‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 183 sur 269 · LES AGENTS D'AFFAIRES · texte numérisé non relu

LES AGENTS D'AFFAIRES

i canapé; sur la cheminée quatre Taudace de se faire appeler boni murs quelques gravures plus que m prfts l'ameublement. On parla , du froid, du chaud, de la pluie, Jérôme ne disait rien, absorbé emplation de la dulcinôe qui, sans le. pouvait pouftanl plaire encore, c L.... Quoique veuve d'un coloire (mort à Waterloo), madame /miidité d'enfant, et ne pouvait se coloris qui, artiflciel ou naturel, ressortir la blancheur veloutée de médosé.

'ao moins soixante ans, goutteux, racontait, entre deux quintes de sa jeunesse. L'année précédente, l'avait marié à une jeune et belle |ui faisait pis encore, ce bon vieux i; ao fond, c'était un excellent le, le chevalier de Fondricourt, il nnu; vous l'avez rencontré plus peut-être , sur le boulevard Monte Fondricourt sait Gler une carte, ater la coupe. Un épais collier de our de sa figure, où la ruse et Taudemeure. Ajoutez à cela le cosit noir r/tpé jusqu'à la corde, pane, sollicité, mais en vain, par deux luttent d'adresse |»our le maintenir able. Dandy d'estaminet, papillon :igare à un sou, empestant l'huile 1 portrait.

ra quelques mots de compliment; ucôlé de l'éloculion, il conclut ex d'écarté. Ou se rangea autour de Saint- Phal et l'oncle d'un côté, ndelde Vautre; les deux cavaliers lérôme gagna les trois ou quatre

premières parties, pais tout à coup la chance tourna. Il perdit, perdit de nouveau, perdit encore; il perdit tout ce qu'il avait sur lui, argent et bijoux; mais cela n'était rien en comparaison des vingt mille livres de la future.

Il se faisait tard, la pendule aurait dû sonner minuitmais il n'y avait pas de pendule ;— les Frillet . mari et femme, venaient de quitter le salon, l'oncle jasait dans un coin avec madame de Sainl-Phal, notre Jérôme en profile et tombe à deux genoux devant la jeune veif^e. Que se passa-t-il dans ce tendre colloque, je ne l'ai jamais su; mais ce qu'on m'a assuré depuis, c'est que l'habitant de L... baisait fort amoureusement uue jolie petite main, bien blanche, bien fin^ bien potelée, que madame Blondel ne songeait pas à lui retirer. Apres cet exploit, il prit congé. Toute la nuit, il rêve chevaux, voitures, laquais, châteaux : ce furent châteaux ei! Espagne. Je le vis sortir de bon matin, madame de Saint- Phal devait l'attendre pour acheter la corbeille de mariage et fixer définitivement le jour des épousailles. Mais voici la catastrophe. Jérôme monte et sonne, on ne répond pas; il appelle, on ne vient pas; il cogne, on n'ouvre pas davantage; il se démène en furieux, remplit l'escalier de ses cris, même silence. II se met en devoir de briser la porte; attiré par ce vacarme infernal, le portier accourt tout effaré : < Madame de Saint-Phal? lui crie le futur déconfit. — Partie en voyage depuis ce matin cinq heures, » répond le tireur de cordon.

Quelques jours après, Jérôme firéval regagnait tristement sa province, où la nouvelle de sa mésaventure l'avait devancé. En traversant la rue Sainl-llonoré, à huit heures du soir, pour se rendre aux messageries Laffilte, il crut reconnaître sous l'auvent dune maison suspecte la jolie madame filondri : c'était bien elle.

Madame Blondel faisait plusieurs métiers.

Et maintenant, comme â tout il faut une moralité, voici celle de mon article : cherchez une femme hors des bureaux de mariage, ne prenez pas vos domestiques chez les placeurs, ne confiez pas vos affaires aux agents d'affaires, vous ferez de bonnes affaires.

LA RELIGIEUSE

MADAME Maria d anspâch

c titre n^eai point un aDachronJsme, c&mnie on ternû tenté de

le croire; et potirdétruiri* * dès le di^biit , {ùntts préventions fâcheuses , [\ SîlDlM d*wn cliiiïre. (Uus de iroii mille communautés reltrrieuses dé r mmes exUtent entore auionrdliuî.Snas don te le Ij'pe prîniiLÎf n été profondément a lier é, inaLs il ii*a poinl "péri. Vuiri , à cet eg^nl . toute la difTérence entre le p.issé cl le prciîenl. Ia Ioî de i790, en prï>cî»mniit l.-v II bel té de l'ouj^n^ement , a substitué la vocitlton 3 la vioIc]ice, t'édificalion au Rcandnle, Lti couvent i des sainies , mais 11 n'a plus de marljTes 1 La poésie , qui s*en était emparée comme d^me cho<:c imposante et m y s t*' ri eu se , a ptTdy peut-£tre à ce chan|,'enienl, La gril te impénétrable est tombée, TinfranchisNable cnceiole s'esl ouverte aui regards curieui, et llmaginition étonnée y a vainement cbercbé ce lrou|ieaii de victimes et CCS i-iu!itérilé:i barbarcR dont le tlic.Ure a va il ionp^lemps tiré ses con^binaîsons les plus dramatiifues, le roman, SCS sei^nes les plus émouvantes. Ces abus, s'ils ont jamais eiisié. ne constituaient <|n'iine eiception, et ne sont ^ plus qu'un fait bUtonque déjà loin de nous. Le couvent

i été rtsdu î

volontaire ouvert â luatts ki^H

repentirs.

Il Taut cependant reletw ki m dans le monde : ïl cit hhâ tni^l de valeur aux yeux de la McM/ri moius invîol^tAes. lUos lei les promesses rAitet pas d'être obU^toires poar j tités humaines. Cest j f[u'a été délé|çtié ie qui conlradeut avec ïlk«* p^mt dans le clet, ne sont pai mÊmMM ceui qui se Ucnt envers le MnllAi leur conscience le leur crie, I Charité ordonne de fuier sont rares en com |itnnM II i faits aux hoaimei, en de tant de précioticwi il éi | violés! La proTÎdenee, s*est assurée cooire le i les de la volonté par \^i gieuse : il leiiible, es cfil,^ ordinaire des venasl voluptés extêrientw qn i lions et des idées.

