‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 162 sur 269 · L. COUAILHAC · texte numérisé non relu

L. COUAILHAC

II. Aristide a long;tempt tenu le haut emploi de tragédie cl comédie dans diverses troupes d'arrondissement : x\nger8, Dunkerque, Bayonne, Saint-Flour. Limoges, Tours et Brives-la- Gaillarde lui ont tour à tour tressé des couronnes et adresse de petits vers tout parfumés d*esprit provincial. Cela se passait sous TEmpire, et les triomphes de M. Aristide coïncidaient de façon merveilleuse avec ceux du plus grand capitaine des temps modernes. Au même moment où Vienne et Berlin ouvraient leurs portes à Napoléon, QuimpeMk)rentin et Pézénas recevaient dans leurs murs Titus et Hippolyte.

Mais bientôt le répertoire de MM. Scribe, Auber, Plaoard, Mélesville, etc., vint remplacer en province le vénérable répertoire classique; les cuncetliet les ilonflous succédèrent aux longues tirades.

Les directeurs furent obligés d'aller demander aux correspondants dramatiques des Gavaudan. des Elleviou, des Gonthier et des Léontme Fay, au lieu de se fournir chez eux de soubrettes, de conGdents et de grandes li- Tfées.

La tragédie et la comédie éplorées se réfugièrent dans trois ou quatre grandes villes : Lyon, Bordeaux, 5larseille. Rouen. Là seulement Terpsichore et Eutcrpe voulurent bien céder un petit coin à 5lelpomène. Racine, Corneille et Molière obtinrent deux ou trois fois par semaine les kooneurs peu enviés du lever du rideau.

Nais, hélas I le répertoire i môme joair longteni|M de ceOt tâmù destin le condamoail à être dm» àeii ou il avtil trouvé à reposer u léliCHtf flétris. Les dures épreuves de b dkai et de rhabil brodé n'ctaieiiC pont mmi terme!

Le drame vint... le dnae tne «IM lède, sa moastache retroasiée, si c chaperon posé sur le coin ée r«i par Dieu et maître SsUuas. Il «'«■(■'l victorieusement du terrain qs*eii tié à la tragédie et é la eoaédis. iki mitaine littéraire» lesdeaxc la capitale, ou elles enirémipvhi tyrs.

Quant i Aristide.

des larmes amères, se eouvii h l solul d% quitter la scène ptalit fs' moyen âge. c Moi !••. édlnfv il r contre le castor d'Antonj, et h Ivf gnoble jaquette de Buridan !..

Après ce court et tourna à son tour les yeui vas I

A Paris, rue Richelieu, Mlf trouvait un grand éuUii CoiR^i«-Fniii(aUff . U, frtei é wi voir, la tragédie se ~ ~ que ce n'était que wnr la iHBkl tous de ces déploraliloBBQMH»iBil| maîtres de notre sur i'antel de U héros i la voix ces amoureux de

LE SOCIÉTAinE DE LA COIBÉDIF: FRANÇAISE.

>(MH^.

fanés et perces a jour, do cc^; huit gardes

de tricot blanc et aux halleb.irdes rouilblic enGn composé de trois vieux iiabiluês Aire un petit somme dans leur stalle, et de I ouvreuses de loges, des machinistes et . Ce serait une bien curieuse et bien groe à écrire que celle de la tragédie à celle

tragédie si heureusement ressuscilce au- Dergique et spirituel crayon de Daumirr a quelques traits de ce tableau. Ou ne saurait lus épouvantableraent \Tai que les physio- X qui sMnlitulaienl, il y a quelques annôes, t de Racine cl de Corneille, les hriri tiers le Talma. Daumier les a toutes saisies sur l-à-dire au moment du flagrant délit. C'est »itude prise sur le fait, c'est bien l'école de *aduite au tribunal de la charge, c'est bien ^nventionnelle mise au pilori. — Ce moa : c*est l'histoire.

s venons d'apprécier à sa juste valeur. 16 un peu durement, Thospitalité donnée

de la Comédie- Française à la tragédie après . répée flamboyante et les grandes phrases eme. Mais quelle qu'elle fût, cette hospibien des séductions sur l'esprit d'Aristide, ii ne savait pas trop s'il était plus Grec que lait absolument qu*il pénétrât, lui aussi, laire de la rue Richelieu.

Il fit tant et si bien, que, grâce é la protection d'un sociétaire cmérile qu il avait couvent servi dans ses représentations de tournée en jouant à côté de lui, tout chef d'emploi qu'il était, mais dans une pensée d'avenir, les rôlis les plus humbles du grand trottoir^, il fut admis comme pensionnaire dans la troupe des comédiens ordinairts de Sa Majesté. Vous comprenez sa joie. Mais il visait plus haut encore. — Jamais la comédie n'eut de pensionnaire plus dévoué et plus utile : toujours chapeau bas devant monsieur le commissaire royal, devant messieurs les sociétaires et mesdames les sociétaires, il ne refusait aucune corvée, se rè>i?n^ii même quelquefois i remplir l'emploi subalterne ;;t quasi-muet, qui esl si naïvement et si admirablei;ient défini par ces deux vers :

... . Seigneur, c'est une lettre.

