fie psstf donna à pensera k pauvre enfant, qui eammença à E*inquiéter de sa situation. Dès ce moment ses paroles devinrent plus rares, ses questions plus brèves; elte ne ■ongea plus qu'au moyen d'effectuer sa retraite le plus
LA DEMOISELLE DE COMPAGNIE
entreme. Yictorîne fit uoe profonde et sortit de cette ^naiaop pour n*y
cette aventure se retrodvcAt dans » demoiselles de compn{J|le. que ioe a peupler la solitude dc^élibait fort bien y être trompé, à. Ton r de cette qucNtion toute simple :
t'xout venue? » CVst qu'en elTi;!, it venue, elle était censée savoir d^ lie eût eu quelque expérience, elle' lomme une iniiocenle, au piège déet M. R*** n'eût pas reçu sa visite.* m homme seul, cela est délicat et irt à dire aux lan<;ucs médisantes, aussi que rarement une demoiselle de semblables fonctions. C'est ordi- ; femmes, et plus parlicu iérentent 'S, que leur oflicc les retient. Expli-
séduit le plus une jeune fille dans iage, c'est la liberté dont jouit une îrté! mot magique et vibrant! Dans ne le plus, ce n'est pas toujours le oit d être a))pelée madame, de pordes diamants. Nous parlons là des 4*un cœur ignorant de soi-même, mu, et dontcliaque battement corde coquetterie et de frivolité. Mais, lésirs de pensionnaire émnnci[)ée.
des Velléités plus sérieuses, des îs. On en vient à rélléchir que la e téle-â-tétc bien monotone; que rre trop retirée, et qu'après tout on ; que nous sommes mariée, c'est-âus pouvons recevoir qui bon nous nous pluit, sans difiictillé. A quoi iriéc, si l'on ne jouit pas de la clef *e arbitre est une des immunités ;*est un passe- port.
\\\\ n ont point de mari, pour ces jui n'ont pu se procur» r de passeinquiète se na^sc dans la crainte de iouane de 1 opinion, pour celles-là lion c'.inritalde a inventé la demoi- Bienheureuse mvcnlion! la demoi- !St un porle-respecl contre lequel ? impuissante du Qu'en dira ton.
le madame une telle, i\\\\ a une de- ,e ? n'est-ce pas là un lumclier, un
demoiselle de compagnie remplace lari absent. Elle eslaltonlive, com-
relirer à proj.os, ce que ne ferait s le mnri. fût ce même l'époux dén du Sénateur,
)ans certaines circon>tances diffî- ; compagnie pousse le dévouement îon compte les amants de madame, espon^able des aventures galantes :
!S messages |)0ur les transmettre à e (|ui fait les réponses. C'est elle londe accable de sarcasmes. La meut par elle, s'attaque à elle seule, ipagnie accepte le côté pénible du 3ut ragrénienl. Ainsi se trouve apvos non vohis.
a son revers. Apres avoir analysé atages de la demoiselle de compa-
gnie, il est juste de faire connaître ses inconvénients.
Ainsi, contrairement â l'exemple (|ui vient d'être cité, il arrive souvent que la réputation de madame sert de* plastron â la demoiselle de compagnie! Les comédies ' sont pleines de quiproquo semblables, lesquels se renouvellent journellement dans le monde. Les aventures de la dame suivante sont fréquemment attribuées à sa maîtresse, qui devient ainsi responsable des billets doux; des escalades nocturnes, des mauvais propos et des coups dépée qui se commettent dans les environs, et dont une autre a le profit. Que de vertus intactes et jusque-là respectées, compromises tout à coup parle voisinage dangereux d'une demoiselle de compagnie, sauvegarde "'^m pense, préservatif impuissant, arme qui devrait prot^er et qui tue! On a vu l'autre nuit un homme rôder^ sous les fenêtres de l'hôtel. Evidemment, c'était pour" madame. On remarque que le jeune comte Horace de*** prolonge fort tard les visites qu'il fait chez madame la vicomtesse. On ne s'informe pas si ces visites sont des tête-à-tête, ou si (ce qui est vrai) la présence de la demoiselle de compagnie est le véritable attrait qui retient le jeune comte. On se hAte de prononcer, en ricanant, que la jolie vicomtesse a le cœur pris, et voilà une réputation de femme jetée au vent des causeries parisiennes. Alors que faire? à quel parti s'arrêter? garder la demoiselle de compagnie/ c'est réchaufTer un serpent; la congédier? c'est donner gain de cause aux propos de la malignité, qui ne manquera {Tas de dire que l'on s'est débarrassée d'un témoin incommode. Egale perplexité des deux parts ! Plaignons la femme qui se trouve réduite à choisir entre ces deux fâcheuses extrémités.
Pour prévenir un malheur semblable, la plupart des femmes qui se donnent le luxe d'une demoiselle de compagnie se la donnent laide ou à peu prés, imitant en cela la tactique généralement suivie à l'égard des femmes de chambre, autre espèce dangereuse ! Mais quand soimême on est laide, la grande difficulté est de trouver plus laide que soi. Au besoin, on choisit plus vieille, et le même but est rempli. 11 y a en ce genre des assorlitiments très-curieux.
Les attributions de la demoiselle de compagnie consistent principalement à suppléer la maitresse de la maison lorsque celle-ci est indisposée ou absente, à faire les honneurs à sa place, à recevoir pour elle les visites, à éconduire doucement les importuns, ceux qu'on ne veut pns voir. Cet emploi demande be «ucoup de tenue et de sagicité. Certaines demoiselles de compagnie finissent par être plus réellement maîtresses que la maitresse ellemême. Celle-ci, à la longue, se trouve occuper la seconde place et jouer le second rôle. C'est une véritable abdication.