On i demandé i jour, dans un espril êê I

U REU6IEDSE.

té du chef de la ie€te philosophiii la vie momoitique est cotf iture et de la iociété.

ane ne niera que les couvents ne naturelle de l'état des mœurs et i une loi injuste étahli<tsait pour sorte de partage du lion, conflsun héritage de fortune, de titres stail-il aux frères et aux sœurs répée ou la robe pour ceux-là, et ? A ces existences brisées, à ces ne voulait plus, le cloître ouvrait et froide où elles s'ensevelissaient spentir, mais pour regretter; non naudire.

uestion se résout encore par Tafujourd'hui , aujourd'hui plus que ont une nécessité individuelle et

les besoins des sociétés sont, lus, de deux espèces , et Torgai*est complète qu'autant qu'elle )hysiques et moraux. Or, s'il est ricre soient un instinct de notre it aussi la base de toute société , ssements religieux sont une douï toutes les époques, depuis la sroe, la terre a-t-elle été coueuses d où sont sortis , pour le illustres exemples! On a parlé — Assurément, c'étaient de sum pauvres reclus et ces saintes it au jeûne, à la contemplation, ides, la science de la vie et les le place dans le ciel, /oisiveté , demandez aux détracest due, en Europe, la renais-

sont pas appelés .à vivre de la vie également au mouvement et é 9st des organisations exceptionconcentre, où l'âme et la pensée hysiques. A celles-là la méditaissi nécessaires que l'air qu'elles surtout pour les femmes, que la rai , avoir disposées exprés pour and nombre d'entre elles vivent quelque sorte purement morale, r sentir, leur existence est toute sur la société n*est pas le résulla te et personnelle , mais d'une fait des automates , la vie reliînère, et les fait ressembler à ces e rÉcrilure.

s cœurs usés, flétris, à ces femettent avec dégoût une vie dont saveurs pour leurs lèvres dessélées et méconnues, elles recher- )li, comme autrefois elles rcchcrses hommages.

ia jeune Glle sans appui que le »ite, qui n'est ni femme forte ni Là elle trouve une famille qui )rite. Religieuse, sans vocation onlrainte, elle goûte dans cette es douceurs qu'elle ne soupçon-

Icoces, qu'un don fatal du ciel

initie par avance à la connaissance de toutes choses, qui devinent le monde et le repoussent ;

Aux imaginations ardentes qu'emporte un insatiable désir au delà des limites de l'humanité;

Aux âmes d'élite , pour qui la prière est une poésie sacrée, qui s'élèvent, par leurs transports ascétiques, au-dessus des régions ordinaires, où ta religion se montre simple, douce, résignée, calme et forte dans l'amour (le Dieu et du prochain : à ces pieux fanati(|ues il faut l'imposante majesté de la solitude et réternelle perspective du ciel ;

A celles que le remords ou le malheur poursuit... là on fait pénitence, là le sort est impuissant à frapper;

Aux victimes d'une douleur pour laquelle le monde n'a pas de remède... enveloppées de leur tristesses, comme d'autres s'entourent de parfums et de plaisirs, elles trouvent de poignantes voluptés dans leurs regrets, et Dieu rend moins amers les pleurs qu'elles répandent dans son sein;

Aux infortunées qui cherchent dans le désespoir un refuge contre leur propre faiblesse... entre la vie et le suicide, il y a le couvent.

Oui , aux femmes qui ont trop aimé , comme à cellet dont le cœur est sans chaleur ; aux pécheresses, comme aux converties, i toutes les fautes, à toutes les faiblesses, â tout ce qui souffre et qui croit , dans tous les âges et dans toutes les circonstances de la vie humaine, le couvent apparaît, avec la foi qui console, et Dieu qui parle dans la solitude!

Quoique placés sur l'extrême limite du monde, les monastères ont subi plus ou moins l'influence des mœurs de chaque époque. La sévérité de l'ancienne discipline a fléchi peu à peu sous l'action doublement désastreuse des guerres civiles et surtout des guerres de religion. Le goût du luxe, favorisé par la richesse presque royale de certaines abbayes , ouvrit la porto à tous les abus. Il est loin de nous , ce temps de dévotion ardente où la religieuse s'exerçait à tourmenter son corps; mais ils sont passés aussi ces jours de scandaleuse mémoire , où l'esprit du monde avait envahi les derniers asiles de la piété. Aujourd'hui , la religieuse est placée dans les véritables conditions de son origine et de sa Gn; seule elle a compris qu'en deçà d'un zèle outré, et tout en se conformant aux exigences d'une société saiirf croyance, il y avait quelque chose de grand à faire en associant le culte de l'humanité aux pratiques de la dévotion et aux aspirations solitaires de la prière.

Les siècles ont pu changer la physionomie générale de la religieuse; mais son caractère est ressorti plus simple, plus admirable et plus touchant, sous les formes et les coutumes bouvelles.

Quand on se rappelle ce que les religieuses ont eu à souffrir à une époque fatale, on ne peut s'empêcher d'admirer le courage de ces pauvres femmes luttant contre les persécutions . sans autres armes que l'humilité et la patience. Et récemment, quand la révolution gronda pour la seconde fois dans nos rues , étaient- ce des femmes ordinaires que celles qui allaient , au péril de leur vie , chercher dans les i*angs de tous les partis des blessés à penser, dei mouranis à secourir, des cadavres à ensevelir? Mais, dites-vous, et n'est pas une femme que celle qui peut ainsi trouver en elle-même la force d'aider les agonisants et regarder les moits sans pâlir. — Voyf z pourtant ! ses traits sont encore jeunes et ses membres délicats. — Son cœur est de marbre. — Malheureux! puissiez-vous n'apprendre jamais par quels sublimes efforts s'acquiert cette énergie que tous calomnies!

Vous vous étonnerrfz de la quanlilé de larmrs qu'elle a versérs, romuie dt: celies qi^elle a taries.

Une femme ordinnirc laîssen mourîr le m.ilhmireii!t qui rccltime des secours, parce que son corps est îiîdeux * d voir et couvert de plaies d^iDt les miasmeîi conlagreia s'exhaleiil de ses vêtements en fiieuîïles. — Qu*il pp^se une religieuse, elle approchera sans h(??iïtef, elle louchera ces plaies qui renferment peul-*tre irn principe de mort; el si le malade a besoin d'un nppui, cUc ki donnera la main» s'il 1»^ faut, pour le conduire. — Et cependant cette fi mme a tous les instincts de ^on sexe : die est d*une propreté eilréme , un ordre tout rémiiiin a présidé d ri'>rrangenient de sa cellule, et sest vêlements sont d'une nHlelé îrréprocholde. Elle aime les lleurs dont les parfums font naître les douces pensces; file a de$ nerf$, peul-i^tre î elle est femme, enfln, avec toutes les f.iiblesses puériles des autres : il ne faudrait point parier que celle héroïne ne sera pas effrayée à la vue d'un rat ou d'une araignée; seulfmenl elle Vest p«s s upersti Lieuse, parce qu'elle est scincéfcmenl pîeirse.

La religieuse par vocation est plus qu'une femme, car sa mission e^t divine. 11 est beau» il ebi saint, ce carac-

lëre Je la viers^e nbr^tifuni pureté Téta l ) fimltîf ili«« a»^ i de ^a délicieuse 1I|rire , ta rjifiié i perdues dans !a chui^p «n grâce nifst^ue *ti* s«?i nmmimm^È,m^ don de rinnfM!enc<!? qm nM^wi^b^ Cl Ile pudeur diviiii* enfia^ la pivMti sapte parure de k f^inm*, igtUteév gît use et vcs mérîtiii pftnomtli èpiirf

Le noviàai mi la |irriiiigff pÉMà%^ C'est le tempît d'épreaiai. ù \ tions, son luxê «I nett f»bi»ii^4 du couvent pour db|»iilcr à \ lombe. (Test ea vain. Dieq [ hie fille s*avanc« d'an f^ I vmesdu ciel.