Qu'entre vor |iropres mains on m'a dit de remettre.

Enfin, après trois ans de Narcisse, de Phorbas, d'Alain, de Diafoirns père et autres déboires, notre homme parvint â faire mettre sur le tapis la question de son admission parmi les sociétaires. Il rendait de si bons services, il avait tant d'expérience et de Iraditiont, il était en de si excellents termes avec tout le monde , que le comité le reçut d'emblée. De ce moment M. Aristide, qui étab

^ Terme d'argot comique; grand troUoir veut dire hena répêrtoirêm

LE SOCIÊTAIIIE DE LA COMÉDIE FRA5ÇA1SL

connu pour avoir Têpïtie dorsale très Qexîble» el pour biilayer avec îïon front la pou^iiièredeRCouH^sesdti ikéAtre et du parquet des snticti^mUres de toutes ks mOueiices du lieu, se releva comme Siite-Qumt, porta la tétc haute» Ut la roue, prît des airs de grand seigneur et de puis- *(incc, el se montra enfin tel riu'U est aujourd'hui.

Voyï*z-vous ce monsieur au toupet blond ebourifle, nu jnrret péniblement tendu, au visage plissé, maïs soigneusement enduit de pâles conservatrices, a la poitrine poriôe en avant, au veulre chargé de brtdoqoes, ù la démarche prétentieuse, qui s'avance sous le pêrîstjfle du Théaire Français : c'est Ttlluslre Aristide, W ne faut pas Texaminer longtemps pour reconnaître que c'est un raquentin qui cherche â se donner des allures jeuoesp non point dans de;: pensées de galanterie, mais dans un inté* rtH d'ambition et d'amour- propre. Depuis que M. Aristide a sa part dInQuence dans les conmts delà Comi^dîe, il s'est adjugé un emploi important ; il a prétendu aux jeunes premiers rôles en chef H sans partage rt» malgré son iîge, malgré son talent négatif, malî^n"* les ridicules de sou débit et de sa tournure, il n'a pas rencontré d'olv slacje, car bien d'autres unt fait planche pour lui, et ] rcsqne tous ces messieurs et ces dames de h aocîété sont dans une situation identique*

Suivei-le bien des yenx,.. il distribue de petits coups de lé te protecteurs à tous tes feu data ires du the-ltre, à la bouqiïetîére, au marchand de brochureSi au décrotteur, au limonadier du coin, qui sHuclinetit devant lui comme devant la plus parlnite image de Fart drâm8tiL[ue sur ta terre. Il sort du comité de lecture et paraît radieux. C'est qu'il vient de se donner une petite revanche à lui* même. Hier il avait été obligé de recevoir une pièce en cinq actf'K dans laquelle on ne lui avait point fait de rôle, niais qui était trés-spddalement recommandée par leca* bmet du ministre de rinténeur^ Anjourd'hui il a refusé une comi'dîe es trois actes d'un écrivain débutant, qui avait commis la double maladress^e de ne point lui destiner une cri^atlon et d'oublier de se faire recommander par le ministère O.^er se présenter devant un comité avec le seul appui de son talent. Vraiment la jeunesse est aujourd'hui d'une audace 1 Kncore si ce petit jeune homme ai.Ji été iirorégé par quelque socîêlaîrei Ces messieurs et ces dames du comit'- ont l'habitude de se rendre de ]iet!lTf sciTÎces de ce genre. Pass**z<moi le drame de mon cousin f je vous passerai la comédie de votre frore, ou de Tami de votre ramiUe. Mais, (|uand on fait le premier pas dans la carrière, el qu'un n'rst pas le favori du pouvoir, ou le cousin de Tune de ces dames, ou le parent de l'un de ces messieurs, on qu'on n a point écrit des rôles d*un efl'et epal |Our Iqus les membres de la société, c'e.<ït avoir perdu la léte que de venir solliciter le vole du comique arin»pfi|;e.

