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LA CATTAtlUGB
die ; eef <Uiqm dise d1 : la duritê el r«nioiir da prothêm. La tecoode quéftîoD e^t pi as difficile: ean qtioïqu'on voie dlnDombrablt^ dériMim, od n'a pa& encore découT<:rt UD seul iodifidii qui ait frofité f^ar c« beaa dérooement. Ce monde pour Itqnt] elles chaDteDl, ^ poar leqae! eïleï fouffreot, icBorc q utile r* cn^DnaUsaoce ioËDie il Ifîur doit, et le fig^ire qy'dtes s aiîïd?^e.".t pour le moii)^ autant que lui j il api^rècle le li^nriiït au^iî p€it que l'efifmt auqu'^t on îQflige uue piptlioa eu lui dî^t que c'ei^t p^ur son bien.
Apr^s cehp ce n*e>l pas seulemenl la sanfé qu'on dépeiî^e d *lrc e^rilâlrke de saîon. U* succès cûiileol au- Unl dans h% beaiii huti^b de ces dames qu'a rAtndêmie itiv^le de QiuMque; et les cb€^ de la daqne ariitocralîque eiîgeul bien plus de$ comédîenuei de laloD que oe fout ceui de la claque théiLrale des comédîeuEiPt de prufe^^ion. Commeul peiil^ou ne pas appbudtr une femme thiirmarite qui vous bourre de diacrs, qui lous h\l souppf c^ ex elle en peiit comil'; jusqu'à cinq heures du ma* lîn. i^l qui.,, mais la Ible de.^ bontés de ces daine« ^^erait trop hnj^ue ; parlons plutôt des altribufi qui les diitîii* gii^îil du comujun des moneli .
0n de leurs priucipani charmes est de ne rîeîïltr jamais. Si, cônime le dit madame de Staël, k génie n'a pas de sexe, il eM également certain que la femiiie chantAule n*a pas d'Ige.
She il Dût uf an loge, but for ail lime.
?fou!i avons tu des exemples trÉK-remarquables de canin frirez de salon qui n'avaient que Irente-six ans, €t dont lc?i Ûlks aînées en avaient ?bgt-qualre.
La ranLilrîce de salon n*est jamais dans son beau jour; pliLs elle est applaudie, plus elle a de succcj(« moins elle se porte bien ; et quand on lui fait des compliments, elle répond avec un soupir : « Ah l je ne suis pas éms mou beau jour aujourd'hui î a Je défie qui que ce ^oit de prouver qu'il ail jamais entendu une de cïji dames admettre qu'elle fui dans les condillons requises pour bien ch.-intcr^ il n*f a qu^un moyen possible de le lui l^rre dire : c^ent lorsqu'elle a plu;; mal chanté qu'à Tordïnairep et que vous êtes asseï son ami pour lui en faire la remarque ; ï\ est sûr que dans ce cas-là elle vous dira avec un sourire ou* i la colère pour vu ire maladresseï ^e mêle le nif-prispour votre jugement rt Je vous demande pardon, mni.« vous vous trompez complètement, car je n'ai jamiiisélé mieui en voix, et je n'ai jamais mieux chanté quo ce soir. > Ce qui est fort louveut d*u..e vérité lucont^-'stivble,
1^ cantatrice de salon ne prend des kpmM de personne. SI vous lui ditmandei le nom de son maître, elle vous réporjiJra froîdemenl qu'elle irarailh 9ftt M< Bordo^ni, ou M. Cérjilily; >K Banderali, ou M. CarulH; absolument comme les journaux disent que le roj a travaillé avec IIM. les ministres de la guerre, de la justice et de Tinslrurtîon publique.
Klie rhanle dans toutes les languei. Elle pas^^c de Tair italii-n à la romance Trançaise, de la romance rrançaise au lifd allemand, de la encore au boléro cspagnul, â la ballade écossaise, et, si besoin en c«it, â des airs russes, ^recs, isLindiÎK^ indiens, lapons, e^tquimaux, chinois ou turcs. Plus la chose est biiarre, plus elle est applaudie. Li cantatrice ne comprend pas un mot de ce qu'elle chaule; mais, si par hasard II y a t^eaucoup de roulades dans le morceau, l'audiloire ne manque jamala de s*é^ crier- i Quelle expression dramatique! »
PersoQue n'i moins peur que la cantatrice de salon, et personne ne prétend en avoir aulAUt. A rentendre, elle
talcAl
est TTU qar,
coDlielto^ «Iles
Nuii, laDdis i|V*k9
vois de soprano^ cfittil le fili
réservé ; ma a c^ éâmm ém
lente laîsoo : elles éwM ^i
jusqu'au mû et éiÊtmmârt k
que eh^ le prcsoier la MM
que chez le second lei loUt
croiic.