L*èpn«uve durt pTsit nn m ferveur de U pù§imlants. L exercices pieuîc, la vtgftaaei ^ ^- foi . la foi ardente 4|vi jMiitai «i 1F^ justice da^ derni^rei réfoUn la Tvfi €>& est fait : i%t?iirB ém trhtiirtft ^^

LA RELIGIEUSE

I la cloche du monastère. Dès e demeure a été ornée comme ' la fiancée du Seigneur va pa- \ cierges brûlent, l'cnccns fume, . La néophyte* couverte d'habits rtce et soutenue par son père et Qt appelés à les représenter. Le rs la postulante agenouillée, et.

uées pour In cérémonie, il lui ouchanle allocution. 11 dit les ictions et les grAces attachées à ignale les ccucils et les ob^taijoute rien ; il avertît, il exhorte, à tour... puis il invoque le ciel, ûsente sur un plateau d'argent La jeune fille se prosterne, et rélégante chevelure qui faisait <{ inutiles, les vêtements monissent à découvert la robe ausquitter la religieuse. On étend prêtre récite Toffice des morts...

chaste épouse de Jésus-Christ !

, instruire les enrants, secourir vous avez acquis pour toujours ivet des mourants, de prier, de mmes! Jeune vierge, les austéacéralions de la pénitence, le I solitude vous attendent; allez, ^ et Dieu vous voit!

re son premier pas dans la vie nés rappelleront désormais ma 1 point encore rempli toutes les «a prise d'habit termine le posinitiation, une préparation A un rofestùm est le dernier et dôQsligieuse, qui prend dès lors le

i'hàbit n*est point déterminée ; X dispositions de la postulante , e la supérieure. La profession ix mois après la prise d'habit.

; ne sont pas apies à devenir choisies parmi les postulantes )arce que dans les maisons enqu'est confiée l'instruction des 3urs occupations habituelles cxi-

hœur les professes chargées de lies assistent le desservant dans ércmonies et chantent les psau-

'erses est donné aux religieuses leuvont ni participer a l'éducaiijer les autres travaux des proont purement manuelles, et se riels de la maison. Ce sont les nent... Bonnes et simples filles, murmure leur jiénihle lâche de insi la destinée chrétienne et les le la femme : la patience et la irait une erreur profonde et une conclure de celte position des î d'infériorité. La religion ennorhumilitc sont particulièrement

ne repose entiùrcmenl ^sur le ternelle. Au couvent, toutes les s, comme dans toute société il

laut une direction» un principe actif, les religieuses ont reconnu la nécessité d'obéir i une impulsion , à une autorité unique. Or. quel guide plus sAr et quelle autorité plus douce pour des sœurs, que l'autorité maternelle? Les religieuses ont donc choisi parmi elles la plus digne, et elles Font nommée ahhessê, c'est-à-dire mère. Depuis la suppression des bénéfices, le titre d'abbesse a été remplacé par un autre plus approprié au nouvel état de choses. Les abbesses ont disparu avec les abbayes; il n'y a plus, aux yeux de la loi, qu'une simple supérieure de communauté. Seules, les religieuses lui (ml conservé le nom de mère. Q\i*[\ y a loin, sous le rapport de l'autorité temporelle, de la directrice actuelle d'un monastère à ces fières possesseurs d'abbnycs qui rivalisaient de grandeur et de richesse avec les puissances du siècle ! Qu'est devenue l'orgueilleuse souveraine de tant de vastes domaines, qui marchait la crosse à la main, décidant en .dernier ressort des biens et de la vie de ses vassaux, disputant la préséance aux princes de la terre, reine absolue de deux empires^ armée d'un double pouvoir, abbesseet seigneur suzerain? Il serait aussi difficile de trouver aujourd'hui dans les communautés le moindre vestige de l'opulence des abbayes, que de reconnaître dans la directrice des sœurs de la Charité une descendante des abbesses de Chelles ou de Fontevrault. De combien d'ambitions ce titre n*étail-il pas l'objet . et de combien d'abus ne fut-il pas la source? Si l'on en croit certains historiens, ce n'était souvent pour les femmes, comme pour 1rs hommes, qu'un bénéfice qui n'emportait aucune obligation, pas même celle de la chasteté ! Un grand nombre d'abbesses étaient mariées, et cette dignité servait de dot à celles qui ne l'étaient'pas. U religion, moins en crédit sans doute depuis cette époque, mais mieux comprise, a mis Qn aces scandales. Aujourd'hui le titre très-peu ambitionné de supérieure est le résultat de l'élection, et l'autorité qu'il confère ne peut durer plus de trois ans. La supérieure redescend alors au rang de simple sœur, 'à moins que. son nom ne sorte vainqueur d'une seconde épreuve, qui ne peut se renouveler au delù d'une troisième fois. Qui songerait , d'ailleurs , à briguer, autrement que dans un esprit de morlification et de dévouement, une fonction qui n'apporte, on compensation d'un pouvoir précaire , qu'une responsabilité immense et un surcroit de charges et de travaux? On a beaucoup parlé, à propos des communautés de femmes, de petites cabales, d'animosités secrètes et de rivalités mesquines En général , on sait que le gouvernement des femmes n'en est point exempt. Mais on n'a pas fait attention que la vanité féminine, source de tant de misérables passions , éveillée naturellement dans le monde par la soc\pÀé des hommes, s'éteint d'elle-même dans le cloître, faute d'alimt nts.

La supérieure doit maintenir la paix et l'ordre dans la maison , écouter toutes les réclamations et faire droit à chacune, réformer les abus, prescrire et régler les cérémonies , admettre les postulantes et les novices , choisir les professes . administrer les rentes de l'établissement, veiller à l'entretien des jardins et bâtiments, et faire les ac<]uisitions.

Les maisons des religieuses sont , en général , belles , commodes et spacieuses. Il y a de larges cours et une ch.ipelle. Un jardin est enfermé dans l'enceinte, formée dft hautes murailles. Chaque religieuse possède une cellule donnant indiQ*éremment sur la cour où sur les jardins , rarement sur la rue, et garnie de barreaux de fer et de rideaux fort épais. li, point de meubles de luxe, l'indispensable et rien de plus , c'est-à-dire un Christ, un bénitier avec un rameau bénit, une chaise et une pc-

LA RELIGIEUSE

Dame de Stint-llioinu de Vilh:neu¥^

llte tnble. Qiiolquefois, sur une planche clouée au mur, en forme de bîbliolhèque, sont rangés des livres de piété. Bossiiet, fi'urdaloue, Nassillon, y représentent toute la lilltM nture sacrée. Il va sans dire que ce luxe bihlîographiquc n'appartient qu'aux professes les plus Icltréfs. Les cellules les plus fastueuses sont enrichies d'estampes modestes, dont les sujets ont été empruntés h l'ilistoire sainte; quelques-unes même sont ornées d*une UHe de mort. — Eloipiente, mais inutile leçon d'humilité dans cos asiles où tout parle de pénitence et de mort! — C'est là que la roli^neuse médite, prie, ou repose après le travail de la journi'e.