En cit* ndant l heiîre du dîner, Aristide se rend, suivan^Ia saison, au caré Minerve, nu sous les ombrages pnudreui du Palais RoyaL Là, entouré de quelques co- Ui-*dî('ns de |irovinc*; qire les destins contraires ont jilés ^^ur Ir pnvê de Vuth^ <>" ^^ ^^^^ *>" ^^^ ^l<^u:[ rentiers bll«'Taircs qui ji'oul rien de mieus à fiiire pour le mom**nt, il pove en maître de l'art, il dit les prf^ceptes, enseigne ï;i |praïi(nic, el développe un vaste plan de réforme dra* ma(ir|rie qui doit iurouleslabbment sauver te ihcàtrc en France. (> pLiu a déjà pluNieurs foïs éié soumis au gouvern e ru en l , e t, e n I S 1 1 , si T e m | > en* u r ïïa j i o léoîi n "jl va it pas été ausjiii occupé de sa lutle dé<ie^péL^e contre Fétrangerp il aurait certîiinement fait uni' a]iplication ^igauLesque dt^s idées d^Arislide, Il le lui a fait dire par l'un de ses va luis de chanilrc.

tl n'est sans doute pas besoin de tous apprendre que

ii-î-

M^ Aristide i i cette terre des «spcits j reus€s, ce pays i]iiî immi d'hommes à*ËUl et de bu| lança d'un atelier de frmn théâtre bourgeois de Bordi fnent^ il avait beeaooep de i à faire plaisir à nii «owd, I couliâstK» eDÉji il avstM fondp qoï éiftjt aassî na ] â Paris était pyramidal j plaodl à outrance, et da Ion 0 1

Et ici |)ermeliez-inoî dbc j actuelles du ibéâtre, pliie qm I à se dcalriser, c'est qie Irôp I de ce bieoheureiii dtiH personnel dans une classe firti mais où n'avalent encore péaMil bîtude des nianiéresy sinon i blés. Avant notre grande et 1 de quels éléments ae eompouici fe quea?— D*abord d'ancîena es&aïf ^ disait alors, c*est*é-dire des fii» ^ élevés, comme Flenry, tmlmi avaient pris, la conlael étkï~ lors, nn vemis de |eomb«BMi<l| qui lenr alliil à ravir é le fctat il de quelques jeunr-t ^ns de k3^^ h vin et les femm^, qDii4Jri faire oublier, sons un Ma li||i sion noQVolie, cctUâam hù9m longues et sanglante builkslii qui porlaieni sur les plantes Is^ gagées et la leaitdo ban geêl i de longue main. (Tétait II laii peu mêlée, mais on l'on veilleuse des chertHers 4el Hvanx et des don Jnan de II

La névoliiUoQ vint porieriMi préjugés, laus oublier odai^i scène aux gens du grand m mêmes, aux petite.^ I^n^j lion. Mais, au premier moeMil guère de si force que daas ta l étaient trop occupés lilleni. IaI vaît â rétranger. el la F prendre dans le gouve la diplomatie* dans les 1 tion^ qu'on lui abandonnai

Alors 11! théâtre fut cnnlii de bas étage, sans tenue, aal qui se Qrent comédiens lnleii| Us étaient admtraUlcnenl j républicaines dont sV|i, maïs i] ne lâltait pas' ?;ccne française a été | te galraud€urt dramatiques et la ImM trouve encore quelqnei-nM (Jiiil^^ sont debout pour k pcfttei kl qui déparent les mdlkmi iJeureusement que ces tmkm de plus eu plus. Dt^nls i dramatique a perdn I régions de la sociélé. Huns j temps des jeunes gens de < ornés, des manières noUiee 4 4 la î^céne aui ap|ilatidisstn théltre n'est plus repidi i

leur

LE SOCIÉTAIRE DE LA COMÉDIE FRANÇAISE

ne affaire d*art. — Cependant le mieux ne B oublier le mal : c'est pourquoi nous alla flagellation de M. Arîslide.

talent de M. Aristide se compose de beauce, d'imitations nombreu<;es, d'une corde h scène et de quelques habitudes des vlnce. Arec ce mince bagage. M. Aristide D immense amour-propre. 11 se croît le le l'époque; selon lui, Talma n'aurait pas de Aofciiia françait, il n'aurait point at- Egré de réputation auquel il est parvenu» t mis un peu plus tôt le pied sur une itale. Il ne peut pas se dissimuler que. B salle est vide et que les buralistes n'ont besogne ; mais le goût du public ne sau-

pour longtemps, et bientôt il reviendra beau ! le beau, c'est un Aristide, c*est la ne Jouée par M. AVistide !

ft'est*il pas le seul homme en France qui ditiùm? Les traditions! voilé son grand ■e ! 11 n'admet ni les études (lersonnelles,

ns en scène, ni le génie, ni le progrès.

les traditions! là est ta perfection, là est

talent, là sont les colonnes d'Qerculcde k! Il faut porter son chapeau comme 6n-

épée comme lagrange, s'asseoir comme comme Damas, se moucher comme Pn*nme Bellerose. Aristide vous apprendre uelle inflexion de voix Lekain disait h Bt combien la Clairon mettait d'intervalle vtre ces deux hémisticiies :

^ Vénus ! — — — Ô fatale colèrel

■nandex par quelle voie ces traditions sont â lui, il se contentera de hausser les 3US lancer ce mot : Traditions! Si vous «r que les saines doctrines ^e sont peuts par une iransniission infidèle, que telle Il de Toix, qui était aiguë en 1720, a bien passé de boiicht* en bouche devenir de et même très-grave, il vous jettera tousement la même rêpon^îe.

