LE GARDE DU COMMEBCE
un ]im U songe à sïlonRcr rol»li|;paiicc dû son créancîf r, il voit dans ses i-pves l'îmn^c d'un protecteur inconnu *\m lui it Tait la ^ramuselé de payer sa ictlre de cliange, il soni;c â loiite espnce de choses, excepté à c^Ue qui esl vraie. Peu n peu. les; prêcnutions s'cbi^nent. il s'accou- Inmc :i l'rdi*** qu*il no dail i*lus rion* r]u*il n'a jïlus de daiigorsâ courir, il niiUlic njéme c|U*1l a jiiu;ijîîdii. et un jnur, après une longue rêverie où H a diuniu l'essor a
lotîtes SI
de désir, Û
jusqa'Â ^ momtsL il«|rsli|
cevoîr an raina diididâi
saison.
A peine ' porte retentît Éipptc èt^% dlsmiiM, Gootaiieeiitl^i^^ idée de daoger eit iâUmml débiteur, qti'ïl '
0n homme ("
cèdent le prononcé de rarrèl ne le regardenl en rien ; il n'a pas n s'inquiéter des prolèts, des op^Kisitioas, dôS signilirûtions ; lous ces mille petits ré^seaui dont la procédure commerciale entoure le pauvre débiteur aÛn de donbler et tripler la dcLte qu'il ne peut déjà parvenir à paver simplpt lotil cela »est pas son iiIToiie; mais jors* c|uc le |>rocès est arrivé à sa fin» lorsque le ju'^emajl d« prise de corps est rendu, rt pour le commerçaiil-^piï i signé un Idllct a ordre, et pour le jeune lirinirjîe q W.a oublié de pnyt^r une leitre de eh.miçe, la dêlibérstujji est aussi brève que les forma tilés préliminaires ont éti^ lon- (çues, le tribunal de commerce a Içrminé avec le dêli- peiitt 1m», le corpt leur, <(ui n'est plus réputé dîgnc et 1 occuper plus ^on^ |gjki j'ai rhonoear temps, et au moyeu de sou terrible Mandons et ordùn^ * ?--■ --^
nom, elle le livre au |;ardc du commerce, eiécutiur de^i iiaut*s œuvres de sa juslice, qui se charge du dcnoûmeut de l^aHairc.
IjQ% divers dossiers d'arrestation, â mesiure que l'huî^ssîer lesremi t au garde du commerce, sont classés parce dcrniiT en deus catégories hien distinctes : ce sonti comme il les appelle « les bons enfants et les rêcalcU tr.uils* La première cfité^orie, comme on le voit, comprend les arrestations faciles à opérer » celles pour lesquelles il n'est pns besoin de frais d'esprit et de ruse, celles pour lesquelles il n'y a pas a récolter d'injures, de coups de canne ou autres petiLs désnf^rèments qui s'atlâchent ù sa profesMon. Fresque lous les commerçants, les ieunes geus qui courent leur seconde année de majonti', et Réncralenu'nllQus ceui qui eu sont a leur premiiire lettre de chan<:e, entrent de droit dans eello première cta^siGcatiun^ Four ïi'asi^urer de tous ce;^ menus détails d'^ge, d'intérieur, de position et de caracLère, le garde du commerce a sous ses ordres une petite meute de recors qu'il Hche autour de la maison où est supposé demeuiTr celui qull s'agit d'^fn/^auin^r. Elle a miiisîou de pénétrer sons un prétexte queleon{[ue anprï'S de la viciltnv, ou, tout an moius, d'aller aui informations prés de ses portiers ou de tous ceux qui peuvent avoir le plus de racllité^ â l'approcher. \ l'aide de ces renseignements, si peu importants qu'ils soienL, le garde du commerce, nvec la [iue^se qut' lui donne rhabîtude de son métier, sait déjà à qui il a affaire, il vous dira résolument combien d'heures, de jours, ou de mois^ lui sont nécessaires pour pendre s^vn homme, el (îre^^que toujours l'évé item eut lui donne raison. Après avoir ainsi improvisé son plan d'arreslAlion, Il relègue le doî^sier dans le cnsler commun, ju<;qu\î re que sou r^^ng de date amène le jour fatal qu'il li^est désigné pour ai^ir.