Tour; les jours, les religieuses entendent la messe a la ch.'ipi'lle de rélablisst^ment ou bien à l'église la plus proche , ri se présentent , au moins une fois par semaine, au tribunal de h pénitence. Bien qu'elles ne soient point forcées du prendre pour confesseur le directeur de la maison, il est rare qu'elles s'adressent à un autre ecclésiasii«|ue; car c'est presque toujours celui-là q^i a reçu leur confession générale A la jirise de l'habit monasti(|ne.

Chaque religieuse a son emploi spécial : les unes sont

chargées des traTiux à \'tà% pauvres, pour elles-nèM pieuses ponr Tormer ks vouées à TenseiipiemaiL

D.in8 les pensionnats, h jsHi sœnrs montrent A levrsélèifilil mille antres petits onTraf^esaM d'entre elles connaissent le êmm leur direction. desflewseaclHi Dans les classes d'enfants parai gnent pas de leur apprendre é ftî postulantes sans dot traTsillal p

La sœur tourière est prcpHiii répond anx visiteurs. GTest arfU converse qui n*est plus jcnne.

La sœur qui enseigne reçd^M anciennes éléTes, qui ont pmâ bliée. Elles Ik consnltenl dns k de leur Tie. Si elles sontBvîiHii l'enfant venir occupe , qu>KCupaitsa mère.

Les plaisirs des reHgieMi i

LA RELIGIEUSE

ne qui ne sont pas cloîtrées {;orlent raremenades dans le jardin, la culture des des cantiques, voilà leurs plaisirs et leurs

I n*a pas de passions , pnrce qu*olle n*a ùUe est entrée trop jeune dans le couvent auvais j)cnchnnts oient eu le temps de se

8 le monde. Et comment uaitraionl-ils

9 dont ratmo<;pli<Te étouiTc ceux qui. par nus s*y ensevelir? I^s passions naissent I et de la volonté de les satisfaire, du wu deTexemple (|ui échauITe Tiinagination. toujours en garde contre son cœur, ne nauvaîses penscos le temps d'y germer et se. La religieuse ignore le monde qui l'i-

d.*ailleurs , uniquement de la vie spirinporte peu quo ses serments soient rati- ■mnes : elle lient à Dieu ce qu*el1e n'a su. On pourrait s'étonner d'une telle force considérant la faiblesse physique et la Ile des femmes; niai-t il faut remarquer est tout aussi bien un soutien qu'une

» cependant, quoique sans passions, les

«ussi filles d'H!ve, et la perfection n*est I r partage. Si les vices du monde .sont ; "venl . les petits défauts y varient à l'inmissi son orgueil et sa vanité. On ne veut qu'une autre; on s'efforce de valoir darougir en recevant les félicitations qu'on s. On évite le mal par crainte du bblme, .ximilier devant un confesseur sous un Tout cela n'est pas la vertu peut-être, invénienl du bien.

pas dit sur les rapports des religieuses leur spirituel? Le monde en a ri, quand

eu médire. La poésie elle-même s'est ens de l'innocente et un peu naïve phyliiil homme y attaques aussi peu méritérs I peu chrétiennes de l'autre. De ces pré- I de cetto vie toute conGte en oisiveté et

de toutes sortes , il n'est resté d'inconral à l'humble successeur du directeur de inistére iiénible et une médiocrité labochesse des anciens couvents de femmes isque dnns la demeure de recclésiaslicjue er leurs consciences, on conçoit qu'elle a

depuis longtemps. La muniliccnce des trouve aujourd'hui singulièrement reseuvrelé de la pliipnrl des communautés , les ne s'exercent plus guère qu'an profit pécessiteux. Une aube brodée de leurs lies n'ont fourni que le travail, et le plus )t de moindre valeur, tels sont les témoi- I brillîinls de leur reronnaîssance t-t les r xèle pour le bien-être de celui qui s'est ;aide et leur conseil. L'émulation au trapour la perfection sont les seules rivalilent sans les diviser.

■y parle fait même du mouvement moral truire les couvents, les causes dos calornlient l'objet, la méchanceté et U frivolité Ht plus à s'exercer que sur elles-mêmes, ilité de se prendre aux personnes et aux ligioD. Comment s'attaquer, en ellet, à ces os voyons pas>er de loin en loin comme rias admises seulement à supporter les société au milieu de laquelle elles ont

dressé de toutes parts leurs tentes ho^pistalières? Ce que les malheureux, qui seuls ont parmi les religieus-s le droit de bourgeoisie, nous ont raconté de ces paisibles cararansérails de la charité chrétienne, a imposé du moins silence à ces esprits bornés, privés de la faculté de comprendre ou du courage de confesser. Si nous n'avons pas aujourd'hui pour la r« ligieuse l'admiration qu'elle mérite et qu'elle ne recherche pas, nous ne lui contestous point, en revanche, le droit d'être dévouée jusqu'à l'abnégation et sublime impunément.

Tous les ans, à urte époque fixée, les maisons principales qui ont des religieuses en province les rappellent. C'est le temps de la retraite; c'est aussi, dans les maisons enseignantes, le temps des vacances. La retraite dure ordinairement huit jours, pendant lesquels, toute occupation cessante, les religieuses se .sanclifi* ut par la prière, les exercices pieux, le jeûne, la méditation et les sermons qui leur sont faits. Alors ont lieu la nomination des abb(*sses, 1^ renouvellement des promesses et les différentes cérémonies de linitiation.

Des premiers instituts sont sorties, comme mille ruisseaux d'une source commune, un grand nombre de maisons analogues, diversement dénommées, selon les temps et les pays. Le fond de l'institution est le même, et la règle n'a guère subi que de légères modifications : la différence la plus sensible et la plus réelle entre les communautés du même ordre consiste dans la richesse des unes, richesse provenant des dots des religieuses, des donations particulières ou des subventions fournies par le gouvernement. Cette uniformité Je vie enlève à la physionomie des religieuses d'ordre différent tout caractère d'individualité. 11 y a plusieurs milliers de communautés, il n'y a qu'un type pour toutes les religieuses.

Bien que, dans l'origine, la vie ascétique ait été le but de tous les instituts religieux, la civilisation leur a imposé de nouvelles conditions, et les cénobites ont compris la nécessité de se mettre en rapport avec le siècle par une réciprocité de bons offices. Pres({ue tous les monastères ont' joint l'enseignement et les œuvres de charité à leurs eonsiiiulions ))articulières.

Les communautés religieuses d.'s femmes sont aujourd'hui de trois espèces, enseignantes, hospitalières et contemplatives.

Les sœurs grises, ou servantes des pauvres, instituées par saint Vincent de Paul, en 1C55, appartiennent à la fois aux deux premières espèces : elles prennent soin des orphelins, des enfants pauvres, et se vouent au service des malades et des indigents : double et sainte mission digne du génie de l'cipùlre de la charité.