»ien que M. Aristide, l'homme aux tradiles doctrines, est très-apte à devenir proamation ; aussi ne s*en fait-il faute. En p. gouvernement sonîre enfin à lui donner Conservatoire et à lui faire confectionner lUX frais du budget, il ti^nt école chez lui; les deux sexes. De petits Milhridntcs, des erbe, des Assuèrus en première llcur, mà\e dans sa serre chaude dramatlipie.

tentions théâtrales «pii grouillent sur le l des qualrc-vin^'t-six dèpart«ments troului Ktudiants en droit de di\i»înie année, imarreusi s pleines d'nmldtion, jeunes arrage ou plutôt sans conraîre, femmes de e qui veulent mettre leur .icaul»' en étale, s'y donnent fraternellement la main, mairnilîqne dans l'exercice de ses fonclur; il prend une contenance plus superbe drape dans sa robe de chambre à ramajîes à la main arpente d'un pas majestueux d'exercice Prêtez bien l'oreille à ses ob-

Alfred, c'est ici que feu Dazi'icourt levait et pirouettait sur lui-même ! Di ble ! n'y

— Allons donc... mademoiselle Hermiuie... mettezmoi lâ les deux soupirs d'une seconde chacun que se permettait la Dumesnil;... ça repose...

— Ah ! monsieur Polydor, ce n'est pas dans cette posture que Brizard recevait les coups de bâton de Scapin... Il faisait dos rond... On les reçoit mieux de cette façon» et la situation est plus comique... Vous, vous rentrez en vous-même comme si vous aviex peur... Ce n'est pas ainsi qu'on joue la comédie, mon cher monsieur...

Aristide fait tous les six mois au moins débuter un de ses élèves, mais jamais dans son emploi; ils obtiennent tous le même sucrés, c'est-à-dire qu'ils sont engagés. . à retourner dans le sein de leurs familles, dont ils sont appelés à faire l'ornement. Ces échecs fréifuents et successifs ne découragent pas M. Aristide; i! sir contente de dire qu'il n'a pas la main heureuse. Et voici de quelle façon il consolé) après leur disgrâce, ses élèves des deux sexes :

— Jeune homme ou jeune fille, vous n'avez rien à vous reprocher .. vous étiez initié par moi aux plus secrets mystères de l'art; mais la nature n'a rien fait pour vous... Allez...

A répo(|ue où 11 fut reçu sociétaire, M. Aristide, tout fier de sa position nouvelle, voulut imiter quelqut's-uns de ses camarades et aller donner des représentations en province.

C'est une existence si belle que celle de l'acteur de Paris qii voyage! Quand il doit honorer une localité de sa présence, il est annoncé deux mois d'avance par la gazette... Le jour de son arrivée est pour la ville un jour de fête... Les camarades et les jeunes gens du pays vont à deux lieues au devant de lui... Il entre dans la cité entouré d'une brillante cavalcade, comme un souverain en voyage, et toutes les dames de la ville, dès qu'elles entendent le roulement de sa chaise de poste, se mettent au balcon dans leurs plus beaux atours et lui jettent au nez les bouquets les plus odoriférants! Il y avait là de quoi séduire une tête plus forte que celle de M, Aristide ! Et ses rêves, à lui, étaient encore plus magnifiques (|ue la réalité... 11 se voyait porté en triom]>he par la population empressée... On lui. décernait des statues... Ou donnait son nom à des quais et à des places publiques... Il revenait à Paris chargé de couronnes de laurier et le portefeuille garni d'un nombre infini de billets de banque... La fortune et la gloire! —Hélas! que le réveil fut triste!

!\1. Aristide alla à Rouen. Le premier jour, il fut siffloté dans le rôle de Néron, et le lendemain il fit cinquante-neuf francs vingt-cinq centimes de recette.

L'année suivante, M. Aristide alla à Amiens, le premier jour, il fut siffloté dans le rôle de Néron, et le lendemain il fil vini;t-neuf francs quinze centimes de recette.

L'année suivante, M. Aristide alla à Villers-Colterets Le premier jour, il fut siffloté dans le rôle de Néron^ et le lendemain il fit sept francs neuf centimes de recette.

Après ces malheureuses tentatives. .M. Aristide, gcir.issant sur la dépravation de rintelligence publique, fut obligé de renoncer aux tournées départemental» s : ce qui ne l'empêche pas de se proclamer le premier tragédien de France et de Navarre. Si vous le rencontrez dans quelque théâtre secondaire, où souvent il y a des tal. lits fort naturels, fort estimables, fort supérieurs aux talenls>de convention tt de routine, vous le verrez hausser les épaules de pitié et donner des marques du plus profond dédain : « Ces gens-là ne savent pas marclier, s'écrit ra l-il tout haut. Ces gens -là ne savent pas dire deux mots de suite 1 » Le public applaudit; Aristide se déchaîne contre le public. 11 n'y aura véritablement de

LE SOCIÉTAIRE DE LA COMÉDIE FRANÇAISE

iliéStrË en Frâoce t^ue lonqi^e tous les aclêurs utobX du genre Aristide, tiue lorsque le parterre ne Kerft mm* pasé que de spectateurs caiiables de comprendre et d*ep* prouver ^Aristide.