La demoiselle de compagnie exerce en outre quelquefois les fonctions de lectrice. C'est une variété du genre. La lectrice est ordinairement une grande sérieuse personne entre deux âges, qui a eu de la fortune, des aventures et drs malheurs Ecoulez-la : sa vie est une interminable odyssée qu'il vous faudra ouïr du premier chant jusqu'au dernier, ou plutôt jusqu'à l'avant-dernier, car la pauvre femme souffre encore et souffrira longtemps. Sa spécialité est de souffrir. Elle a des sympathies littéraires, des velléités de has-hleu- Elle écrit un roman pendant ses loisirs, un roman dont elle est l'héroïne, et où l'on verra combien il est pénible de ne plus être ce qu'on a été, et combien de dégoûts naissent d'une fausse position, et que la résignation est une vertu sublime, et qu'autrefois Apollon garda les troupeaux chez Admcte, et mille autres choses tout aussi consolantes et aussi neuves. Pour faire diversion aux chagrinantes réminh-
PaL«t« Imp. ue Cdoiiard ISlut, ruo Saint-Lioais, 40^
LA DEMOISELLE DE COBIPAGXIE
cences qui viennent Tassiéger parfois, la leclnce soupire de icmp^ en temps des vers, des vers d*aitiûar, gothiques el rom:tnlicjucs, des vers qu'elle éerîl « avec son cœur.** i sans prclKnlion, sans orriére-pensêe, cnr elle n*aspîre pas, la pauvre colombe blessée, a ncqtiérir ce que nous aulres nouK appelons: gloire... El de quoi kii servirai! la i^loirej â elle qui a manqué sa vocation ici-bas \ La vocation de la lectrice, sacbez-le bien, c'était d'être grande dame» d'être riche, titrée, d'avoir un opulent blason sur les panneaux de ses équipage.^, el cinquante bonnci^ mille livre:! de r^nte, en lerresp forôlfi etchMeaui. A quoi, bon Dieu! a*l-il tenu qu'elle possédât tout cela! un élranger, beau comme les amours, possossenr d'une b-llc ftme el de nombreux millions, est venu, il y a peu d*années, «ta demandé sa main. Le père de la lectrice vivait alors, père inirai table et violent s'il eu tut. Ce père féroce ne crut pas à la sincérité du noble étranger qui offrait son opu- Icnre. Il pensa que F Américain ourdissait le plan d une infime séduction. En vain celui-ci offrit-il d*aller réaliser sa fortune outre-mer, en vain demanda-t4l trois mois pour ce voyage, trois mois! qu'était-ce que cela? Tinileikble père refusa. Et Tétranger partit la mort dans l'âme : et, depuis ce jour, on n'a plus reçu de ses nouvelles, et maintenant la lectrice est seule au monde, car son entêté de père eî^t mort en luf laissant st béuédîctîon — et des dettes. Chaque jour la lectrice s'attend à Toir revenir l'étranger, mais J'étrangcr ne revient pas. Il s'eFt marié devers les bords de rOrenoque, avec la fille d'un ricbe planteur de la Guyane, qui lui a apporté en dot cent cinquante nègres et mille arpents de rocou et de ta bac p
Il u'est pas rare que la lectrice, é force de faire de l'élégie t a force de regretter et de se lamenter^ parvienne à Intéressera son sort quelcjue ^ét'éral goutteui, quelque noble reste de l'Empire, pensionné et décoré, dont la vieillesse a besoin de soins et d'afteclion. Et voilà notre hérome mariée: la voilii, elle aussi, titrée, riche, Délas! ce dénoûment n'est pas tout a lait celui du roman qu'elle trait échafaudé. Le général est vieui, exigeant, malingre, un peu bourru, très-bourru ; el il porle bien souvent de Temp^retir. Et voilà notre Indrana toute trouvée. Quelle différence c'eût été si notre leetrice eût époiisé le jeune et opulent Américalûl
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compagnie.
On pou mit renv de justesse ejoeore c|oe m I sont un vol M nage desplifti les fils de famiUe. »
T^ouft nous proposiûm de émi nous nous ipercevons à U&ps i ^ manque à la présente et sans laquelle wMre Ifta DesceodoDS rapidemeût lei rencontrerons quelque péri U i auoeiéet type exceptiODoel, i plae^ ta comme le complément 1 menteur : la demoiselle de i meuble d'emprunt, qui Impose i somptueuses deveutiires de noii ci eux comptoirs d^âcsjoo. Tooic] demoiselle de eowipagniê qn! Véài ciaux les honneurs du lieu; c'eitT de Haeaire et de son ami minin.
La demoiselle de eompafsîe ^'«4 pas eiempte d'ambition. Eïk brillant, des titres, un earmsi^Ml attend chaque jour rAmérlrj moins heureuse qtie It leelricelMti l'heure, en fait de colonel de ï n*a sous la main que le htrooéil mîetix se faire veuve, et, avec iai| vcra» n*en doutons pas, à tm \ une poÈUî{m êociaù * quelqii l vreu&e de loge* par eiemple, eti ou maîtresse de table dlidie, snl ^nts; â moins que d'ici li f mêle, auquel cas k piéf à nos lecteurs, et nous i la colkction des M^ram§ak ij Tribunaux.
EDOUARD OURLIAG
1 y a des gens qui mcpriseiU encore les gendarmes. Méfions -nous en général de ces genslà, ils doivent priser k.;s voleurs : le vol est trop commun pourélrc (liquant, le gendarme arrête trop de voleurs pour être ridicule. Il vaut mieux prendre un filou qu*un mouchoir, icur, trompeur et demi. Nous ne ramasserons innl à nous , des quolibets qui siéraient , après Cartouche et à Lacenairc.
donc là qu'on en est venu I Nous avons abattu et nous ne voulons pas que cette pierre reste Nous n'avons laissé (|ue ruines, ces ruines nous ombrage. Dieu nous semblait trop grand , nous é Dieu; les rois paraissaient trop hauts, nous les étrôués; la noblesse nous dépassait de la tète, lui avons coupée ; le confessionnal nous faisait 30US l'avons (trofané; le gibet nous faisait peur, lions renverser; il ne restait plus qu'un homme idcr, punir, proléger, nous avons déshonoré cet ; il restait le — gendarme. — Nous avons ri du le.
petit qui remonte à une grande cause ! Le gen- *est pas seulement le soldat des pouvoirs qui il est celui de la justice qui reste. C'est la derlite qui nous sépare du désordre, l'esprit de rés*y est pas arrêté; c'est la dernière digue qui t crime, l'esprit de révolte Ta voulu rompre; il I u la loi et la tyrannie, la morale et la politique :
il se rencontre ici avec les criminels. En voyaiil où il va, nous voyons d'où il vient. L'autorité veut le bien dans la société, la révolte ne le veut pas; rautorilé se sort du gendarme, la révolte s'en prend au gendarme : ce long différend est jugé.
Mais, cet homme mort, insensés, que vous rcslera-t-il? que va-t-il arriver? Vous ne savez donc pas le rôle important qu'il joue dans votre société qui n'est plus qu'une comédie? Plus vous avez sapé, plus il étaye; plus vous l'humiliez, plus il s'élève. Toutes ces majestés que vous avez détruites, il les représente aujourd'hui. 11 est le roi, le prêtre, le magistral. Il porte votre monde à lui seul comme Hercule. Le gendarme , à présent , c'est l'honneur, la vertu, la religion; la probité du pauvre, la paix du riche, l'espoir du juste, leOroi du méchant; c'est la providence à cheval, le remords en uniforme , la justice oubliée qui court la grand'route son glaive au poing« Qui pourrait donc nous dire comment du voleur et de cet homme, c'est cet homme que nous avons choisi pour en rire? comment du gendarme et du malfaiteur, c'est le gendarme qui est devenu un objet de raillerie et do crainte? Les honnêtes gens ne craignent que les voleurs. Pour qui nous prenons- nous?
Eh ! quoi de plus rassurant que ces cavaliers qui accourent dans la poudre du grand chemin au secours du faible et de l'opprimé, comme les mousquetaires du conte de fée? Quoi de plus vénérable que ces derniers débris de la chevalerie errante, déshonorés du chapeau é cornes et du collet écarlate? Quoi de plus réel que ces redresseurs de torts? Quoi de doux et de consolant conune ces bons et honnêtes chevaux remorquant bel et bien ces garnements qui vous attendai» ni d dix pas d'ici dans Tombre, an pistolet de chaque main? Quel est le signe de salut de vos pays policés, c^ucl est le phare de
vos solitudes, quelle csl l'enseigne et la garantie de celle civilîsalion lanl vanlée, si ce n*esl ce chapeau bordé que vous avez parodié nu IhéMre, qui vous dit de loin que celle terre est hoNpilaliérc , qu'on songe à votre sûreté, cl que vous pouviz avancer et circuler librement, pourvu que vous ayoz dans voln; poche ce chiffon de papier plié en quatre qu'on appelle un passe port?