Avez-vous quelquefois rencontré dans Paris une longue file de jeunes fillesdetout Age, vêtues uniformément d'une robe bleue, d'un simple bonnet de toile blanche, clieininant deux û deux sous la conduite d'une ou plusieurs religieuses*.' A voir l'air modeste, la tenue décente, le respect et la soumission des unes, l'infatigable sollicitude des autres, vous diriez des enfants sous la conduite de leurs mères. Ces enfants sont des orphelins, et ces femmes sont leurs mères selon la charité! Découvrezvous, et .saluez les filles de snint Vincent de Paul ! Oui, saluez bien bas ces humbles et sublimes femmes que Dieu susrita pour servir d'ang«'s gardiens aux enfants (jui n'ont plus de mères, à ceux que leurs parents ont abandonnés, ou que la pauvreté a b<mnis du toit pater* nel? La Providence veille sur eux sous les traits d'une sœur grise. Oh ! maintenant vous serez bénies entre tous les enfrfnts des hommes, pauvres petites filles marquées par la naissance pour la misère ou l'infamie. Vous grandirez tout doucement sous l'aile de la charité, à l'abri du

LA

fr)id, sans crainte de b faim et sans sooci de rr:«Bir! Ditro et vos mères p.ir a toplion y poorvoiront. Votre esprîl sera cultivé, roire im*t fio-^nnëe à la fertu : on loos appreodra h saje-ise far les exemples: on toos enseîgnen lei choses qui »uftî<eDt aux besoins de !■ m; on TOUS fera le chemin f ici le. et pui< l on voas dira : AHet ! Mais si le monde vous est hostile, si la vie tov est amer»-, souvenez -vou> qiVil y a ici un a^ile et du pain pour ceux qui ve;:!eni se sanclitier par le dévouement et les b«}mies œîivr.s.

reliiieiso Je Siîr.t-v"ncûat Je Paul «cwr grùeV

Ainsi dirent et font los s-iiiites Cmmes. Plus d'une est jeune *»nc..'r.' c*»p.îcdant: mais h mêdîtalioa et la prière l'ont faite vinill»? |.our l.i sagosso. D'autres ont blanchi Jan^ h pr.îlique des vertus les plus dîfSciles. Le zèle ardent des premières sera lemp»*r»» par l indilgence éclairée des seconil»^s. el ch^r'ine me»n ainsi au service du troupeau qui lui e^l rorifié ce que la nature lui aura dêr.Trti de f -rces et de ficiîtés utiles. Et tout cela se fera n 't'irellement. san< elTorlN, san« autre p€n*êe que celle du bi-ii. s.ins autre ambition que celle du ciel.

C't*st ure chose m*»rvoîlleU'ie et consolante à voir, que la f''»t!'=-nce et h d-vjceur de ces admirables institutrices à qui de petites filles, leurs élevés, disent simplement ma srur. •]»» sont leurs <ip;:r<. eu pffel. et piesque leurs ci>nip.ijn*»>: cr:r elles p?rfi,::enl quelquefois leurs jeux. et>':>-«>ci'V.t vn'i-intiers à lv\< leurs plaisirs pour les diriiTiPr. Deux f is par jour, ajres l'eu'^eijnement relideux, !•>'» leçon-: ordinaires d»» la science nii-^e à la p'.>rtée de tous los .l^vç et de Inutes le< inteili.jeuces. et le travail arc iutumé de l'iiiruill'?, le^ b'^nnei; sœurs s'efforcent de redevenir enfanîs pour la plus grande joie de leurs élèves; comme p'Vir mettre en pratique cette boile parole de l»ur divin Miitre : Laissez venir à moi ces petits enfants. L'oisive!"'. Ci.t'.o m nivai^e conseillère de l'eiifince. ne h m te | oir.l la m.:is<m des sœurs On s'y levé de bonne heirre p««ur avrûr plu^ de temps à donner au travail, et la pri»Te ouvre la journée : chique action comm-ncera et ticira ainsi. Il ■.--it b)n que 1 homme s habitue, des son

a-i-«fiie I relcBlîr U dack. q«|

4ol u» ttU santfhrci w^

La îiliiiihfr ilr m mnÉiai mm praiê qm rdoiC Ams tome U «{i ^ n fond, svrvBfiêiefUlc&WiiKtî {Tijmêrp avec In kaku et « ^i l'nc Mmdaière i^ a «s pieéi ^a fdioa! OB<iraiftran$e4«liitt)i sur le repon é» c»bvts i'M»te« petites orphelines domat énns^ la garde de celle na^ 'îien*. m la regardaal« et, le BatiB. «ix^ BOvvesB diBS la éemi-^ïonhiii raaadeiit ca hésitant si ce v'<f< n on la rnlinnilimi dn rive 71: eproledioa fins active et pis- ■ sommeil. Les hennés «e«i bv toor à toor, pendant U nîL «1 plus firoidcs nnits de Whv s ne ronde pieose. Les orpheiiss mm mîr en pniz jnsqn'an kad'nai

Nais le aMmeat e4 arrîv- . n* des lits. sHninlaf lef »"« 0 jeanes. On s'agenBeille, «a ran I se rend dans la salle de tnaà-U

\€% repas, les récraniianf tf ki a

pli<<ent la juiainù..

I Qaelqaes ètahlkaeaKnli wn a I des enbntsdesdcu MK^Laoi < variés, dans ce cas < t intelligence. Lesi . ducatîoB des petits [ i difHcîle â renpBr. Ce \

rimen^êes et les pins

crratesqae. On

vis de leurs élèves venter, poor semnetlre de ^ châtiments qaVilcs uuitt ësm si<ftie hoitaet ^diw jîgMh la roufe fait jastice des meriteav:

damné â ftower la Même: sa ^ci les fautes des grands cnayallB.

exemples soat rares, et k jmÉBi déminent poor la clëaBcaec. Ia ^ trances, les rnrnm iiii lagaTi il hia coup pins frê^entsVae les paiâ Vincent de Paal se iinniiaaiBf^l sée sur U charrié, et lim ^lamii maxime et poor devise : paidm ai on livre pieax. et. qacifarfH. a ane petite crviix. telles mnl hs aa mérite on de la sagewe, calftma bien rooias puérils qaekflMiik^ cirent toutes ces chiaes iaBaaâa pellent le talent oa la

A douxe on Irei» i an état. Ils qaîtteat jeanes fiUi

ânes restcai diBS la lard poor

Soavenlli desd I

le bien 1

LA REUGIEUSE.

It

ir ■

it'

Dame Carmélite.