Méfier fi»s 4e la llnvîtet i de toj
chamiiiit ci uîae'iftA^Aiilïl rence : € Que cela i
lut que je traaTerat ^
â accontpsgiier. m So|«alrfi*rfllri plus mel, et qu'elle â peine dinimntée : « Em f#rîlr,ai pas de raccompftgnenieDt Itplif jouer en mesure, m iPaevrcs rarement en tnesare. sekn cei
Le miri de k ctDiitriee iei^j râle ridicule da mari de la comme teus lee amaleim, encore qae ne fait oclui diiai £mhi aller chercher sa remne londa d rassembler sa miUHfiie i U I guerre êu% coyranu d*air, d ÇûT^e, des esqtiioaiieMi été»
tilte le COQ précieux de madiàc Toulardt et boas; Templcbe dt Terme les fenètréït sur son paflaj chante m Je te prmt^ êmm éêÊ^ i prejmmifienl m
Lorsque la caelatrice ia «ka tf jouit ordînaîreraenl d'usé «m fà profonde eoulre Umias Isa hmmmi répète tous les jours â si Ilk ^^ dame Malibno. La méi vous dire que sa fiUs m'é |iar iuluîtlofi et par ' ille n'étudie pai^ et maigri vâi 1*1 tnee de salon, fioes es foiel jouant le rôle d^sp pIuK quelle |>ièce du Vj reieellenee de net diDs La pctili lu liej
LA CAIH'ATRICE DE SALON
\wl allamée; il en essaye une nuî'-e, même ré- ^Init de snite avec cinq on six; puis, ovec un '^pniiurbable et un air de triomphe impayable. -^iie . Q Vous voyez ! eh bien, elles sont toutes \^» n en est ainsi avpc la mère de la cantatrice : ^ndemoiielle, en chantanî, a létnoigné le dé-
iif snperbe pour les entraves de la ir.e^nre et ■!tU0D, qu'elle a manqué ses traits, cl exécuté ■lOrgoe qui fait terminer son morceau en n hémt^ q«*il eût dit finir en fa majeur, l'heureuse ^toorne, rayonnante et glorieuse, et vous dit : monsieur, eh bien! elle fait toute I manière. >
^yiae sert de manteau aux cantatrices de salon,
j^t le Tartufe à leur Taçon, et la musique n*esl
tiBtent pour atteindre le but que leur .vanité
^ne» qui veut être plutôt sentie qu'étudiée, ^^B que comprise ; la musique, qui doit être Tex- ^ la sensation, comme la parole est celle de la t^êH pour la cantatrice de salon qu'un moyen "nrlcr d'elle. Elle la traite en véritable Cendril- ^Sque d'elle en secret sans la comprendre, la ^% dédaigne, et en même temps lui dit : c Aidep; fais-moi belle pour que je puisse bril-
Ivèlyinnies de nos salons parisiens, vous faites ■1res à merveille (quelquefois), vous avez surlout dwiix yeux, et des regards â troubler les médiin saint. Vous le dirai-je? vous ne sentez pas Ifeoaoté de la musique , vous ne savez rien de sa jii de sa poésie ; vous ne savez pas que la mu- ■une divinité à la fois timide et Gère, qu'elle gk ait de l'amour pour elle et de la foi en elle ; gétre initié â ses mystères pour qu'elle vous ac-
corde sa confiance, on qu'elle vous dise le plus petit de ses secrets; et que c'est parce que vous ne saviez pas un root de la langue qu'il fallait lui parler qu'elle ne vous a jamais rien dit. Irritée de son inflexible silence, vous vous êtes précipitées dans les plus profonds réduits de son temple, vous lavez arrachée à sa retraite mystérieuse, et, après l'avoir dévoilée, déchirée, défigurée de vos uains sacrilèges, vous l'avez trouvée pftle, décolorée et sans expression; c'est que vous possédez d'elle ce qu'à la fin Méphistophclès possède de Faust : !?■ cadavre de son corps , tandis que son âme s'est envolée vers» des régions où certainement vous n'avez nulle chance de la suivre.