11 vous sied bien d'oulratjcr un tel homme remplissant dételles ftuiclionsî Imprudents! il lient le verrou des prisons , il garde la chaîne du bagne. Que celle porte s'aball»*, l'horrible ménagerie se déchaîne dans la ville; que ces mcnolles se reUchcnl, les mille mains du vol cl du meurtre vont s'agiter partout; que ccll<* digue se rompe, nous sommes tous submergés; que cet homme se liquc lin jour de vos railleries, qu'il se lasse de vos haines décolicrs turbulents, qu'il remette son sabre au fourreau , son cheval à l'écurie , qu'il accroche cet uniforme qui vous déplaît , qu'il s'endorme pour une nuit, vous êtes perdus, vous êtes morts! On vous nrracJie d'uD coup ce que vous avez maintenant de plus cher au monde, la bourse et la vie. Sans lui , qui vous entendrait , qui vous défendrait, qui vous vengerait? quel est voire en dans le |n'ril? qui invoquez- vous, pleurants et battus. enfants que vous êtes? qui réclamez-vous comme un père prolf'Cteur? et qui donc venez-vous réveiller pour lui demander justice et pitié, si ce n'est ce gendarme qu»' vous abreuvez de tant de dédains?
Mais conimont se fait- il qu'on ait choisi pour le couvrir de hoMte le plus admirable des dévouements, le plus pénible dos étals? Le gendarme esl un vétéran des armées, cl ([ur-nd les vél<'*rans se reposent, le gendarme csl encore soldat. Seulement c'est un soldat qui. au lieu d'éjrorger à lort ou à raison d'innocents ennemis sur la fronli<Te. s'est mis à combattre jour et nuit, sur le seuil sarré du fovi r, ces ennemis plus terribles qui pillent et luent îï coup sûr. C'e.sl un soldat qui a pris racine clans le S'il , qui a son champ pirmi nos ch.imps. qui défend sa maison parmi les nôtres : seulement cette mai -on e>t une len!r', il rampe sou« le chaume, la consigne l'y poursuit, il iloît jeter sa bêche au son de la trompette. C'e>l un S'dlal citoyen, éjoux, père de famille; seulement, citoyen ;i nos heures, époux quand nous le voulons bi:^n, fn rc quiiid on n'a plus besoin de lui. Et n'admirez-vous pas cet homme qui n'est pas chargé seulement de son bi u et de sa fami.le, mais do nos rmiillcs el de nos biens à nons tons; qui laisse là ses champs altérés pour que lis nôtres soient plus ilorissants; qui oublie sa moisson pour veiller â la nôtre; qui quitte son lit el sa table po:!r courir à lOiite heure par la neige el la pluie, par monts el par vatix , et qui n*a de sommeil et de Iréve qu'aiurs que U'mis dormons tous et que nous pouvons dormir tr.injuilles!
Vovi'z-lc (jonc qmnd il csl rentré, qunnd il a flni ci'S Irnvanx niililiins «lui s'iijoutcnt aux soins domestiques; qu. nd il ;i pansé son cheval, blanchi son b'.iflk», fourbi son sabre, el «ju'il arrose son jardin, qu'il sarclcsa vigne, qu'il fume si pipe d-vant sa porte en bonnet de police et les 1 ras nos : le voisin l'arrête à causer, le paysan le salue, lis petits enfants jouenl avec sa dragonne, la ieui:e lillo rit en passant. Cet homme si farouche est un bon voi-^in , ce sohlat est un bon paysan , et les bonnes cens ne le l'raign'Mit pas. Le délit lui-même s'est apprivoisé. Ce gendarme si décrié, c'est le soliveau de la fable; la contravention lui grimpe sur l'épaule, le délinquant lui frappe dans la main. Jean le pKiisanle au cabaret, et Jean bracunnera ce soir dans le parc; Tierre l'invite à boire, et Tierre tout à l'heure fraudera l'ociroi. Le gendarme le sait, et sourit, et trinque bravement avec eux;
il n'a rien â Ce soir et te plui loi, c Jean.
Au surplas , daQf ce cafaimcp^»i {^eois où lout le monde l'iisaî». n réjouit , il ne s^âinuse pi; , lu i! m C'est un plaisir pour lesivlFB.fis Il est Id pour rêïller à ta j«îe accident ne ta trouble, poiir<|aQ<f bien pure, cette jote dont îl ne où il va sépnrer ces bamm» qai lûe, ; tent. il |»éDélrera le premier difi et risques, il receTfâ ces cmpê SCS, il serm blessé peut-être , ft dans cette querelle qui ne U reuz encore st'il l'apaise « s'il es graves , s*i1 lui épargne le tnb^ s'il parvient à récoucilicr drai iu< peu échauffées de maurats prt»pi»
Maîntcnanl, tandis qitll se^ la rue, si rou% êtes étranger, iîtw chemin y si vouh avez besoin de darme est le plus instruit do vAlm* poli. C*est lui qui raisopoe le Bien de la commune. Adresseï*Toas i U.
z*lc, quelle oblii^eance, etcoonr^ lemeut et cordial r- ment sur la est encore redevable , il se croil rM^\ avoir à v^iincre vos prérentiooi* ilÉ^ donner metlleure opimuo de Idj, il lel il se délie de ses Iiods si mal hnbîLué» si souvent lutmilié Taire pardobner d'être çtnâatWÊ sauver la vie el k fortune tiat ^ voy.ig''s.
S'il TOUS dematide votre dents humblement « la nuin voir. Pure fdtrraalïlé. Bu r^le, tÎTJffei il se fie â vous , il vont Je rrâd atifiiiE.a lui qui en a vu tant de faut , Iti qsn mentir, voler, et qui pourrait éfit n'a rend avec le^ mêmes égards, 0 «9Hi«f ' nore, c'est lui qui tous reoierdf drfa" devoir. S'il se montre plus àtiSdk,i^ vere , minutieux , c*eH ponr v^riit i inlénHs; il a sess raisons, Ja ronleot vaurien vous suit ou tous précédri|^> inrailliblemenl : vous serei lêm ini même avec ce vaurien,
A celle heure, voici qaUl part sans but. pour ces conrses vagaei i lui seul esl capable d'eni ressort dans le pays ^ If s pîf^ Iv hM m eau, la voiture, ta mairie, f^^âs^ *^ de tout, il a tout à voir et i sansllM entier s'endort sans sa garde.
Il va donc voir le long de fl conlraventfOû n'y plonge pas4 ^ cet homme qui dort a Talfill* vergers, si les mamudenTs de la nuitt partout, cêi v^ chcnt Tombre et i)ui ont ti épier au hâBard le béroiifml Tara ignée qui Ule. SU dre et punir, s il avait loif la mettait sa gloire à la brave, il m tient ^u*à
LE GEI^DARME.
t habit couleur de muraille, qu'il deçeoîs dont nul ne se méfie : il tombe en oup férir sur le flagrant délit. Mais ce ;ne. il n*en use qu*à Textrémilé, quand il le ses concitoyens, non plus de la sienne, re un sacrifice à son devoir. Car. encore t pas un mouchard , il est un soldat ; il ice, il porte fièrement sa cocarde, et son montre au loin sa poitrine aux c?^ du sin.
cet uniforme qui if ertit les délinquants, r et qu'ils maudissent, et qui recouvre et de miséricorde. 11 leur laisse le temps 'émeut en lui-même, il prend pitié de ce qu*un goujon ruinerait en amendes , de lourrit sa mère et qu'un lapin va jeter en ye d'un long procès pour ces misérables ; culs qu'ils ne savent pas faire; il tire es qu'ils n'ont pas voulu voir i il pèse, oe pour eux. Il ne veut point dépouiller nais non plus le château; il respecte le ;i le pauvre : il n'a pas tant à punir ce- !ger celui-li. C'est d'ailleurs, disent ces ridre et l'esprit d« l'institution : — La
gendarmerie ne doit pas seulement poursuivre le crime, mais surtout le prévenir.
