LE CORRESPONDANT
Le eorresponâflnt n'a jamais i craindre de se troEiTer i court de marchandise:^. Oh! înon Dieu, lei Artistes viennent â lui sans qu'il ait besoin de les cberche? : â la Donvelle d*une pince vacante, on les voil fûiirmiller par douzaines dans i^on antichambre, Aussi nVt^il que Vem* barras du choix et la pr^lne d'éconduire ceui qu'il ne peut pas ou qu*ii ne veut pas placer; car il n ses protégés, ses clienls d'atTection, et il cherche naturellement é les pousser de préfiTence jiui autres. Du reste , il se fait peu d'ennemis, griïce à Tadresse mcrveUleu^e avec laquelle il sait dorer la pilule aux mécontents. 11 dira 4 Tun : « Je ne t'ai pas envoyé là parce que tu y serais tombé, le public y eïst détestable, tous ccui qui y vont sonl sifllés; « û un autre : « Ce n'est pas ton afairej'ai en vue qutïlque cho^e Ûi' mieui pour toi. i» EnQn, â force do di]»lomntie. Il p^irvient à contenter ii peu prés tout le monde. Le parent du correspondant, s*il i avise de sui* vre la t arrière dramatique, est un véritable fléau pour la Ihi'âlre. Oh t aUus , bon ou mauvais , il faut qu'on Tacceple. E^t-ll si nié en cnmiqtie'f on le voit reparaître en premier rôle; Tombe-t il en premier roleî il se relève en amoureux; tout lui ei^t inditTérent^ A la Un, fatigué de le huer, le public n'y fait plus attention et le laisse gairner en paix ses qnîuîc ou din-huît cents francs^
^'ous avons dit plu» hnut 4|ii'il n'y avait jamais disette ée comédiens pour le correspondant» Reçoit^l une de* ma ode, il ne fui reste plus qu*â faire signer un engagement double â l'objet de son chmx et â l'expédier, orné de sa gard enroba . par la voie des messageries La rSte^Ca illard ou de tout autre véhicule. On lui accuse réception comme s*il s'agissait d'une balle de coton ou d'un tonneau de casson.-ide, et tout esl dit : ses fonctioni s'arrêtent là. Que l'acteur réussisse ou non, cela ne le regarde plus.
>'ous df/vnns même dire que ses meilleures pratiques, c'est-à-dire celles qui lui rapporte ni, non pas le plus de gloire, mais le plus de jirofit, sont les acteurs qu'on a bapli^è«; du nom de tombeurs. Trop mauvais pour ^tre supportés nulle part, leur métier consiste à aller débuter dans une ville, à s'y faire sirtler, puis a i^a^^ner un autre |,nto après avoir palpé les appoîotcments d'un mois, indemnité d^isage en pareil cas. Il est donc très-avantageui pour le correspondant de traiter avec des gakttêÊ^ Si-mb labiés, (]ui, sans cesse â Ta (Tût de nouveaux engagements , seul obligés d'avoir recours à son entremise.
Cependant il vient un moment où l'acteur de l'espèce de cerf derniers ne peut plus enntinuer son système d opérations, lequel consiste , comme vous sa v et, é voler toujours â de nouvelles chutes. Lorsqu'il ne reste plus un seul endroit où il n'ait été sifllé. hué, conspué ; lors» que, ïiprùs avoir changé cent fois de nom, il est sur d'être reconnu, quel que soit le pseudonyme dont il s'afftjble; en un mot, et suivant Ueipression consacrée, lorsqull est con^plétement brâ(é auprès des directeurs et des correspondant s^ alors le tombetir. ne pouvant plus tomber nulle part, se voit forcé de renoncer aux voyages, et s'estime trop heureux de trouver dans un petit ihéAlre une place de sounieur ou de Ggurant. Quelquefois il embauche un certain nombre d'artistes d'un talent égal au sien, et va donner dcf! reprèso nia lions dans les environs de Paris. Il lui arrive aussi de porter dans les ateliers de peinture, d'architecture.., des lettres ainsi conçues ;
c Messîeun,
« Comme artiste dramatique arrivant de province, et me trouvant sans engagement, il m'est bien doux d'es-
^ GaUUtf mtuTïis acteur.
en . tw
«£ ssmfiréiBai sîon ae vuu* pliire. fte i bien m'enteiiire, iPsT^
Le tomtair fuit * il se jette do bml des tovrt | Vendôme. Ce^ U dinlef.
Dans It JoDroée , le i visiienti qnî ne sont pai ( Toîci an qù se précente : ce ■sseï joli fiHEtHi el dont U wêêè certaine éléginee; fcnl^ chissnge peu réceal.
^ Est-ce i M*'% l'honneur de ptrler?
--Oui, moBu^n'. Qq'^i
— Uonsienr, je joiie loi un engageraenL
— Fort Iftien, moasMr. A^ parteau.
-Oh! mi Ibi, ânas-lt^ mais, possédant mit GM jilis
Ici te jeune hc une chaîte et se met À * ^ 0 Maihîtée.,, m
— Pardon» je i mais, pour chinter le» teMn,4 QOlions de Tirt dniiiitM|«e,
— Oui, c^csl ee qu'on b'i 4 quiète pts : f espère biep, m mou jeu« Souffrei qoe je tdob... •
— Je snii déiolé de ^ impossible de vous juger iei vous voir jouer une scê«e m que vous sav^ Cttre. Ticta iil puiisevont doaner nue repliai tendre. Je m'en Teni un fnil ]
— Comment î c'est que vous atliei i
ainsi, j'atiendrtL.. je verni»- Cmi même quand on dcmiie le h C« si, ri.*. J'tî rkotiociir de iitti idok de mon ém€f.„ m
A cet original succède ^ tout de suite pour un ooaM gote, ornée de Urges revifS ^i bourgs, niïre un coutnstei Ion jtdb blanc et lu Tien en équilibre perpeliul nr I
-^ Bonjour, moosieer"
— Bonjnur, mon U^
— Vous n'ivet rien Ae i ^ Hoo, nvMJ giîçoB. Mft. Si
Iode de la icène que m a% fflUmll que je t'aunls cand,
^ Que s-tenf cÉ« joué les i»r ors rôles il Ah!j-ii D del-ï