M hakiïie, l'artisan qui manque de bras pour s* Tiennent demander à Thospice un enfant à t fille é doter, un jeune homme à enrichir. tm, la gentillesse de Tenfant, autant que les fjfs des rcligieuse8,4)laide en sa faveur et détIioIx. Alors, après les informations les plus r et les renseignements les plus exacts sur

m vous êtes reconnu pour un homme émi- LOral, animé des plus louables sentiments a rotre futur pupille et capable de poun-oir à K^inSi les bonnes sœurs se décideront peuls^ iModonner, en pleurant à la fois de joie et K^ enfant qu'elles s'étaient habituées à aimer. r^[3|ilsons sont consacrées spécialement â Té-

4QDfants des pauvres ouvriers ou des familles K : celles-là ne comportent que des externes. ■M^ de pourvoir aux besoins de Tétablisse- ^Kidé un pensionnat. Si l'enseignement y est ^ peut afGrmer que les soins n'y sont pas

'^lus de dévouement : c'est toujours l'esprit ^«ot de Paul qui anime les religieuses et vi- ^Mfres.

Tels sont, en gônéral, dans les communautés enseignantes, la vie et le caractère de la religieuse.

D'autres soins la réclament dans les communautés dites M'pitalières, Les pauvres, les malades, toutes les infortunes, toutes les infirmités, toutes les misères, la convient tour à tour. Le nom de sœur de charité appartient spécialement aux religieuses des hôpitaux. Leurs mœurs, leurs occupations, leur genre de vie différent entièrement de celui des autres religieuses. Leur but est plus rcstreint; elles ne reconnaissent que les malades pourvus de bons certificats, et n'exercent la charité qu'd bon escient, sur \evisa et avec l'autorisation de M. le maire et du comité de bienfaisance. Leur dévouement ne franchit pas les murs de l'hospice ; celui des communautés dont nous parlons embrasse l'humanité tout entière, et s'exerce sans contrôle. La sœur de charité est un type à part dans la grande famille de saint Vincent de Paul.

Âvez-vous jamais vu passer prés do vous, par une sombre et froide soirée d'hiver, une de ces héroïnes chrétiennes communément appelées eervantei dee pauvres? N'est-ce pas qu'en apercevant seule, la nuit, dans une rue déserte, bravant l'intempéne de l'air et la rigueur

r.iri>. - Iui{ r:merie de Edouard BLOT, nu Stinl-Loai%||

lO

U RELIGIEUSE

de la siîson, cette femme qn! glissa dani Tombre, comme le génie de la biênr^tsaDce, n'est-ce pas que ?oui avci sculi voire cccur bal ire d'une saÎDte admira* tian, et qu'une lîirme est tombée de voire paupière? — Unique el sUenc'cux bomin<*ïge rendu d la plus belle dei vertus, il le seul vraimeut digne de li relifteuseî

FŒur uc 5oîrp-raïiie ae ban ^coon*

Oii Tâ-t-elle cèpe nd^int d^iti jm% si rapide, A Y le riche fastueux ouvre d deux batianU, à UDeiinltllad« parrumëo. $e^ s^l m> écinUmts de lumiOre et dlurraonier à celle hi ure ou ka fouîmes se pareut pour le monde, où le ^â}^t\ re^Eé cKt^i lui. eicite Tardeur de sou forer qui flamboîe? ^Jiuiutl rhher et la nuit couTieat tons I et hommes au plaisir, où va la religieuse / Die Ta, elle au&st, ou le pliifir r^ippelle... eîîe Ta j*orter du b-^îs au foyer éli-iiit d'une pauvre veuTe, du pain « une fa* mille alTamée ; elle ta disputer à la tombe ce père »^ niïwint. priVltpier de$ secourt à Tin fortunée qui enfante dans Taband Jn et le di>pùmeut. «u mitade qui ce tord f ur uu lit de d«>ultur. Elle parle du ciel au mourant, dV vèuir et d'espérance i TsTlifte ï|:norê> Â tooie heure da jour et de U nuit. dan$ le» | rtion^, din& les manurdef, elle apparaît, proniera*' ïiviule.inédeciû de rinaeHdm corps, lé^ br =.^ ib:rgê^ d'iuméncf , el les léfues de Gondola tioi3>. ria^ d une fûf. appelée pré» du lïl m \lmp\te cxpiri'^ en blvs^ïliéni^nl: dan* une prison, prêt d^nn «selerai <\\\\ mt-.Ti m nhni E^ïeu. parce lUt-. pendant u. Tie* il a ni^^ la vt-^rl;K Tb^iKo urrauU dis paitm$ ë &ît ce que n'araient pu faire m rautorilè do prêtre ni b juMice împUrable dt f bi^mmes. Ia scie7>ce de TatJiêe s'est iacUn^ devar.l h îoi arderii? d%;ce nmple ffume^ «t k f cèlerai a comf rf:^ Dk^i expliqué f>ar une Siînie. Que ée mirarle* îc iv p*nrc ?c >^i.l fir^^^ que de secrets eafermé$ dai^f \f izlT\ d'une nrli^icu^: que de solenodi aveux e'ie a r. {.ss a rheure i^r|a^me ! Pieu seul dirr le r-^^-rsibi^' d'nîi:>;rcf ir:F«irïu:5ès^ d\-hscnri tirui, de ff n-t# p('!M^ ;ne*, de lalcôU aronés H ée tBs sins ncm ^d ce $^^1 éteinte enti« sts ki» *

uCt COTDm^lMlltn 1

|iar lenr mnlttplJcHé mint« èi I tnîU sailliDls dtt fia \ um'tn iinmiice, dûiteal i

Ls 9murÊ de JfoIrie-JiMftI ttiféct spécjalenaenl pov i m Ht des moiinitti. C'est à i garde d^ morts aTâDl leit 1 lesridiM 0iit égilenieni èniil rolnîstérft. Qn^ad rime s'esti le firètre mt tout r^irâ« e"«d II 4 MM» dm èMi cicoi^i. La ii reur |i1aiieMt sar Im maifon Jules, i 11 Iflcar donteoie ia i

\àm dépodte qui leor a ité i et ipu se pme «Ion dans eof tt* poqrprixdc tant de 4 qiieli|«e idfilalïoo du ^naà i quels mncliB |ieiiv«nt < ardente, it si li janiet é leur UÈlertÊsiêom f Qoel^m 4 pièces dtf Mil ■Mil , aoB pon comuAM^é, viité lea ligne eéllft <|«i sarediifféti mispiee, et cellft4i sera ni# Uar yélBMsnt, nakcee I hl

samniettt le éeail cimiiinjoar.

LA REUGIEaSE.

nées à réconomie domestique ; elles apnrtas et les talents de leur sexe. On y enrot les langues Trançaise et allemande, les isités dans le pays. Leur costume se comte de drap^noîr, d*une pèlerine de même néme étofTe, et d'un voile qui s*étend sur (ipe. Elles ont de plus une croix en aria supérieure générale est en vermeil, iscriptlon, d*un côté, ces paroles : Les ueignh,.. La charité de Jésus-Christ est utra : Heureux ceux qui sont miséricor- , Ui hénis de mon père. Sur l'anneau qui 1 sont gravés ces mots : Un seul corps et

la Charité de Saint-Maurice ont à Char- D principale. Elles se consacrent aux soins i l'éducation des petites filles. Elles s*envœu spécial, à aller s'établir dans les coillet en seront requises par la supérieure. brtinique, au Fort- Royal, é Saint-Pierre, •e, é la Basse-Terre, à la Pointe-à-Pitre, â içtise. Pèlerines sans patrie, elles vont travers tes mers, braver d la fois la mort, les ennuis de l'exil.