En effet, ces faisceaux de la loi promenés dans les campagnes préservent et gardent; bien des consciences se sont raffermies, bien des pécheurs sont rentrés en eux-mêmes rencontrant le châtiment face à face. Ce sabre nu a fait rengainer bien des couteaux , ces revers d'an rouge sang ont épouvanté bien des assassins , ces menottes ont arrêté bien des bras furieux et affamés que rien n'arrêtait plus.
C'était un de ces vieux soldats qui nous donnait un jour ces détails dans une voiture publique. Il raisonnait de son état d'un ton simple et mélancolique, sans se plaindre, sans se vanter. Il ne semblait pas se douter qu'on pût l'admirer ou le honnir. Ses vertus, pour lui, tenaient â l'état; cet état, pour lui, était ordinaire. Il parlait du dévouement comme d'une consigne. Quanta nous, nos regardions de tous nos yeux cet uniforme poudreux, ces traits sillonnés, cet œil pur et doax, ce visage guerrier sans moustaches, ce courage sans mdesse. Nous arrivâmes. C'était dans la Bourgogne. Il descendit et nous salua ; il n'était pas de service, il n'avait pas songé â voir nos papiers ; il nous salua donc, nous tenant pour honnêtes. Une jolie enfant de cinq
Si
LE GENMRME.
ftns l'altciid^Uiin panier à h main. Il lui sotirit de loin, il ct»iriU :i elle, il l'enleva â Irois reprises dans ses bns : c'était sa fille. Ils s'en nllcrcnl, l*enfant bondissait à pas incjT^ui, le pcrc ralenlhsnnt sa mnrclie, le pelît panier d'une njain, le petit cufanl tîo Tiitilre, else pcnch/inl de temps eti temps pour l'ûronler et rembrasser encore. Kous les suivions cependant du regard et de la pensée^ et snngcanl ans Icrriblcs fonctions de cet bomme, et voyaui Cfs baudriers et celle lourde épee s'abaisser ainsi devant celle enfant, nous ne saurions dire é présent ce qu'avait de trislc rt de tonebaiit celte sct-ne i ce père qui était gcndarine, ce gendarme qui ctûit pcre.
Mills r(u'esl-cc dune qui diiitrail le ircndarme de ses durs labeurs? ctpourqimi vient-on le cliercïier chei lui, parmi les siens» nu niiliru de la nuit? Un homme est condamné *à morU Téckaraud est dressé, la foule aPdue dari*4 h plare, les lionnétes gcnâ fernienl leurs fcnêtrci cl se cnchcnl dans leurs maisons. Le cortège va sortir fie la gcdb*. Uni voudrait pénêlrer dans cette prison, auprès de cit liomme c[ui va monrir? qui voudrait assister à cette iigcuiie du supplicn, entre le criminel et le bourreau? t|ui prélerait la maîn a ce^ horribles apprêts que nt ., -ou tiendra II pas elle-mrme la foule lérocc qui hurle au dtbors? qui accontpagnerait ce cadavre jusqu'au pied de réctiafaud? qui os^mmiI demeurer la Rarde et le serviteur du la loi quand dlc accomplit des choses si tcrrî' blcs/ qui oserait passer aux yeux du peuple pour le salDîliln du mciirlrc, pnur l homme ineiorablc qui le veut, qui rappiiie, qui k protège V qui pourrait on forcer â regarder de plus près, au premier rang, d*un mi sec, d*uii fiont ralnie. ciUc hache qui tumbc^ celte tète tranchée, ce cadavre qui se tord. CCS flots de sanjj sur ces planches inf il mes- et qui donc cependant garderait im visage ferme en se seulant défaillir.'
Lei^milarme s'avance au pas niililaîre, écarte doucemenl la foule, soulïciU le cupJ.imné s'il chancelle^ lui répond s*il p.'irle, s'iiri'éle ranue au bras el attend immobile. — U tiqe ruule, le sanj; jaillit jusqu'à lui. — Il s"cssuic le visage, puis il s* en retourne grave el |»ensir Il embrasse sa femme en i^îlencc, il serre ses enfants contre sa pîiîtriue, il caresse ces tètes blondes et il frémit de ce qui s'csl passé. Ce vîcui brtivc a eu peur, ce vétéran Je Inntde batailles a horreur du sang ainsi répandu, il n'est plus qu'un bourgeois vieilli dans ses foyers, des visious sanglantes l'y poursuivent» des rêves bidem vont troubler son ïommeil.
A ijuclle fête encore le voyou s-nous paraître? Li procession du village va passer. De même qu*il n'y a personne pour suivre le condamné qui monte n Técbafaud, il n'y 0 plus personne pour escorter Dieu qui sort de son ten»plc. Ce triomphe misérable ressemble à la marche au Calvaire, tant la honte et le respect humain serrent tous les cœurs, L'bostie sainte n'a plus de gardes pour SCS cérémonies ni même pour sa défense. Le curé gémissant s'épuiserait en vain a traîner le saint sacrement dans ]e> rues ; quelques faibles femmes. Madeleines désolées, l'entourent a peine. Le paysan ne croit plus en Dieu, c'est à ]mne s1l oie son chapeau â son vieux curé, lî peine s'il quitte un mom-jjit ses travaux pour voir passer ce triste appareil au t>ord de la route.
Le gendirme met son plus bel b^ibit, se poste au coin du dais et suit de son pas grave, s'agenouillant quand Mioslic s'élève, pa-sentant son nrme â son Dieu. Uélas! le gendarme, peut-être, est de pou de foi comme le piyjian, mais tel est son devoir, il a rhabllude du res> T^ect et de Tautorité, il est doui et kumble de cœur, â demîelirélîeii par ces vertus cliétienoes, el dans ce mo-
spectncïe des temps ptvii ; k^lÉli
rép^*^ soQS la croix.
Aujounl'htii voici qu'un \ homme est là gisant t ir le t siDg^, percé de cnups* li tlie encore de ce meDrire. Li tnctétii fraîche lur Therbe. Qui fit m ( d'Horreur? qui Toadin i '«ppriidtr i secourra r*II respire p qoî aoaplm !
qui baissera les jeux sor oei affn du gendarme se cabre en arançiBLl é terre. C'esl lut dool le çœm D*eâi faible pour de leltes «Buvres. C*ei4 1 sur ce eceur lîéde encore^ e*e»t lui f e*est lui-, le bon SaniïirilalDp qii p: bl€9siira; îlf rer^ Thutle et ieiii, lîo^, et, t*il en ckI liesoîa, il i sa propre tnitson, cette Tîctlme i portes te fermeDi*
C'est a lui que sont d'aliord i ses surprises* Tous les crimes, Koh I pour premier témoin. Il met ma ésbl plaies, il pose la maîn sar loas Wi tous les cadarres. Vous» 1» ftti | votre paix, quand cei malheanmi qu'a vous enfermer pour les î§wi9. ^ les îgoorer pour croire é la rerta, m I nêtetêf pour être bi^ureux, hoaiillci. i bonn^te comme vous* timide i cément empoisonnée par ton! eeqni sa raii^ou est sans cesse ébranlée |tf Ml met d'inBme. Au bas de ce tbélirel la société, il ressemble à ces m nées durant lés supplices, et nr qn4 des éuhafauds.