Lorsque M. Aristide doit jouer dans la plke d*iiii auteur commençant, îl le désespère aut répétitions par ses observations eonilnueUes, il le met ou MippUce par ses crîttques m a kd roi te s, 11 l'aveugle des boutTécs de son amour- propre; mais il est toujours d'une dodUlé et d'une sountis^ion parfaites devant les portes d'adminisl ration, devant les TiVences des bureaux ministériGls*

La principale occupation de JU. Aristide consiste i éloigner du théâtre Ifs jeunes acteurs qui donnent des espérances et surtout ceux qui aurait la prétention de débuter dans son cmploK 11 ne permet Tacccs qu*i it médiocrité, qui ne saurait lui causer d'omlu-age. Du reste, îl y a sur ce chapitre, entre ces messieurs et cet damex de la Comédie p une société d'assurance mutuelle. Le vieux comique prête volontiers secours au vieil amoureux contre Tinvasiim d'un talent-Trais et jeune, à condition que le mémo service lut sera rendu demain. Jamais M. Arii«Lide n'a donné sa voix pour radmission d*un aspirant qui aurait pu rendre ses bejiux jours à la Comédie. Ah ! m on M eu r Aristide, si le public avait comme vous voix au comité, ne crierait-il pas de toirte la force de si*s convictions et de ses goûts : s Je suis fatigué de voir des bouches sans dentsi, des têtes sans cheveux, des bras dé* charnés, de vieux mollets qui font grimacer l étoSc... Je suis fatigué d* en tendre de beaui vers chantés sur la mesure d*une sempiternelle mélodie, et je ne veux plus dea restes réchauffés de Lekain et de Dugazonî... Arriére lea Achtllcs qui portent perruque^ et les Ipbigénies à la voii chevrotante! »

Miiis malheureusement le public ne peut protester que par son absence, et M, Aristide et ses camarades $b consolent de la faiblesse des recettes par les satisfactions dennéea â leur vanité. Ils hannisï^ent impîtopblenient du théâtre tout ce qui n'a pas passé la quaiautaine ; la verdeur est un titre d'exîL La Comédie n'est plus qu'un hôtel des Invalides. On cite un figurant de cinquante ans

qui a été m uil IMS an iob i

Si m I déètttMl, ptel iDx I f t de la kJk, p dépit d*eux, ils laî fim mâm\ imposaiit UuE de fèki^ ngj écuetU. ils TétcMtliBM li M| néophyte est bîcatôC riM U plus clémepU* n a*cit vM \ tempsp el une seule iiif \ tps. sttiuêè par tes ] soutenue par quelques seoir irîomphsleiiMDl wm- ] de DucbesnoiSf maigri f du métier et des dans rinlérél de l'art ctde ii au sein des concîlîaiialei ie kl roreille aiix causerfesdei tendn 1 d^ doléances mr \m i malédiciîons contre 11

M, Aristide se rcitrera 1c j mtïs enfin il se relîrefa, i neni une représealatîi» é ml combien d'années de kma^l le MaUde imaginaire^ îl f ani quelle paraîtront tûm les fera ses adietix au pnUkiuïlia joué aree le phu d'a§rémm: li d^attendrissement et s*énaosin et d'Âgrippîne. C'est là te pifi ira manger sa pension, ne l« I face de Tsncten Tbéitfe-Fn, Frocope, au troisième élife. Bi dieu aime toiyonrs à \ voir les baoqueUes de pMlsn;ii vriers et des grisettcs, mmm ' pour les environs de fivil» ' Mmlimê de GlHiisj4e^al 1 1 main  Saint-Miiir, et < roman comique jiisqii*! la i

Î^'AMATEUR DE LIVRES

CHARLES NODIER

*;iconquc est loup agisse

#»n loup, C'osl le plus certain de

beaucoup.