Sœar ae xsaint-josepA.

^ Saint- Joseph, établies à Lyon, se consacmenl des prisonniers, dont elles parta-

la captivité. Elles préparent de leurs it elles-mêmes les aliments à ces malheules quillenl pas, et, à les voir si empres- IX, on les prendrait véritablement pour i mères des prisonniers. Même après l'exr peine, elles ne les perdent point de vue corede leurs conseils et de leurs secours, lout sont Tobjet de leur sollicitude. Elles r elles une maison de refuge et des ate-

Cette maison, située à Hontauban, a pris

le nom de SoHiuâê de SainU^Madeleine. Les pénitentes y sont an nombre de cinquante. Leur principale occupation consiste i dévider de la soie. La communauté leur abandonne unVinquiémede leur travail, et elles y jouissent d'une certaine liberté. Un grand nombre de femmes et de filles que leurs fautes avaient éloignées de leurs familles et de la société trouvent ainsi le moyen d'y rentrer bonorablement.

Les filles du Bon-Sauveur, de Gaen, embrassent toutes les bonnes œuvres à la fois : les sourds-muets, les allénés des deux sexes reçoivent chez elles des soins particuliers. Elles forment aussi des maîtresses d*école pour les campagnes, et vont soigner les malades dans les épidémies.

La maison renferme encore on dispensaire où l'on donne les premiers secours aux blessés et aux malades qui se présentent.

Les filles du Bon-Sauveur ont enfin un pensionnat de jeunes personnes, une école gratuite, et une pension de dames, qui ont chacune leur appartement séparé.

Les dames de Saint-Michel sont une variélé de l'ordre des Augustines, qui n'existe qu'à Paris. Cet établissement a un triple but : c'est à la fois une maison de repentir, un pensionnat de jeunes personnes, et un lieu de refuge pour les dames veuves et externes, qui y trouvent un logement et la table. Les différentes classes de personnes réunies à Saint-Michel n'ont aucune communication entre elles, ayant chacune leur réfectoire, leur cour et leur logement.

Les pénitentes s'y divisent en trois classes : 1* les femmes ou les filles amenées par ordre des tribunaux, ou à la réquisition des parents ; 2* les jeunes personnes audessus de quinze ans qui se présentent volontairement; 3<^ les jeunes personnes au-dessous de quinze ans, dont le caractère et les mœurs doivent être réformés. Le règlement y est sévère et paternel en même temps ; la variété des travaux et des occupations de la journée éloigne l'ennui et les inconvénients de l'oisiveté. Les exercices pieux, la prière, le chant des cantiques, les conversations édifiantes, les sages exhortations, et surtout les salutaires exemples des religieuses, épurent insensiblement l'âme des pénitentes, et les rappellent, par une douce habitude, à la pensée et i la pratique du bien. Il en est peu qui résistent i cette sage discipline, à cette constante et habile séduction de la vertu : beaucoup deviennent, après une courte épreuve, un sujet d'édiGcation pour leur famille. Plusieurs, accoutumées au bonheur paisible de celle demeure, demandent avec instance la faveur de n'en plus sortir.

Le pensionnat est dirigé dans un esprit de simplicité et de modestie toute chrétienne, qui n'exclut pas la force et réléva*ion de l'enseignement.

Le corps de logis consacré aux externes est merveilleusement approprié aux dames et aux demoiselles qui, n'ayant qu'une fortune médiocre, désirent vivre dans une liberté et une aisance honnêtes entre le monde et le cloître.

Annoneiades célestes. — Jeanne, femme répudiée de Louis Xll, se réfugia à Bourges, où elle fonda un couvent de l'or^Ire de V Annonciation de la sainte Vierge, ou des dix vertus de Notre-Dame. Jeanne elle-même composa la règle de son institut, qui prescrivait beaucoup de jeûnes et d'austérités. Cette règle contient dix chapitres, dont le premier traite de la chasteté de Marie ; le second, de sa^prudence; le troisième, de son humilité; le quatrième, de sa foi; le cinquième, de sa dévotion; le sixième, de son obéissance; le septième, de sa pauvreté; le huitième, de sa patience; le neuvième, de sa piété; le

diiième, àé sa douleur ou compassion * Jeanne donna â ses religieuses toutes les insinictions nécessaires pour imiter h sainte Vier^îe dans ces dii vertus sacrant par le vceu de cbftstelé, â s&n exemple ; en gardant le silence â certains temps* pour imiter «a prudence; en seFOumettanlà la supérieure^ qui doit porter le nom tVancelle ou serv.inLe, pour [miter son humilité; en ne rcceïanl jiuînL de^i novices ï^usj^ectes, pour imiter sa Toi.

Les relipîeuses porUiient un eofitnme dont les diTférentes conletirs devaient rappeler sans cesse a leur mémoire la sainlt^lé de leur état et de leur^ oldij^ations ; il consr^tatt en un votlc noir, symbole de d^iv-nlion; un mante^iu ïitnnc, enalilcmcd«2 pureté ; un scapulaîre'touge, en souvenir de la passion; un habil brun, sij^ne de pô» nilenccï un rubau lieu f^nspendaît une médaille d*argeitt; unf^ corde ^ dix nn^udif leur rappelait les dix vertus de Marie, et le^ lroi> bouln ili: cette corde, la llajîclhtion de Jèsu.'ï-nbrist tliilln, la rondîitrice Gt donner un anneau ù ses îcliL;ieuî4es f"Our la profession, comme une mcirque de h fui élite ifrrclks dtn^aîeut garder a Jésus- CAmt. leur éf^ous, Los davm Ànnmtîadcs cctalci enseignent les enfanls de?; cLi^srs indigentes.

Les sœuTÊ hoitpiiaUfiYS fft Sninl-Thùmui àe Ville' nmvf. Os r(*lij;itnisrs du IÎ'ts ordre de i:^ a înt- Augustin furent êr;ih'i(-^ (înrs.iînt ïlmmrtsdc Villcmnivc, en IIDO, Lc'ur but OKt diîsrrvirbr^ pinvroj* maindcfî et d'instruire la jï'unis ». La c^Téniinre de ioiir ^irufcssiou offre une parlimiîiril^"* Tm.ir«|u,iblp r nup pauvre femme le.^ em- Irnsse ti leur im»t un nuno;in au doigt en leur disint'; SouvÉ^nei-TOu-î, ma cb-Te sfrur, riue vous^ devenez b servautc des pauvre.-,-. Elit s rivoiv*ent un secours annuel de sîi mille fmHCs.