Ou le dérangé à toute heure : qtl ■!
de terreurs, de forfaits, il en ^ tir; cependant, qu1l se lève et qall ■■ pénétrera lo premier dans oelle ■ fermée depuis trois jourv. où ^fiil ■ poir, où Ton va voir une s&'^ne eln qui i'cst pendu. C'est lui qni Torcen i dèe d*où partent ces coups de feu; m murailles, il fa péril de le TÏe, ils HStl n'importe, il entre, il est taire! «- Ga I circule, TetTroi se répand » la la foule s'écarte» et c'est le gendanne^i celte chambre où une mère vieat d*êf«^i c'est lui qui se risque résoldment dsKol gUe un fou furieux, an forcené qn'oi a'M| qu'on n'ose lier, et qni va tuerie prwffi jours lui qui se dévoue, et toqjoais f " ment, modéreiDent, la prière et la pMili^l que la menace, sans songer â se ( ~ taquer, décidé â tout borsâ se Mnir4ai pouvant d'ailleurs qu'à toute estriaii tl^^ déjà, et hors d état peut-être de s'ei m#.| dis^je? comme il poursnit tons ks tnm% !■ toutes les misère. On le tronre fol génie du mal* C'est lui qui nimiviti ton épuisé, c'est lui qui eeeowifi la 1 SDUB le faix, c'est lui qal rulm ei I sous la neige; Il tronve po«r celui-là un couseilp pour toss i son ciBur, un peu d'ean^e-vis ^m \ chose pour rimtt qoelqae i juste Dieu, qui deoenvre qui grelotta i: C est Ici, cfaitl
l)ras meurtris cet innocent qui n*a point ui qui le couvre de son manteau, qui le sa poitrine, et ce n*est que des mnins de re quil passe dans le sein des sœurs de
Àonorantes commissions ne lui donnent^ le Jforçat dans sa chaîne, il coudoie dans «ne voiture, il prête son bras sur Ule de joie, la honte dn pays. Cet hontfiB la qioitié de sa vie avec des voleirs. liias avec celte voiture grillée d où par* Itkcénes ; il y a des prisonniers dedans, dehors. 11 traîne ces bandits â la queue lomme ils vont traîner le boulet au pied, s'entretiennent librement devant lui, il Ire son gré ; s*ils lui parlent, il leur réa s*ils sont fatigués ; il sourit s'ils plaite leur argot, leurs refrains, leur récils îte; il est sans colère et sans orgueil, il comme aussi il ne les accable pas Je ses en aurait le droit, lui le champion de la ur de la bonne foi et des bonnes mœurs remarquez-le bien, il ne 8*eiit pas corles compagnies, de pareils discours ne
un moment. Sa conscience est impéné- I poitrine bardée de cuir. Ces spectacles issent sur son cœur comme celte pluie )iirreau de son sabre. 11 connaît toutes crime, il n'ignore ni ses ressources ni , sait comment on est aisément riche,
un peu d'audace, des scélérats vivent de l'oisiveté et de la débauche ; il les a
leurs prouesses, il leur a vu vider des l'or. Ceci ne l'a jamais ému, il ne songe iix imcoroparables, il ne songe pas à sa le de trente sous! il demeure inébrantnt. Bien plus, il n'a qu'à vouloir, il n'a e, qu'une chaîne à lâcher, qu'd fermer tant : tout cet or est à lui, sans eSbrt, le tente à toute heure, on l'éprouve de on l'a ébloui de sommes énormes en sa sce ne lui est jamais venue de faillir un îdoutables devoirs.
ai-je encore? Voulez- vous compter ses ez IcsQéaux; comptons-nous ses bien-
faits, comptons les malheurs. L'incendie s'allume dans la campagne, le fen dévore une grange, il se jette le premier dans les flammes. Une bêle féroce ravage les environs, il guidera les battues. Des brigands infestent les bois, il attaquera les brigands. Et dans ces périls renaissants, dans ces courses aventureuses, dans cette misérable guerre sans gloire» qu'on l'entoure dix contre un, qu'on lui crie de se reudrf), qu'il soit sûr de mourir, il n'hésitera point; il. ne. recule jan^ids : la loi meurt et ne se rend pas, il luit que force reste à la loi ; et s'il tombe alors, s'il est vaincu, s'il rxpire criblé de coups, ce sang, dites-moi , ce. sang répandu obscurément , dans un champ, au coin d'un bois, sur le seuil de noire foyer, s'en est-il versé de plus pur à Fontenoy ou à Waterloo?
Mais enGn , quelle récompense pourra payer de si longs et si rudes services? quelle couronne civique gardons-nous i notre infatigable défenseur? quel est le prix, pour la société, de celle vie et de cette mort du gendarme? Les Invalides s'il vieillit, l'hôpital s'il est malade, un Cttin de terre s'il meurt. Tant qu'il exerce son dur métier, tant qu'il nous garde, tant qu'il se dévoue, trente sous par jour , je l'ai dit ! trente sons et le mépris de ses concitoyeus, la rancune des fripons, la raillerie des sots, les haines d'une politique imbécile, les malédictions de la foule, les huées des enfants, le pilori du Ihéâlre et les bons mots des plus méchants farceurs qui ne lui font pas de trêve et qui frappent à cet endroit sans relâche, tant ils savent que là est la patience, le parfait courage et la parfaite résignation.
Si bien qu'ils l'ont à peu prés tué, cet excellent et utile gendarme. Les brocards l'ont entamé, les pavés ont fait le reste : ces choses se valent en France. Il s'éteint donc tous les jours, et en lui va périr ce mot qui restait dans la langue d'un Ger et noble état d'autrefois : je veux dire le beau nom qu'il portait, gens d^armes, hommes d'armes. En effet, ce gendarme était, dans nos fastes, le reflet d'une grande gloire, le dernier neveu, non indigne, des gens d'armes de Bayard et du roi Henri.
Car, avant de 6nir, admirons ceci. Le gendarme n'a en qu'à changer de nom et d'habjt pour se faire aimer de ce peuple qui le maudissait Ce serp toujours le même homme, le même gendarnit; U n'y aura que la didërénee d'un galon. Et puis, qu'on prenne en sond les colères et les fantaisies de cette folle nation que nous sommes l
L'AVOCAT
OLD NÏGK
es anclena méprisai eol souveraînemenl h profci^sion ct*avocat.
Un jeune hislorîen de
mes smh (d docte que
[rimais ii n*a pu $e ré-
SOI litre à subir sa thèse
de licencié en droit) ré*
mme ainsi dans quel*
ques lignes les témoignûges de leur opinion à cet%anl ;
« CicéroOi dîl-il, appelle les avocats chûm enragés,
€ €TieuT$ d'actianij €hantret dt formule*, oûelmr* de
« tyllahu.., B
Ceci, je Tavoue, m*étonne de îa prt de Ciceron.