Ce que la Fontaine a dit (lu loup, je le dirai volontiers du pédant. Savez-vous rien de plus lourd qu un pédant qui veut être léger, de plus mauspédant qui veut être gracieux? Et s'il me rie de faire de Tesprit on huit pages, moi c|ui qu'il faut d'esprit pour distinguer le prétérit , ne me renverriez-vous pas à mes diphtlion-

lîeux vous prévenir tout d'abord que cet briquant comme un colloque de Mathurin Cornme un chapitre de Despnulere. Dieu, la na- ^démie ont renfermé mon imagination dans i limites qu'elle ne franchira plus. Plus heuloi. qui ne peux me dispenser d'écrire, puis a décidé un libraire trop cxige.int. vous pouvez iser de me lire. Son dessin était fait, sa planche il ne manquait plus qu'une longue et inutile m n sa livraison incomplète. Eii bien! la voici ; y chercheriez inutilement un de ces portraits auxquels vos écrivains favoris vous ont accourus êtes curieux de voir le bouquiniste repré- Une esquisse fine et ori.Miiale, n'aih'zpas plus us prie, et tcncz-vous-en au modeste conseil

de Matthieu Laensberg : c Voyez-en la représentation cicontre. »

L'amateur de livres est un type qu'il est important de saisir, car tout présage qu'il va bientôt s'effacer. Le livre imprimé n'existe que depuis quatre cents ans tout an plus, et il s'accumule déj^ dans certains pays de manière à mettre en péril le vieil équilibre du globe. La civilisation est arrivée â la plus inattendue de ses périodes, r.^ge du papier. Depuis que tout le monde fait le livre, personne n'est fort empressé de l'acheter. Nos jeunes auteurs sont d'ailleurs en mesure de se fournir à eux seuls d'une bibliothèque complète. Il n'y a qu'à les laisser faire.

A considérer l'amateur de livres comme une espèce qui se subdivise en nombreuses variétés, le premier rang de celte ingénieuse et capricieuse famille est dû au bibliophile.

Le bibliophile est un homme doué de quelque esprit et de quelque goût, qui prend plaisir aux œuvres du génie, de l'imagination et du sentiment. Il aime cette muette conversation des grnnds esprits qui n'exige pas de frais de réciprocité, que l'on commence où l'on veut, que l'on quitte sans impolitesse, qu'on renoue sans se rendre importun; et, de l'amour de cet auteur absent dont l'arliGce de l'écriture lui a rendu le langage, il est arrivé sans s'en apercevoir â l'amour du symbole matériel qui le représente. II aime le livre comme un ami aime le portrait d'un ami, comme un amant aime le portrait de sa maîtresse ; et. comme l'amant, il aime à orner ce qu'il aime. Il se ferait scrupule de laisser le volume précieux, qui a comblé son cœur de jouissances si pures» sous les tristes livrées de la misère, quand il peut lui

Paris. — Imp. (le Ldjuaru U:.or, ruu !i;-l.oui«,43.

LAMATEUR DE LIVRES.

accorder le luxe du Upis et du maroquin. Sa bibliothèque resplendit de dentelles d'or comme la toilette d'une favorite; et, par leur apparence extérieure elle-même, ses livres sont dignes des regards des consuls , ainsi que le souhailnil Virgile.

Alexandre était bibliophile. Quand la victoire eut placé dans ses mains les riches cassettes de Darius, il pouvait y renfermer les plus rares trésors de la Perse. Il y déposa les œuvres d*llomêre.

Les bibliophiles s'en vont comme les rois. Autrefois les rois étaient bibliophiles. C'est a leurs soins que nous devons tant de manuscrits inestimables dont une munificence éclairée multipliait les copies. Alcuiu fut le Cruthuyse de Charlemagne, comme Gruthuyse TAlciiin des ducs de Bourgogne. Les beaux livres de François !•' porteront aussi loin que ses monuments la renommée de ses salamandres. Henri II confiait le secret de son chiffre amoureux aux magi.iGques reliures de sa librairie, comme aux somptueuses décorations de ses palais. Les volumes qui ont appartenu à Anne d'Autriche font encore, par leur chaste et noble élégance, les délices des connaisseurs.

Les grands scignrurs et les gens notables de TElat se conformaient au goût du souverain. Il y avait alors autant d*opu!enlcs liibliolhoques que de familles â écussons el à pannonceaux. Le Guise, les d*[Jrfé, les de Thou, les Richelieu, les Mazarin, les Bignon, les Mole, les Pas({uior, les Scgtiier, les Colhert, les Lamoignon, les d'Eslrérs, lesd*Aumout. les la Vallière, ont rivalisé, presque jusqu'à nos jours, d'utiles et savantes richesses; etje nomme au hasard quelifut s-uns de ces nobles bibliophiles pour m'épnrguer le soin fastidieux de nommer tout le monde. Nos successeurs ne seront pas si embarrassés.

Bien plus, la finance elle-même, la finance aima les livres.' Elle a beaucoup changé depuis. Le trésorier Grollier influa plus à lui seul sur les progrès de la typographie et de la reliure que ne le feront jamais nos chétives mi'dailles et nos budgets littéraires, si économes pour les lettres. Son exemple fut suivi de Zamel à Montauron, et de celui-ci à Samuel Bernard. Paris et Grevenna. Un simple marchand de bois, M. Girardot de Préfond, releva sa noblesse un peu équivoque par cet honorable emploi de l'argent, qui lui assure du moins l'immortalité des bibliographies et des catalogues. Nos banquiers n'en sont pas jaloux.