Les dn m rs b^n *'di H i nrn de V A da rtt Uon perpétua l le dti Mfsint sacrement fout dei* viptiie ^im[»les. U seconde t|ualiûc,irion ajoiUôe a leur nom fient de ce <]ue, dans chaque cguveu,, î\ y a toujours une religieuse en ^vlàva

Les âanm db SmUH-M^m i

sîiAples promemei Uar eo i dure deui ans* Elles te i mer d€S instilutricei pour In i pour les eatnptjmes. Oa n'ciiiti il sndit qu'elles pifftit lesTf et faisênt les frai» de Imr I eovjijces dans Ici eoloaitt.

La nouvelle légïtlatioo a rHïi il des maisons eontemp'alkm, ' ieulsp qui peut sertir dt tfpe | m cilles de li réfornie de d*Ëspagneen Pranee en IGdL

La régie de cet ordre sreurs sont ton] ours mlées; il voir personne; le silence plies, qu'elles disent fprét i lendemain ; elles chtotail i cinq heures en ^té» à sii en dantune heure. Lei exercioeiâ»| leur jonrnée ; elles jeùneall institution csl la prière povrl nent» pour les iafldélei «I ki | formé d'une paillai» de i portent le cilicej leur eosi que de couleur iitiiiûnt, d'ttMt scapulaire de même eouleir fM )t 1 foile noir; an chœur, tWm Mil

Les^aMa rlbatUMiusiçi êê j encore EéUtMùeÊf {iretiqoÉil i tueUf.Qes* ii nent un pem

Les relî^if i siècle, du lei de

LA BELIGaSUSE.

igle et leur donna sa sieur pour

son frère et de son oncle y

)rtent, poar marque dislinctive,

;e d*an doigt, sous leurs habits

»/tiuj*dM'

le do la* R(^collection.

stines de la Récollection, dites tiers ordre, où Ton reçoit les

règle de saint Augustin, leur scder en propre, leur a fait égapour la communauté, ic distinguent surtout, comme une extrême sévérité de prin tur règle qui leur a fait une loi de leur part, Tobjet d*une sol elquefois exagérés. Il y a quel ie de ces communautés eut bc ns urgentes, et Tenlrce du cou i ouvriers à qui elles seraicni était grave, et la question déli nseil. On n*avait ni le temps ni

danger par la fuite; il y avaii a communauté était trop nom asile momentané dans le cou rcc était donc de rester dans la îurs jours en contact avec des i travers la grille du parloir, et lïtnnn accord, après bien des liés, que chaque ouvrier, avant , au pied une sonnette. De cette

surprises, et les sœurs, ton- > de l'approche de Tennemi, ne ! trouver tout à coup face à face

ns la fie des paisibles religicun faite par l'une d*entre elles et ippellent, d*uoe manière assez

heureuse, le fameux cotMeil tenu par les raU, Le résultat, cependant, fat différent, et le projet, modiQé il est vrai dans son exécution, réussit parfaitement.

Cet exemple d'une précaution un peu puérile ce doit rien faire conclure contre l'esprit de haute piété qui anime les dames carmélites. Cette extrême vigilance sur soi-même est d'une grande sagesse. On ne saurait trop se prémunir contre les séductions du dehors, quand on a promis é Dieu de vivre entièrement détaché du monde. La véritable piété n'existe pas sans une parfaite humilité. Et n'est-ce pas déjà un danger réel que ce langage mondain que l'on a désappris dans le cloître, et qui peut causer bien des distrayions, des retours funestes vers le passé, des regrets peut-être?

Les carmélites de l'ancienne observance avaient un monastère i Vannes, en Bretagne, fondé par Françoise d'Amboise, femme de Pierre It, duc de Bretagne. Celte princesse y mourut en odeur de sainteté. l'an 1485. Trois cents ans plus tard, une autre princesse de France, fille de Louis XV. prit le voile aux Carniélîtes de Saint- Denis. C'est dans celte même communauté que se retira madame de la Valliére.

Dame Carmélite.

D'autres monastères de femmes ont vu d'aussi illustres pénitentes : la reine Blanche. Marguerite de Provence, Elisabeth de France, Anne et Marie-Thérèse d'Autriche, appartenaient au tiers ordre des ClarUses.

Madame de Maintenon est morte à Saint-Cyr. — Spectacle bien digne d'attention que celui de tant d'illustrations qui viennent aboutir au cloître comme à une fin commune : comme si tout ce qui fut éclatant par la naisnance, par le scandale ou par la vertu, dût &'expier par la retraite. Ce sont là de grands exemples sans doute d'humilité et de résignation ; mais ce qui est vraiment admirable, c'est le courage surhumain de ces jeunes femmes, qui n*ont rien à expier, qui sont restées pures dans la pauvreté, et qui viennent achever dans les mortifications de la pénitence une vie éprouvée déjà par

LA fiEUGKIKB.

tant de combats et de sacrifices. A Tâge oà elle commence i vivre de la vie du cœur, la véritable vie de la femme, à Tflge où tout aulour d*elle loi sourit, où le monde la convie à ses fêles, i ses plaisirs, une jeune fille étouffe les cris de son cœur, commande à ses penchants, renonce à toutes ses joies, et meurt volontairement pour le monde, au moment où les autres commencent à vivre pour lui. Plus d*amitiés, plus de liens de famille, plus rien., que la solitude et la méditation. Pour toit paternel, le couvent; pour époux, Jésus-Christ; pour occupation, la prière ; pour parents, les pauvres. 0 saintes recluses! vous habitez entre la terre et le ciel, et vous ne vous monifestez aux hommes que par vos bienfaits I Soit que vous imploriez Dieu incessamment pour la grande famille des humains, soit que vous instruisiez les petits enfants, soit que vous secouriez les malheureux de toute espèce, anges de paix et d*amour, vous accomplissez une mission divine, et vos vertus sont plus nombreuses que les grains de vos chapelets !!!

Aux yeux de la raison humaine, l'existence de la religieuse est une immolation perpétuelle ; l'incrédulité la plus aveugle n'oserait plus dire aujourd'hui que c'est un sacrifice inutile. Et cependant, par une admirable disposition de la Providence, ces faibles créatures, que le monde eût peut-être fait mourir, la retraite les fortiGe : on dirait que l'amour du bien les soutient, et qu'elles

vivi r«kirfptineihi«i||

tres| 1 iMHMflIkiflÉhigi docorpvto DlRtical pvhfMi^j féritabla vchta cstuelnràh*

La vie de U religieiw n'm tissage de la mort : umwfÊtm^ ▼élé déa le débat qv*elk Wt vta les autres cessent devifit^kril^ ▼er de mourir. Touloi aeii pendant son agonie^ a^ i sœurs ont pas^ la i morte a été exposée éàm !

bits de religieuse, la terre. Ses fnDÎn^ :

crociBz; un li^re i déposé â ses càtà en signe de priera, et j été découvert, ecuume entre elle et Dieu!

autour d'elle, tant s'a que tout a été sîlc s'est éteinte doQcenieati qui salua auCrefoia i elle a glissé, inaperçac. deh^ hormis le souTenir pieux de <^J^ n'a rien gardé de aon |

*«il!!Ill.':;';!l

NftV

LE FAT

Page 1