U est donc rare que la visite des ijardes du commerce suive immédîatcmeut la remise entre leurs mains du dos* fiier d'arrc^laliou \ ceci esL i-ncore une de leurs tactiques, lin de leurs plans d'attaque. Le dél>ileur qui est sous le coup de la prise de corps, el qui, [mr conséquent, s'attend il être an-été du soir au lendemain, fût-il doué du caractère le plus débonnaire, ne peut s'empfcher de prendre quelques précautions pour H' tarder le terrible moment de sa déportation i l'hôtel de la rue de Clichy. M. -lis, si quelques jours se passent sans avoir entrevu la iiKîïndre li;,'nre susp» de, s'il n'a pas été épouvanté par quelqiin a| paiîlion «ministre, le pau?re débiteur se rassure
A peïoe le ont atteiida « du logis, que la fXNte, i poussée sur riDeoDnit. É*i même, et qu'un second | i ses cdiéi.
Et 00 n'a pas ea le leApibl du motif de sa visite, qilîil Ic:^ termes suivsiils :
< Monsieur, dît-il en \ gîlet, qui recouvre nue i bordées deux baguellei ai fonctions, je suis ofQeïer j comme tel» porteur d'i blienr de certaine sommes fil The are entre mes mains, i«il ta Lion «
Ces paroles sont avec un tel atr de 1 fljction» car. nous rsvoMiClil de tous les eomédient dt i médtens de tons \ ser MU visage, qu'on < jet de TOUS annoncer es dcfltti blés, comme, par exemple, bl laisse une sncceasiou d'an JE débiteur â faudïtJOD de ml il éclate; il maudît i
contre le tribunal de i
la nature entière, il tonaei et déclare qu'il refose de i
C'estlà re&pécerinJ«M du commerce, qui a toit [ foule de ré0eslmis, plot aa i tâcher de vaincre sa résojilîi n'est là qu*uue petite naeneÉ créauctcr, qal ne tarden paiil îl rengage â taire quelqaail amii, auprès deeens qaiJ la somme qui lui est dcu ses efforts pour arriw êi faire. Rarement le ealms mUi commerce ne viennent fmi\
prisonnier; baltei-le. il i
Frappe^
s'écrïen citmme IIéw quatre mfantM à mmri merce ait été bien nul publique qne 1« phraas du tribunal aéant i kl de ses oEHcters, et dont Q a hi de requérir I interrenïlen.
U caractéfi, le ion. [ merce te roeUreol i avec CL-liti aii*îl s Clictiy. Il se jillem à \
LE GARDE DU COmiERCE.
8*il voulait se faire pardonner le rôle il tâchera de lui abréger la longueur parlant Htlcrature, science, arts, init tenir une conversation raisonnable s sujets ; il satisfera tous ses caprices, artant qu*il sera impossible d'obtenir J8 obliger, celui de suspendre l'arrcsatre heures. Sur ce point le garde du que soit la conGance que vous lui ayez exible, et il tous repondra d*un ton lent que nous nous sommes vus, nous DUS séparer. »
arde du commerce, ]ais<:ant de coté le itif, se présente à sa victime Tair gai re sur les lèvres, la plaisanterie ù la lent un garde dn commerce» en train I homme qui ne faisait pas mine de de très-bon cœur et refusait presque mit à lui dire, en accompagnant son is agréable sourire :
', de quoi pourriez-vous vous plaindre, çu tous les sacrements?
i*écria celui-ci, dont la tristesse ne put ! inattendue, partons donc.
il, escorté d*uD côté par le garde da
commerce , de Vautre par son acolyte. Arrivé au détour de la rue, il aperçut un fiacre dont le cocher, à leur approche » s'empressa d*ouvrir la portière : au même instant deux hommes , sortant on ne sait d'où , parurent tout à coup , et , sans mot dire , vinrent prendre place dans la voiture.
— Quels sont ces gens?s*ccria alors lejeune homme,
— Ne voyez-vous pas, monsieur, répondit le garde du commerce , continuant son agréable plaisanterie de tout à riieure, que ce sont messieurs les croque-morts chargés de vous enterrer, et que vous êtes dans le corbillard deladcUe?
En effet , pour se passer dans les règles , toute arrestation doit être faite par le garde du commerce d'abord, ensuite par trois recors qui , dans Targot de justice , prennent les noms de praticien , et enfin par un juge de paix. Déjuge de paix on s'en passe le plus souvent; on ne le fait guère intervenir que dans les grandes et difficiles occasions. Lor$que ce cas arrive , comme il pourrait fort bien se faire que le juge de paix de tel ou tel quartier, i une heure dite, n'eût pas ou le temps ou la volonté de se déranger, pour se rendre au désir de messieurs les gardes du commerce, ils ont à leur solde et à leur réquisition , pour remplir cet office , une espèce de juge de paix i eux, ayant â peu prés le caractère ofildel