€ ... Sénéque, après avoir sans aucun doute perdu
€ quelque ruineux procès, les traite de chimê affamée ;
m SaUuKte,d*a6aynirf ; knln-G(^[\e,éetiiat>ikÊ,pi€ûrei
€ du FoTHitt p vaulouTf en rohe. Pétrone nous montre
€ UD homme qui ne sait s'il fera de sou Ûh un crieur
c public, un avocat ou un ha r hier, etc*, etc., etc, »
Luther (vojez Tépigraphe placée eu tète de ce cha* pitre], Luther partagea Vopinion des anciens.
Et aussi les parlements du moyen âge : témotn cea mcmor^iblcs paroles de je m sais quel président ^u Patru de son époque : t Mailre *'% vous en avei asseidicl pour < gaigupr vofitre a veine. »
Et Napoléon encore, dont la pensée secrète fut oai ventent triduile par Augereau lorsque ce dernier, galopant, au 18 brumaire, sur la route de Saint Cloud, criait en brandis^nt ton grand sabre ; i Jetons les avocats é la rivière, i
Il est vrai de dire, jnri professa la plus ha nie e^àtm[ purtenaotau bflrrvan^ ûe frm i tant 11 aime TaTCicai, aux pW révère la robe ûoire, il atltte !• i blanche qiit passent réitiik ititfl jusque dans Tlitiîsster H ntelbj
L*époqae actuelle «nifcia \ léon, aui pârlemants^ à iatfcwiti phes.
On peut le redouter, éa miiîas, < toujours cfûifsent que nous hàmm porte-toge. C'ei^t chet ûotis maJolefiy complet des choses par Its \ phrases qui s'abti sur la rtckil porains* Sevrés de cet bnûlvii I ttot, — le bruit dei obiniM «i nous v0Îci épris d*iiii i pan calleux du juge 1 Basoche, Musique |ioiir i j'almeriis encore mieiti r« cienne banuonie. Le profrèt d tellectuel me semblent a«iit Tau Ire par cette successiiMi é*m
J'ai vu cependant uû griod ■ applaudir é ce symptdfne- lUj ' parlant, le triomphe de 1 Ioielli|Wi> dée dominant la Force, It Prendre l'avocat ponr le téf et do rintellififence. oneile lu progrès de j ^ i li j
L'AVOCAT
MTtt'KAJriiVMltf
oraison du peuple; autant croire auxafiTOcat lui-même.
eprésente, au vrai, que la résistance lée uo simulacre d'opposition minutieuse, Bsante et chimérique, dont la cravache » hallebardiers de Cromwell et les baîonkm suffisent â démontrer le néant ; sons peur vaine, mauvais nuage d*opéra-co- [oel Tavocat s'est envolé vers les hauts : escarmouches judiciaires de la Restau-
pularité date de cette époque. L*avocat Urines da libéralisme un digne interprète, tuD intrépide ennemi; car enGn,— pourune justice due i son courage, jusque-li s? — dans celte lutte engagée contre un i, contre un ordre proscrit, Tavocat rissant sourciller, d*ètre eicommunié par à pour lui une glorieuse époque, la resreau bien plus que delà monarchie. J'en renir de ces ménorabl | loyers dont ixemplaires allaient cl dans tous
France \è& souscriptc i au Voltaireleteun de Tabilims^ les, les abon-
nés do la Minerve française ou du Nain jaune, brûlants manifestes que la presse choyait avec un amour vraiment maternel ; improvisalions foudroyantes qu*on eût pu lire, trois mois à Tavance, dans tous les écrits polémiques du temps. Aujourd'hui Tavocat et le journaliste ne s'aiment guère ; mais alors ils coml»attaient ensemble, et Dieu seul pourrait dire tout ce que le dernier fit pour son frère d'armes ; quelle part il eut é la confection de ses discours, et quelle part à leur renommée Depuis, le journaliste, dans ses plus mauvais accès de rancune, n*a jamais réclamé que cette dernière moitié de sa besogne. Il est, en vérité, de bien perfides abnégations.
L'avocat se Vfngea comme il le devait des bons offices du journaliste. Lorsque, du feu de Juillet, les marrons furent retirés par le Raton que vous saves. et convenablement refroidis, Bertrand se dédoubla pour se les disputer à lui-même Dans celte sdssion delà Résistance écrite et de la Résistance parlée, dans ce combat du lendemain entre les alliés de la veille, la plume fut vaincue par la parole, la main droite de Bertrand par sa main gauche. La parole avait retenti, s'éuit pavanée au grand jour, criant ses noms et prénoms â tous venants. La p*uma était restée ce qu*elle est encore : anonyme, dédaîgoeufo de l'effet qu'elle produit, enfouie» téoébmise, prépanaC
L'AVOCAT-
chflque nuit Tovalion du jour qui va suivre, tt ue la dé* cerimnl jnmaîs à ses odeptes* On lui jela quelques prêfectiirc^s, ta tribune, rinflucncef le pouvoir, de m durèrent a ro|*|.osiïion de police correctionnelle et de cotird'W' si^es, à i'oppoFiittou déclamée, aux verum mim ^ctù des paitrîucs robustes, .111 x pofnçr^ tneurtri^ sur U barre so* nore. Âpres un résultat acoustique aussi remarquable et quî donne û bien la mesure de rinlelligeuce natlonik, contestci donc Tamplpor de ses oreilles au peupU k plu$ iptrî,..,. Vous Sflvcz.
Cet accroisse ment subît de valeur et d*imporlance a pro Ion dément modifié rosistence de Tavocat, et tous chercKenez vaitiemeul au Pn lais un de ces hommes d*an* treroi<^« un Lo^fsd, un Claude Erard, un t'ochlu, e^sclave d'un travail solennel comme rétoîent ce*î illustres devanciers, comme euï vivant modestement d'nne ct«»e par njoiSf cl léguant au re^^pect sur parole d'une insouciante postérité te recueil compbi des plaidoyers écrits par lui* Tout cela est changé, détruit, anéanti sani retour : If patronage aristocratique qui régul a r tirait Taisance de l'ancion avocat, et en même temps Umilalt Fa carrière, ce patronage n'exî.'^te plus; les ^nden causes se sont mor^ celées en proHllom, comme les grands domaines en petites propriétés. Force est donc â nos florlensiDs mo^ dernes de se rattraper sur le nombre, Aucqn d*euXt ^ d'ailleurs, ne prétend mourir dans sa robe noires et dtacun, fouillant les plis de cetle robe, y cherche un portefeuille de ministre. Tant d'exemples fameux leur mon* trent, franchie en quelques années, la très^onrte distance qui sépitre le Piilats de Justice d^un ministère quelconque ^ en plissant par le Palais*Bourbon !.. v
 ce séduisant vopge il n*est qu'on obstacle» le manque de fortune. Il faut donc, adversaire décidé de la loi Cincja*> faire rendre le plus posi^ible d son talent, mellre ses labeurs el sa renommée en coupes extraordinaires, aCn de réali(;er à temps cette richesse qui a^est plus'Ie bnt, mais un des niojens de Tarn bi Itou.
