‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 171 sur 269 · C'^î. i^^c ^ I salir pcr t jltrui 5cale · texte numérisé non relu

C'^î. i^^c ^ I salir pcr t jltrui 5cale

Mais elle ^^c ré-i^ne. Etre utile, voiH $n de?îlinêe, desl&ii'o sévt'u-e, ô'v l'fmaginalkï!! doit sV'teiiïdre, où le fiiïuf doit Pire éioum^ maliî g^ l» wiîfcii?nee puise i\û mnlt^ cortsnJ;itb(|!î dans la ecrtîtnde fl^stïlf hitji-fefti

On-chértwt loninurs ptiur i inuiimriée(yfîrddra*rttiétlf;

1 tTfi mil^^s combien h fiaîn d^iutnifa Ifimjfer'lurtict^'H cifTiibicc^ il cit dur dic maitcr pi 4« dodfcend^él'èîc^W ètnil'i

OU elle cl i*»tai

rablemeni piiee« m le i néle, imp r m

tion de la tonane «I ûm i donnent ou attirent Testne^aeiihi poiot les tndîWdas, et i famées il ^e reoconlre des i froides on irrite blés, dont le i de chaque jour pour llDitibitriee fvi génêml les grandes et noblfi teilleii ont l'esprît de régiilanlé el 4'arficâi ûiïrent une hospiulité palîe, mal vre enfant qui aurail iieiolD de i famille djns cette rtmftle éCfaiifÉrt,i par une blenTeillmte elTeetjoo ée bf tendresses qui enl0iiréreol soit i état qne le malheur la! ■ ùAu elle M | sîdératiOD » elle s'atltre le respedf qu'elle met à remplir tom ses f réguUéremeot des éloges t om hîi Gies de Tannce, des eadeiai T tisfaclion réelle; mais ert-ce I ble, sî aimante et si jeune enesn^ \ \*ml vieillie prémalm^menl? EiHi I honorablement acqnbe p^r son lin de secourir sa famille tndtfêiileTAQ ne devrait^l pas se joindre, povfl éprouvé, quelque cnnsoliiiteaBilîë| souvenir qu'elle ii*esl qn'i famille a laquelle elle a ses talents, souveot mènit wom i en échange de tons ces jeniiK ftwif conforta bict mais décelocêep qac éil de douce intimité,

l/insiitutrice par défotieiiieni i la Providence le loi a fait; elk i li i sensibles et Hères qui ponTaimt i vie et qui, n'y trouTaot que dei4 tans se plaindre. Son cixrur nt sa ^ gmation oe s'éteint point; vali cUii mfme Mua ses désirs sent efpoîr. uai qui tombent et meurent une à it«f ^ eilevit. Elle est belle, aiioaate.i cœur et d'intelligence; elle attiré Tamour au seia de sa (anillk;!^ mille étrangère ou le malbeariïitftf qui se dévouera a l'aimer d'amour? L:<il cléve? ce jeune homme ardent, mence la vie et qui éproavep csoaBfi i

jeune et belle ia&titulrice nn

Dieu! elle a bien compris i warifTiJi fip% douces et involontaires aUestiasi f du moins ne la traitait pas cenDi s comme une étrangère qu^oa enatoi'tf 1 la pauvre enfant n'ose se Uvnr aeetfe poir; elle a trop d'orgueil pour voiiiirYtf ■ ne seruit qu'un mystère , qu'une âb^ sent qu'elle est digne d^étre «ÎMfcme J rageusement, et cet amour iroaMlàl qu'un retrard de ta mère fait pJlir,^ réprimande, qui cède à de ftf ^^^ el de fortune* coûtent biles t et dont elle saisit tristement iisw;l berd fut, pour sa vie in pémiiiit/ devient une «oite i

.ï^iifi de lette»4iiii iselte h tfflflitfjfrde%isrtihaj^Bilisi

BseaisS

LUtSmUTRICE.