Il y a quelque temps qu*un de mes amis visitait un de ces capitalistes d millions, entre les mains desquels circulent incessamment tous les trésors de Tindustrie et du commerce, pour y rentrer augmentés d*une large reçoit»' d*or. Impatient d'échapper au faste qui Téblouissait, il témoigna le désir de se réfugier dans la bibliothèque : a La bibliothèque? dit Crésus, n'allex pas plus loin, la voici. » Celte Iiibliolhéque se réduisait en effet à un portefeuille énorme, enflé de billets de banque. < Pensez-vous, ajouta le financier avec la fatuité railleuse d*un sot qui a eu Tesprit de devenir riclie, que les bibliothèques les plus célèbres du monde renferment un volume de cette valeur?» Il n'y a rien û répondre à cette question, sinon que l'homme qui possède un pareil volume est bien malheureux de ne pas trouver du plaisir à en acheter d'autres.

Le bibliophile ne se trouve plus dans ces classes élevées de notre société progressanU (je vous demande pardon pour ce hideux participe, mais il passera, si vous voulez bien le permettre, avec le verbe pro^r«wr) ; le bibliophile de notre époque, c'est le savant, le littérateur, Tarlisle, le petit propriétaire à modiques ressources ou à fortune congrue, qui se désennuie dans le com-

merce ss Ùvres de narififti éta et qu*i goftt déplacé pcit-ta. i plus ou moins de la bnsMté le i Mais ce ii*est pas loi q« fsm collections, et trop hevrea, Wôi s'arrêtent encore ua mott m reux s*il laisse ce faible hériugi connais un» et je toqs dirais is a passé cinquante ans de si bte vailler pour se composer «ae kè sa bibliothèque pour TÎrre. Voiii vous notifle que c'est mmêuia jourd'hui l'amour de rarpot i ] portent point dlnlérêL

L'opposé du bibliephlep^c^ grands aeignenrs de la fiXé^ de la banque, nos grands hona hommes de lettres» sont géocnifli cette aristocratie Imposante qv^'t nements de la civilisation ùnttà el les lumières du genre baniiii Voltaire. VolUire est à lenniM se résument l'inTention des k8n l'invention de l'imprimerie pir Ci est dans VoltAirc, le bibliopinki scrupule qu'Omar de brûler b i drie. Ce n'est pns que le bibli4fba garde bien; mais il se félidlelii prétexte spécieux à son dédaia m A l'avis du bibliophobe. tout oc f est déjà bouquin ; le liibliopbofcc blettes négligées de son cabîact f les pages qui maculent, saafatei de chîiïbns humides, tribut stêri affamées* entre les mains da colpi dessous du poids; car le bîMiopb d'un livre et le vend. Je n*d psh le lit pas et qu'il ne le pife jinm

Il ya quelque diaained'aaaéof de génie, se trouva surpris dai i suite de son déjeuner, par aa di c ridicules auxquels les esprits fié sont trop sujeU. Il avait o«yiêfl inutilement dans son portcfmDi i égaré, quand ses yeux leaibèal éparses dans son albuw^ sarcâi i seigneur suxerain d'un nillia^l'âi voisine. 11 écrit au noble ImartL, francs d'emprunt pour nue bwc d sa lettre, attend, et reçoit poarMii flexible du cardinal â Mayniid. bfl vient heureusement, et le tire M dote est jusqu'ici trop oomawai pff raconte, mais elle n'est pasfBii.L% vint célèbre, ce qui arrive qaci|irii il mourut, ce qui arrive ta^jaan^ li monde. La renommée da sai aan^ dans les salons de la Banqee, « h | phes, qui ne fut pas colé é la hmak tion dans les ventes. Je l'ai la, «il â l'urbanité française, se pqv ^ dans un encan on le richari Anll pour tenter le capriee des awlM étonné si ce petit capîul n*étaft p>' dans des mains ai diaoélaB tf " prouve qu'un bioilait retai iMlii autre. On sait que J*ai levas éi trait de I raie dans mes aariilNiM

L'AHATEDR DE LIVRES.

espèce de bibliophobe auquel je puis parnitale antipathie contre les livres, la plus i toutes les choses du monde après les fleurs, les papillons et les marionnettes; e sage, sensible et peu cultivé, qui a pris horreur pour Tabus qu'on en fait et pour le ut. Tel était mon noble et vieux compagnon le commandeur de Valais, quand il me diirnant doucement de la main le seul volume »té (c'était, hélas! Platon) : « Arrière, ard de Dieu ! ce sont ces drôles-là qui ont prédation! Aussi, ajoutait-il Oérement après avec quelque coquetterie le poil de sa 'îse, je puis prendre le ciel à témoin que je I lo un seul. »