Pour snvoir à quel prix on Tacquiert, suîvong queli^es Instants M* Ovide Robinet, Tun des principaux tenants du champ clos judi ci dire. Futur bâtonnier, futur députe, futur ministre» désfgné d^av^nce é toutes les faveurs de Tii venir, il est jeune, actif, tenace , infatigable» et ses poumon^i d'airain s'accommodent â merveikle d'un régime que Lnblachene supportf-rait pas huit jours. Aussi, bon an, mal an, le cher homme préléve-t-jl sur la folie, rentPtement et ravidîté de ses concitoyen s un petit revenu net d'environ 100,000 francs.
Eu revanche, 3 sept heures, chaque ma tîn^ il est debout, ECS dossiers rangé» devant lui, et sa te te fermente dAjn sous l'înllui'nce des luries prévues. A nenf^ il est au paliiis, courant de chambre en cbambre, de la cour royale au tribunal civil, de U aux assises, des assises é la police correctionnelle, et souvent enfin au tribunal consuiaîre de la Bmirse, les jours de grand rôle. Aucune cau^e ne le rebute^ aucune juridicLion n*est indigne de lui. Que les intérêts d'une riche industrie viennent é l'exiger, et demain Hobînet plaidera devant le juge de paiît. Vous le faut-il en province, chtfTrex et payet ses heures, il est a vos ordres, ^ais restons â Paris*
Trois heures sonnent, il quitte le Palais. Si piir hasard notre homme est libre, si aucune des nombreuses administrations qui l'ont pour conseil ne réclame ses services, il rentre chez lui en nage, éimlsé, la voix éttinte. Dans son salon (spectacle consolant} Robinet voit rassemblés dix, douse, quinze, vin^^t clients qui ont pris leur rang
' Qui ddfû ridait aux avoeatA de k fiire ïMijer- «- Yoj«i lei Ammk» de Twile, lit. Il,
can à U pmU Cm ifcdMli,!
puis m nt- Tevitivlii
cnbinelp ei ia« sont ] doit noD^xeoli neiil Tiennent l'entretenir, ^ ma i core soufiTrir qit'Qi la Mi cmel snppUcei
En an r heure do dldcr « kur dlnert enleodoiif-seï 1er le sien, |ittjs, i'îJ n'a p« \ m'âinaire, nn «rfeitrafe, u i lion, il s'enferme pnuri Le dîmancbe est réservé *m trop importante pour frouy CBpés*
Vnili saiu euféntîon k«l ta Tîe d sToeet, ^ petéolf bien pourtant qu'en d^ èi mille préoccnp'Alînns étiiu
Ainsi, Hobrnet prétend 1 TOUS garde de lire dans leii articles signés de Inî et doelii diction, confiée i qnélqi
Roliinet touche é la [ raies et par ses fonetkaK i gnrde ciTli|ue. 1! emploie Itl Ouenceâ se préparer luiieMrl
Robînett le soir, dépocQk] autant que possible, ^ un Salon de longue et sf^he, :
que la bouillotte, bientôt aui âots al tiens.
Robinet ne vent point lettres, et dttfcbe toImI d'aniTersftlIïé an timntJ doirie i grand effet. Le lorsque ion impîtofaliiearili^l tire qalDsptre aux i de génie, YOtre mèmel
Joueur eicellent. bilOe i 1 tiqne. médiocre dans la mmm littérateur pitoyable^ Bobtncli ter ou a déhroollter cette 1 hf^térogènes qu'on est g»
droit? ffo». Traîment; il l'i ël nécessaires pour ëtt^âitk H rique, ni snHonlle^oit ctleil que ce dont, au for el i ■emeiil tidieones, il peut feire I le pins profond ^ doctrine; tmnTant €• donUe l ignorance, que les v litesse» les bonn^ | de ses nombrenseï trouve, fort be
Par compensatifis, i en aTersîon l'éloqneiw Ajoutée I tel autrei le metlrail en huit jase 1 nibordeJa paroles il sait qa*iî va semblable â celnî 4i| nerfs et faire I Oimmé ; qn'iM iMn 1 \erDc va ai Bohinetiira: ^\
L'AVOCAT
II» périlleuses à manier. 11 se borne â reKiOD nette et concise le tissu pressé BpénéCmble. Sa phrase est incorrecte ^1e nais limpide. Il choisit avnc une HTiloMir lequel il veut placer la qucsh -pièges habilement masqués : à force iévialions, il en évite toutes les cavit. PqIb il ne 8*animc janinls que dans •• L'indignation lui vient à propos, et I également ménagées. Celte colère qui it besoin pour assurer sur ses jnmbcs I iïWtcilx. 11 s'atlcndril vous pouvez
qn'il Toit sa cause perdue en droit.
atioDS où il exhumo ainsi les anciennes comédie oratoire, ne vous prenez pas, ivrolements de cotte voix émue, à ces rat, é ces accents si profonds : ne douce désordre dont chaque eflct est cal- S4I pleurer, dût-il s'évanouir, gardez d laet Tauroône de votre compassion et I fOire sensibililé crédule. La buvette nr vue demi -douzaine de pâmoisons («lit aux larmes, elles sèchent plus vite ocalque sur celles d'une jeune veuve, olr d'un hôrilier collatéral.
l'hiii M* Robinet, V honorable Robinet Mit autre personnage.
itenr, notre homme, s*il n'abandonne le Palais, y parait du moins d de beau-
inlenralles. 11 donne, on le voit, a sa las haut, et ne la prodigue plus aux difriéres de la saisie, aux contestations il chaperon d'un mur mitoyen. Des inlé- I icandale extraordinaire ou un procès itni seuls a la majesté de son repos : cas, soigneux de sa fortune ; dans le sommée ; dans le troisième, de sa posi-
sat superbe; soit qii'il se drape d'abord ibre du tribun incorruptible; soit qu'il çersion préalable le frac doré du courtiréte altcrnativemt nt ces deux costumes tse en quelque amalgame imprévu. Sa snl pas tant d la couleur ou d la solins, qu'à celte merveilleuse faculté dont >itude l'ont doué, de développer en péeot allongées et décentes un raisonneivais.
5ore apprécié convenablement le pouicnllé, toute de forme et qui n'esl l'in- )criorité réelle, confère d l'heureux imiiplomate le phis consommé, Thonime etors, le militaire le plus expérimenté. Miceptions les plus vastes, sont écrasés issêdent point, par le premier Di^mpse le coche de Toulouse ou de Bordeaux ne. Ce nouveau venu, le front haut, sans ne, — esprit d'autant plus apte d rece- ; parfaitement vide, — soutire bientôt utres le plus clair de leurs pensées et cquis : supérieur à chacun par l'éclat
riche du savoir et des convictions qui ni^ersel en vertu de sa nullité encycloeo effet lui vient son infatigable sou-
i cette dernière, toujours apte d subir » idées d'autrui, l'avocat peut produire
lui appartenant, celles qu'il a seules le ductile métal de sa parole complai-
sante : — franchement, lorsqu'il revendique ainsi une paternité impossible, cet eunuque de l'intelligence devra it> il au5si sou veut être pris au sérieux?
Il l'est néanmoins, et la loi se fait d'ordinaire sous l'influence de ces hommes chez qui toute droiture de sens, toute sûreté de dialectique est détruite par la discussion mesquine du prétoire et par l'habitude de ses ergotages déloyaux. Elle se fait au hasard de la parole, et tel bill désastreux, dont les elTets pèseront vingt ans encore sur la patrie, n'a d'autre origine qu'une rivalité de barreau transportée d la tribune nationale. C'est donc une lacune d combler dans plus d'un Exposé de motifs, que d'y ajouter, comme un arrtH de cour royale, le nom des avocats plaidants; on saurait du moins, ce point cclairci, d quoi s'en tenir sur le mérite de la décision parlementaire.