La musique est la plus sublime expression de l'amour et de la douleur ; et, si vous avez tant de passion et tant de pleurs pour cinq cents individus que vous connaisses â peine, dites-moi quel plaisir peut éprouver celui que vous aimez, si, lorsque vous chantez le soir pour lui tout seul, il aperçoit de la tendresse dans vos yeux et des larmes dans votre voix ?
Vraiment, mesdames, vous vous y êtes prises d'une singulière façon : depuis que vous cultivez tant la musique, et que vous professez pour elle un culte si effréné, elle a perdu la moitié de sa valeur. A force de la faire sentir à tout le monde, elle n*a plus de parfum, â force de la traîner partout, elle n'a plus de fraîcheur. Vous avez changé sa nature : au lieu d'une petite violette qui demandait qu'on prit la peine de l'aller chercher aux blancs rayons de la lune, dans sa couchette de mousse verte et humide, vous en avez fait un grand tournesol bourgeois qui se pavane en plein midi au bord de la grande route. Vous avez agi avec elle comme l'enfant ,avec le papillon : à force de le froisser, ses couleurs sont fanées, et ses ailes ont perdu leur éclat.
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CORRESPONDANT DRAMATl
CHARLES FEIÈS
KT £X [lé TA IL. OX S£ ClIâRGB K^^%\ DE PliOCUIlfiR LES DÉ- CHUS , L& MUSIQUE , ET E!r GÉ^iÉllAl. TatJT Ci QUI E£T ÎSÉCES&AïiïE A LA BKPRÉSER- TATU):^ n'UREKÏLCErLCTOUT AU PLtrS JUSTE FRIÏ. Ox f AïT ltEî> K>VÛIS HASS LES DÉ PAR- 1L1IE^TS ET à L ÉTnA!5CE»,
Vnîln ce que le corresfiOTidant dramatîï]uc, a Vînstar dr Tt-pidcr, du bonne ^ tîcr et .luïrcs induslriels , feroil écrire sur sa poilc eu {^rossîcis kl 1res si nous élîons eiirare au temps où les chn^^es snppelaient par leur nom. Mais il ifeii est pas ainsi : le corresprjEjdant n'ii rien sur sa porte (pjî puîsiSG le faire deviiïcri îi ^e dmine le*i airs d'un sous pn^ret t-t se carre mnjestucuscmeiit d:.us mi\ f;iuteuil a h Voltaîrep depuî* dii hi^iin^s du niatiD jusqu'à nualre heures du soir, hi'iire à laïuelleses bun*ûUK ^oiU réguUrfemen! fermés. Lldi-e di* cr^'cr un bureau spmaï de plaeeiueul pnur cette ^Tiinde famille dev artistes dnmaliques rpnuiule â unn r|Uiiriintaine d\iunPOs, MWvl e^l due i\ im camediea de province, ipii viril k Paris dans Tespoir d*y trouver uu enga^t^ment. Aprùs avoir en vaiu fr.ii^ié à toutes le^i portes, k coinnieucer par celle du Théiître-Kniuçais, jusqu'à celie dos Funauibules , le pnuvre diable se trouva, en KÏ'VfiLUut un bran matin, dans la position critique d*un btïmine qui n'a plus ni aryrnl oi iTfdil. Gagner le pont le plus voisin et se précipiter par-dessus le parapet, tel
étiît é fieii pr^ le leol pifti qili
pouTtaol IrouTer bd in«^«ii de mki
magîna qu'en &'éldlilîs»iit (
tcuK ei les artistes t il
moyens de se plecer» et ^masm pff >
< Car ênQn, se dll-il, on mém^h%
chers, deficubîméreîp de
iKeAtre a \mm^ «te sqjeis» jeMWp
puisse s'adresser : il rc«te ose )
donc les actears, à moi les i
a nioi 11 comédie, i moi la dune, il
tout ce peuple qui parle. eiiDte,i
gesticule, pfinr «muser le pelfieM
cbncun vife, tout artiste pla^i
deux el demi pour cent. "
pour être payé , qull ait \
nimts. Ouï, naessleun, la ;
dcui el demi pour
inonde \ i
Mon indmdu omrrit do»e mm I rej^pondance arec lea acleafi d }mi Daturellemeet le titre qae lews-l puis du flobnqaet de imrdhaid iil^ premier commerçant de et fOTt lll qu*au bout de nurlqiirt anaini ■■ mille livres de rente, hvta y correspondants, les pies ei IkiiVl Ce dernier reçut demlfa^ Temperenr de Russie* Vm vue des entrechats el de» nsii ^i^| selle Taglîonî , entop to«t éi l «f '