‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 15 sur 269 · ur- — ■■ l^ «••••:! ail«li':in*:i' •► tljMW · texte numérisé non relu

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mune. c Connaissei« TOUS ma dernière romance?—Je Tai entendu chanter; l'air est délicieux. — L*air n*est rien ; ce sont les paroles qui lui donnent un certain relief ; je m'adresserai désormais à nn autre compositeur.

. Le musicien parle différemment, c Connaissex-Toos ma dernière romance ?— Elle est charmante. — Vous me flattez; il est vrai qu'elle a réussi, malgré des paroles dé- testables. DorénaYant j*aurai soin de me pourvoir d'an autre pueie. •

Quelle différence enlre le fai^cnr de romaDc» «I collège le chansonnier, débris d<r raocîca Caren ^ Caveau moderne, président de «r^Mmitte, memhrv i Société du Gymnase h rii|i:e . côo$<TTaear des l« / dondaine, des Ion /an la lanàerxTitU, et antres TÎaiU du Ihéilre de la Foire. Le chansoncifr descend le #4 de la vie en repayant par des fl>Lfl «us. Le dbMml e langue naturelle, et. quand il parie comae to«t le »» il dèrD;re à tes habitndes. Sa pr^scsce saine les I quet< ; il accomitagne chaqoe serrke du tt&ûb. et nii l'ingénieox faieoder qui imapni le ftrBàtr At en des coupleU sur les asûeUes.

c Silence, mesdsnics a aMssâtsrs : je tiû ti«» ck ter 1VI<^< du cbam^^pie; afei la k *!* de m'acnréer moment d*atten:ioD ' Je porterai aa toui a la fin ée c q^ie Gwplet. et bonnis soient îe* rfrlaràtlilrcs nî ac feraieUfisnisM. Fmitr ccf-Ia:...

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LE rOETE.

le couplet politique; on le chante â voix basse. Regai« des, je vous prie, si les portes sont bien fermées, et s*il D'y a pas de sergents de Tille dans l'honorable société... Deuxième couplet!...

- Du gouvernement d'aujourd'hai Le Champagne est l'auxiliaire; • Que de voix conquises par lui

Dans les l»anquet8 du ministère I On connaît plus d'un député.

Jadis siégeant sur la Montagoe, Dont h conscience a sauté Avec le bouchon du Champagne (6t«), Du Champagne I

A la Révolution de juillet !... Voici maintenant le couplet immoral, quil faut chanter encore deux fois plus bas que le précédent. Prenez vos éventails, mesdames, si TOUS en avez... Troisième couplet!...

Ce vin sert les projets d'amour, Il captive la plus rebelle ; Au souper servi chez Véfour D'abord on invite la belle ; Elle résiste peu d'instants, Car bientôt l'ivresse la gagne...

Sa vertu dure moins longtemps Que la bouteille de Champagne [6t«), De Champagne 1

Au sexe qui fait le charme cl le tourment de notre existence! aux femmes!... Vient ensuite le couplet patriotique. Vous êtes priés, mesdames et messieurs, de déployer le plus vif enthousiasme... Quatrième et dernier couplet!

Quand, pour nous imposer des lois.

Les Prussiens marchaient sur nos villct, Au sein du pays champenois Ils trouvèrent des Thermopyles.

Si des ennemis orguciUeux Osaient se remettre en campagne.

Ils auraient encor devant eux Les paysans de la Champagne (6t«), De la Champagne 1

A la France!...

On se lève, on applaudit , on crie , on tend les verres , on les choque avec fracas, le chansonnier triomphe. Et pourquoi? parce qu*il a réveillé des sentiments nationaux qui couvent sans être éteints, parce que, tout en rimaillant, tout en fredonnant, il a remué des idées populaires. Ou peut lui reprocher de répéter ré^liérement aux noces auxquelles on le convie un épithalame omnihuê qui s'accommode à tous les mariages comme la boite du Pelil-Poucet à toutes les jambes.

Mais à porter des nœuds si doux

Pans. Taip de l^Jouafil Blot, rue Saint-Louis, 46.

LE POETE

Yo«f Mrei b««rcin « B^^tge, O ses tmtf, fluria-TOM 'Uf).

Oa Têcauen de oe jamais |>r«iidre aoe deni^anei oer oae cban^oo qall a (aite sor le calé.

Des irïifs de b iiuli;:oe enTÎe pjr lui VoïUire a thMoplié :

Il poiu (t!uf tJ'un« Milbe bius uov Usfe de café !6ûf .

Od dira qu'il improrise anoDellement depnîs TingtctDi| ans la même chanson en fhonnenr de l'éphcmére nonarclûe de la fere.

Saos întcrét l'on vi duater;

Point de louj; *e ncrceiuire.

On le IcMien tau* le !bUcr :

C est un fi^i comme on o*en voit gnèce {Ua).

El poortaoty malgré ses trayers, malgré ses rimes hauréée% a ses tors parfois hoiteax , le chansonnier esl peat-étre de toute la corfioration des rimeors celni qni, l'adressant anx masses par U forme et par le fond , a le pins de chances d'être lu et d'être compris.

€ Nais d'où Tient le peu de succès des poètes en général ? demindais-je à un yv illard dont Tâge n'a point détrvH b verdeur; est-ce que la forme de leors poésici est Jélecineuse ? est-ce qu'elles ne inat pas JBsez riches de Mélodie, assez enjolitées de méUphorês, assez festonnées d'expressions pitlorcsqnesî L'amateur économe hésite4-il à l^jer 7 fr. 50 c. quelques rimes qai courent les unes

«■Tasteiéseitde papier blanc? I er coauBC «a fouTeracoiCBl à km

après les astres esl vrai qae c'e aarché.

— Dans ma jeanesse, oie répondit mon înterlocale», j*ai Ta coou&encer un monremenl qoi se conlinae caeore : il s*opère dans les masses an IraTail qui esl ih lois aoe n^^alioa du passé et ane préparation de ravsnir; chacun dicrche l'xd'nn problènie incoiuio, etcatreroîl sar le corps social des écrouelles que les roii mêmes n'ont plus la puissance de guérir. Ao miliea k l'agUatioB générale, quel intérêt voulex-Toos qae l'oa prenne â «les aligneurs de aiots rides et sonores , i in ■wcaniqaes organisées comme des serinetles pour rendre certaias accords, et qui. ea tout temps, en toat lien, a toute sûsoB, dans le calme oa dans la tempête, psalm»dieat leor laripide et monotone sjmphonie ? ITest-oa p« en droit de lear dire : c 0 versificalears* Platon vo« haaaissdl de sa répaUiqae; mais, si vous êtes digaci d'être dmssés de loate sodélé bien constituée* à pim forte raison doit-on tous mettre à la porte d'un Etat Irr vaille d'an besoin de rê^Drmes, et qui veut des boramo habiles et dévoués pour les accomplir ! Ètes-Tons des » tîsans du progrès * pousses-voas la rone dans un chemin meilleur? Non. Quand on vous demande une ces* vre grande et utile vous répondes par un feu roulant di rimes crobées sur une banalité quelconque ; méprlKi des gens sérieux, vous n'êtes pas même des bouflbas, car les bouffons amusaient , et tous ennuyés; car la bouffons faisaient rire de lear maître, et si voos faim rire de quelque chose, c'est de vous. >

Cet arrêt de mon vieillard quinteox est loin d'être sam appel ; mais que de poêles semblent prendre i lâche dt le JQstiiier !

LE RAPIN

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