incre qu'à forée de souflrance et de dévouement! I fols y M tâche lui paraissant trop rude, elle fut Îb fait cette maison où elle est utile, où ses talOBl appréciés , mais où Ton ne donnerait pas une i foo absence! Que de fois, se souvenant des I de st mère , de la tendresse de son père , elle a 1 retenir ters eux, en s*écriant : « Vivons, aimons ifroiit eo famille; Tisolement de la jeunesse est ible à mon cœur! » Mais la même voix qui lui oo sacrifice a étoufTé ce cri de Tàme; elle s*est ne de Findigence qu'elle avait adoucie, du bienl*dle répandait chaque jour sur les siens , en tra- It en s*immolant sans relâche, et, forliOée par la )Ue la continue malgré ses blessures.

Esl-il rien de plus douloureux, de plus saint, que le de de cette jeune femme? Elle perd sa beauté dans iUes laborieuses de Tétude, dans des douleurs it et souvent raillées par ceux qui les causent. Elle B esprit, vif, élevé, profond, aux étroites régies Bseignement formulé; elle fait descendre son ima- •o poétique et hardie à l'intelligence naissante nfimt; sa passion pour les arts n'est plus qu'une 9 atile dont elle doit enseigner les cléments, mais r les inspirations; enûn cette Ame passionnée et qui rêva tous les sentiments, qui les eut tous resù elle avait pu s'ouvrir au monde , heureuse et ite; cette Ame fermée à toute jouissance par une le fer, par celle de la nécessité, s'isole, s'assomfinit par perdre sa foi dans le bonheur dont elle ligne et qu'elle n*a pas trouvé.

ique rinstilutrice par dévouement ne meurt pas à 16 après dix ans de labeurs, de sourfrance et de itlon; après les dix plus belles années de sa vie, ament dépouillées des joies de famille, des ilhila cœur, de l'amour, de rcnlhousiasmc, de toutes Uantes visions si hâtivement dissipées pour elle; lea dix années de jeunesse fdnée dans l'isolement

de Tâme, le plus emel de tons, si rinstitutrice par déf ouement a encore quelques débris de sa famille « elle revient auprès d*un tieux père dont elle est rhonneor, ou d'une mère infirme qu'elle console par sa tendresse, qu'elle distrait par son esprit , ou bien encore auprès d'une jeune sœur mariée dont elle soigne et élève les enfants avec amour. Goûtant ainsi en se dévouant encore un simulacre de ces joies maternelles dont la réalité lui fut refusée , elle ne rougit point d*ètre tieille fille , car elle a su aimer, et, sans son dévouement, la plus céleste des vertus humaines , elle serait épouse et mère : le ridicule n'atteint pas les vies qui sont sublimes par leurs actes.

Aussi , loin de chercher i se marier A quarante ans, sachant ce qu'elle a valu, ce qu'elle aurait mérité, elle ne songe pas à arranger sa vie selon le monde ; elle la laisse couler au gré de la Providence, et souvent la Providence lui envoie des joies compensatrices pour les joies de sa jeunesse perdue.

Nous avons dessiné les portraits des divers caractères d'institutrices ; en terminant cet article nous éloignons notre pensée de l'institutrice peu digne de ces nobles fonctions. Mais nous voulons rappeler A l'estime et à l'admiration publique ce modèle de l'institutrice parfaite, cette femme rare et par Tesprit et par le cœur, qui vient de retracer dans un livre échappé, ce semble, A l'Ame et à la plume de Fénelon , tous les devoirs , toutes les qualités dont elle-même avait été le touchant exemple. Mademoiselle Sauvan est l'auteur de ce livre que l'Académie française a couronné et qui a une sorte de fraternité de grAcc et de sagesse éclairée avec V Éducation des Filles; — une femme seule pouvait deviner toutes ces qualités exquises qui sont nécessaires dans l'institutrice pour agir sur ces jeunes âmes confiées A ses soins. Il y a dans notre article assez de critiques, assez de traits qui paraîtront frondeurs, pour qu'on nous pardonne de le terminer par un éloge.

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