Cette première inconséquence des mœurs modernes conduit d une autre non moins grave, non moins bouffonne, voulais-je dire. Après avoir laissé l'avocat s'ériger en législateur, on lui a livré sa part du pouvoir exécutif. Comme vont les choses! une ordonnance royale peut, d'ici d quelques années, transformer notre héros en secrétaire d'État! 0 Sully, It&chelicu, Mazarin, Colbnrt, Louvois, Lyonne! saluez alors votre successeur Robinet! Demandez-lui compte de son éducation diplomatique commencée d l'^^ge ou l'on n'apprend plus; qu'il vous dise où il a pu sMnsfruire dans l'art de la stratégie par protocoles, devenue science entre vos mains. Votre naissance ou du moins les hasards de votre vie vous avaient formés pour le rôle que vous avez rempli. Une ambition vulgaire, des consid^Tations d'un ordre inférieur ne vous l'avaient pas fait briguer tout d coup Aussi, préparés de longue main, versés dans les traditions d'une autorité réi^Miliére, vous connaissiez les habiles nuances d une promesse indirecte, les menaces équivoques d'un froid silence ; vous saviez comment on s'oublie en épanchemenls utiles, et comment on profite d'une réserve indiscrète ; toutes les réticences, en un mot, et tous les myst'Tes des hautes transactions conflées d vos soins. L'histoire vous avait livré ses trésors. L'étiquette, profondément étudiée, vous prétait ses ressources immenses cachées sous quelques forme> puériles. Complément de la science du droit des gens, symbole des rapports internationaux, en vous donnant mille excellents moyens d'apprécier le tact et la valeur des hommes, elle facilitait les négociations délicates dont vous étiez chargés. Combien dignement vous voild remplacés par ce parvenu bavard qui canonise Louis XII aux dépens de Louis IX, présente sans façons le calembouraux réceptions royales, cl sollicite en vain, dans un excès de familiarité maladroite, le tutoiement d'un grand d'Espagne ou la poignée de main qu'un lord sourcilleux garde d ses pairs !
Sous le portefeuille que je lui ai ainsi accordé par anticipation. Robinet doitd coup sur fléchir et succomber. Un an. six mois, trois jours peut-être suffiront pour user jusqu'd la corde de son parlage chargé d'oripeaux, et pour mettre d nu l'ambitieuse pauvreté de cette organisation toute d'apparat. La haute magistrature presse alors ses rangs et donne dans ses caveaux funèbres un suprême asile à cette momie du pouvoir. Miséricordieux pour son dernier sommeil, n'invoquons pas la loi du talion contre Robinet, maintenant réduit à écouter. Que la plaidoirie des autres lui soit légère !
On peut, eu égard aux dimensions du cadre qui m'est accordé, se plaindre que j'aie donné trop de place d une flgure isolée, et pris comme type d'une profession l'exiatence la plus en dehors de ses conditions ordinaires. J'ai eu pour cela mes raisons ; elles paraîtraient saut
LAVOCAT,
réplique à Bolinet sll était char^ de let faire Talolr, Ekais ma tK)nne foi ne me ^vermet pa^ de ks ÎEvtjquer îcî
Vavocaî itiéusiriet, auquel le prêt de quelques roiU Mers de francFi inÎL'ode un avoué pressé de payer sdq étude, aurait dû pn&fier sous mes crayons. Occupé moyennom finance, cet homme arrache à k conliance forcée des clients rinlcTél m denier cinq des câ|»itiiiii employés dans celte opératiou purtiinent commerciale. Ne doit-il pas se moquer in petto dtfs usuriers pour lesquels il lui arrive de plaider, usurier lui même, etcâot foî^ pIu!» habile?
V avocat tpedal a composa: des commentaires eu vingt volumes sur le (lire 111 du Code civil. €e titre compte dii arlicles. L^avocJit spécial tire du peu qu'il sait trop le droit d'ignorer parraiiemeat tout le reste, k quarante anf!, il est décoré.
Vavocat officiel Vtsi beaucoup plus tôt. Député tout d'abord incommode et hari^neui, il vote aujourd'hui le budget avec uoe activité silencieuse, plaide en bloc les procès d'une administration publique, perd ses causes au palais, et gagne â la cbanibre les honoraires politiques qui lui arrivent sous Torme de traitement,
L*atoca£ républicain fraternise avec tous ies clients, qui le tutoient et qu'il ne peut discipliner. On le rù* Iribue d'ordiuatre en aocolades furibondes, en réelamei de journaux, Expliquez mainteuant les récriminations ingrates de quelques galériens politiques. Ils prétendent, lous k b^ilon des ar|;ousins, qt'il en coûte cher d'avoir pour défenseur ce citoyen magnanime.
L'arocaJ iégitimitie mi rubicond et gouailleur, galant et »pi rituel quand m^ême, IL plaide peu et du bout des doij^ts, défend les gazettes pures et les complots bien uu à coupa de petites épigrammei charmantes ; il fait rire aui larmes les bons jnrés, et reçoit d'eui^ eu échange des douces heures qu'ils lui doivent, un verdict infoilliblemeul conçu en ces termet : Oui^ Vaccuié tU coupable.
Il faut bien que tout le monde s'amuse, et Le mini», tére public à. son tour>
Uatocat itémgraphê^ serf laborieui d'un Journal jadicaire, déjeune de quelque petit scandale, dîne d'un gros meurtre, et, par un cumul harmonieux à industries respectées, soupe (quand il soupe) de vaudevilles ou de numodrames. M nage en perfection; les bals masqués n'ont pas de plus impétueux gabjieur; et les baya* déresdu Mont Parnasse ou de Ta liée dta Veuves qu'une pantomime extra ^légale a brouillées avec les sergents de fille trouvent en lui un protecteur xelé*
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la maoflarde« oa perthl fureur d^expUtitÊ ne Dftge. Un savant < révélé qa'uii éterenr et i ta] el lea oonpsde bHoa, et daos celui de set es* de domicile, d'Jiorïion ctl
Flot avaot encore, aoua , dont le caliinel ■ i tavemiers de la i île, i le gibier qa'tl dis|»ute m^ ténébreose lui Uire en criminels fameux dont k{ bizarre qui rappelle 1^ ivtti dans File de Gorée cm lar bri la vie, la cbair, la lîkrtilil l'avocat de |iriiOD3. Le j manière commune d'i^fforl dise. Plus elle est eoîre, i
Enfin, j'aarabpuajoolvii chiquanouê su bal ternes | prder d'oublier ravûeat|«n| pauvre diable tué par Iti sans succès étalé da&i le i au rabais, tombe, de < ble poussière c 1 écrivajD public^ —âi admînisiratif ne l'eapavAl éprouvée. Presque lo^ioe lecteur, en elTetp ifaeEle éà L'aTocat manqué, c'ait kl les doigts de l'i bonnet ourré, vaisieie ii] triomphe on cage à poêlai; inecéip un specteur des haras,
d'iiàpital, un «aii^^
quètti, ao magîstritdapiiail bon a rien : e'ett dira wn^ ~ à touL
t GARDE DU COMMERCE