‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 173 sur 269 · L'USURIER · texte numérisé non relu

L'USURIER

d II rail di'puis tmïs mois, et rien n*étaït venu troubler k sec n ri lé des deui amants, lorsqu'un jour la femme de ch.imhre Je Jiilielle, pour se veng<«r d'avoir été grondée par M niailrcsse, alhi imi dévoiler îî Bluînvnl.,, U entra kam une colùre furieuse, il voulait aller lout briser ctiez sa belle, ^uh piMi ;i peu le calme succéda â la tempélf , et il se mil à rcHi^^chir,

tt Si je hh du scaulale, ^e dît*U, le ridicule en retombera sur moi; je ue puis pas rompre :vvcc Ju limite sans motif, et encore monts dire f|u*elk m'a trompé, je serais* |ierdu deréputalîou.., Allenilûns, avant de la quitter Je veui au moins me venger de l'un cl de l'aulre. a

Et, sans lui fit ire le moindre reproche, il continua de la voir comme par le passe ; car, pour ces messieurs, leK relations de ce genre sont Lien plus une question d'amour-|iropre qu'une arfaire de eneur.

A celte époque, Charles avjiit besoin d'argent, il eo cherchait partout, et corn m en ça il d se dése^^pérer lorsque quelqu'un Ta dressa à Bjainval, Malhoureusemcnt il lie connaissait pas ce dernier, ou du muins il ignorait les relations qui exlstiiicnl entre lui et Inlielte; au.^si alla-t'U donner tête baissée dans les chiDrcs de Tusurier.

Ce fut le lendemain de la trahison de la soubrette que Charles se présenta chez BlaiuvaL.. Jugez de h joie de ce derniir. Charles voulait emprunler mille écus, et Blainval se conduisît d'une façon héroïque : il ]iréta la somme entière pour un mois, é cinq pour cent d'intérêt, et. pour toute garantie, il demanda d'abord une acceptalîon» et ensuite, comme les lettres de change enlraincnt toujours la contrainle par corp^, il exigea que, pour éviter des frais et des pi ries de temps, Charles lui sî|<nÂt d'avance un acquiescement au jugement qui lecandamneraît par corps en cas de nau-p:»yement Rien n'était plus raisonnai bte, et le malheureni consentit a tout» Un mois aprva, lorsque réch^'onct* arriva, Charles n'avîtil pas d'argent t il avait compté sur des rentrées de fonds, et ]tàs renlrées ne s*étateul pas faîtes; la lettre de change fut priJtfilée*,^

Fou riant il était tranquille.

fi Je «erai assigné au tribunal de commerça^ pensait^

il; tit je demandcnl ditiâ Blainval eil oomm pov m dd cause. »

Certes, ce raîaooQennl i inai» Charlai lallitt tv«e a une Teiigennee. tJn falres tin bais^îcr qui lui cit lui donne une pari ditui^ te sien au counnt, ei lui si iront ion* Paur les de^ tertnes du paUts, ce «M SOUFFLER une «KsIgnatiâB, e'cA M] faire en sorte qu'elle ne p:

rhuissîer, pour se tânir i maîsfin du débitettr^ et prcai quelle le |»ortier eu ^nï (b plus Uird il ; a rêclamjitîoii crainte qu'il m remis Ti doutep Taurs perdue, car 9 1' prouver le contraire... Celte le plus grand »iiOGés contre qui n'avnît pas été préveoa, comme II avait signé d'avaaeiM^ jugement, il fut un beau vatii pirf condirit à Clicllf.

Depuis une heure il élait la, imd baissée, réfléchissant aui neniplfei mauvais pas, lorsque le gardîeifii^to était libre.. «

Par quel mîrade?... iliraialfti^.ri mais Juliette avait mU ses dimvua^

Fins tord, Charles fut âaiémiJrli^ naissance pour le service ifs elkliitf que temps de li II eut le ^Ikvàp tantcsi, qui lui laissa en momit a rente. ïlais il n'a pas oublie IboiJ

a Uepui^ cette afTalre, rrydi4i souvent besoin d'aïeul, mmji '" de lettn*s de change, m

t]t pourtsDl, >i on abolis^ k deviendrait rusurierf

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