stiDgue le bibliophile, c*est le goût, ce z et délicat qui s'applique à tout, et qui lime inexprimable à la vie. On oserait galeDt qu*un bibliophile est un homme à peu :, on qui sait ce qu*il faudrait faire pour lête et savant Urbain Chevreau a décrit nent ce bonheur, en parlant de lui-même, Us mon compliment. Vous serez de mon voulez récouter un moment à ma place, et jà que vous n*y perdrez pas. < Je ne m*enl41y dans ma solitude, oiij\ii une bibliothèque use pour un ennite, et admirable pour le

choix des livres. On y peut trouver généralement tons les Grecs et tous les Latins, de quelque profession qu'ils aient été, orateurs, poètes, sophistes, rhéteurs, philosophes, historiens, géographes, chronologistes , les Pères de l'Eglise, les théologiens et les conciles. On y voit les antiquaires, les relations les plus curieuses, beaucoup d'Italiens, peu d'Espagnols, les auteurs modernes d'une réputation établie; et le tout dans une fort grande propreté. J'y ai des tableaux, des estampes ; un grand parterre tout rempli de fleurs, des arbres fruitiers, et, dans un salon, des musiciens domestiques, qui, par leur ramage, ne manquent jamais de m'éveillcr ou de me divertir dans mes repas. La maison est neuve, et bien btltie; l'air en est sain, et, pour m'acquitter de mon devoir, j*ai trois églises à côté de mes deux portes cochères. »

Si Urbain Chevreau avait vécu du temps de Sylla, je ne sais pas trop si le sénat aurait osé proclamer Sylla le plus heureux des hommes de la terre : mais je suis porté d le croire, car il est bien probable qu'un homme comme Urbain Chevreau n'aurait pas été connu du sénat. Remarquez, en effet, que ce digne Urbain Chevreau, l'objet et le modèle de mes plus chères études, l'enchantement de mes plus agréables lectures, prœ$idium et dulce de* eus meumy a oublié ou méconnu, dans ce charmant tableau d'une existence digne d'envie, ce que sa félicité avait de plus précieux et de plus rare. Il était plus sa-

L'AMATEUR DE LIVRES

Tant qne le» saTanU de son temps, qoï élaîent n sataDl^; il éuii |i1û5 Ullré t^ue les UtUé^; il faisait des vers^aî T«bteDt les meilleurs vers, el de la prose si pleine, si ibondaute el û facile, nu' on croil reotendre quand od le lit. Que de \H'â\> à évilêf! Que d"ob«tacles a vaincre pour èlre heureux i\ Tul heureu^^. parce qWW sut se coiUen- Irr de s,ï fi"^riune et se passer de h j^loire. Oa t'oublia lelWunnI de îon temps* qu il ne Tiil pas de TAcadémît; mai* la hatue Tavalt laissé en paii comme la fareur, et il ir.oanji piaifiWe. enlre ses Heurs el ^s lifres, a rage de q'jalrt^irii;^l-htiil jn^.

Q[:e ta lerre *oîl légère au plus aimable et an pTns énidîl de* ^U■l:i*ïlhile3i. cdmme dit 1: petite phrase épîcédi^:;^ a;;j «iri'huî c^^nsacrée! Mai>que *ont devenus stt liire*. li-y livres- ^ï choiM* el ?i prcif re* dTrbain Che- ¥Ti 1.:, ^ : i^I £\;ciin catàkg'^e ri-cest ù'a fait meDtÏ9D?Cesl li uie .jîieiiiaa tïtv . pre* simule . içcUîre . el donl od f'tKcui'fra beAQCoup dans le moi; de sociïl, quaod k tr.^v.rie *.:<"îal ce s\KC'jprfi yhi^ des fol* a^B-seni de |^kûi><'['Lïe bumaîiiuire «t de r.^êcha:i:e politique dont i\

Lt ï[hAy\lu[t sil; clc-'-rr '-:* )'irr>: le b:L-aoin%ne h> tzli>>c^ Lf L:b : jL"'? y'.zl 1-. li^re su liire ?preî l'imr S'^::r,Î4 a Ijuî'.* îe* Lv*C:pîio3* d* 5*î sens el de i-,:: i. u',I ^rLC^: .t lUsi/r.'tr esii^se !e* l-Tnei les E^ï f.T .:> :Li*re* *!:> >^ r^'^iricr. L- t:b::>phile ip- ;r-.%-:t ii ;,*rr- I-r î>:: ::n-.i:.-! i^ f f-i^e c-a le &*^ure. Le i.: ::;' .L ir.rif îvf: ;;-^f -rff- et le l^Ui^-Ltoe

izr.^hi?**nirfcS dtf le :r il: ::'2.?î,-e jtr mitres cirm.

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phile devîesit loofffi croïl on qniiid la ii.^. ,^ coDfêfiîefiU anxqvcb hs fbil ses i nuis le pggmig' etf ' " Mon cher et liowiny« i bîbUophile éëbcMl ttfi&âf maîioiu i m claffs bi fài i

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empressée de M céda- b i

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