iiii iiir.?»»iir r^!]:iir pins i'iviauscs fK ta ii
?'ii-,-» ).-.r m 3r-T.»t. ^rû î« rcaôait ynpMin ML'if !•• ia prerviLf^f/erourerte. favonVcMtlra iT •» 3aal.i!. 34a aUsoa croyait p«)aTOÎrhnicrJfc 'r>!'.;iv.ii •'t s«s ilacofu «taieal aoîzii€ii<«Bnln«iB C3c::>i :»> u poarm.icie. A sa xnaJe ddnw. d rtf m •,i^s i-rm.îat pan:tr«î la ç4te rêgâi»întria tf ifcnti i . 'i.\.A •*s^.înti«li< lie s^sMiYas, les pitfiEa <^cn 7.*<i •!i r»-j<!nèntr!ces i La teintnre de «aBifris.Wi e s:i>s i*tç-irativ *s i l'estn t i« nssaliras dU ûliri jr'^tI'^U"Ic« -i h r«sin« d< u««afiras. de. hv e» •i'îa:'. r.iise. i propos ie t>xtes ces nnîuiioii, • y •iani î<^ joaniaas, atec de lê^*fres variulcs:
« Li presse enLiére de la Fruee. de l'AigldaR U Pr]i<ii->. etc. B
Il e'Jt Keaa joindre à ses annoBees celte phns«a crê« : < Si défier des cootrelaçoiiSp et esfv hi qui se délivre gratxi; » ses conairreali tiaral k po'ir^ijî firent fractaeosemeDt leurs spécahtei.
i.V^l qae la pharmacie, hélas! est sov«ta| par d<-s cliirlalaDs. dignes collées de ccn éch P iMî>{iie. On amalgame de la nélaisa dda jv gli««;c , de la gomme et de la cassonade, a km môiaiige une dénomination sonore, cC« kbn conCance à la publicité, c Achetei-le, discit i spectiis; c'est un remède ami de nos tissas. ^( même temps commodité, simplicité» gonl \ lus hérulques, et jouit d'une répotation \ même avant d'avoir paru. L'inTcnlcnr < vaux de ses confrères, cite vingt cas de larpi giirrisons, en donnant les noms et les adriwci i sonnes échappées, grâce â son inlerventian, i i iucvi table. Il s'éiaye des suffrages nnaaJMn < mt^rs ch\mi$U$ de la capUalB, et met en atai qui est censé avoir donné on brevet dont il n*a ji connaissance. U dépêche en tons liens dos cohi geurs, se fait au besoin commis Tc^genr de s maison, allèche les dépositaires par l'ippit d mise de soixante pour cent; et les jounaiSp o de son empirisme, ne dédaignent pas d'cnta
LE PHARMACIEN
lelte et de tambouriner pour ameuter les badauds, st par ce procédé qu*on amasse des millions aux s des faibles qui frémissent é Tidce de la douleur la mort, aux dépens des hommes vicieux que banes suites funestes de leurs débauches. A quoi sert que la science ait progressé, s'il y a décadence e part? A quoi sert d*étre au dessus des anciens icaircs par rinstruction (peut-élre), si on leur est eur par les qualités morales?
réflexions ne s'adressent point à la généralité des fiaciens, et surtout à ces honnêtes et infatigables )ulateurs qui, prisonniers volontaires dans leur itoire. rédacteurs de traités ex professa, joignent à ence de Vauquelin le zèle investigateur de Labaret de Robiquet. Je suis fâché qu'elles soient en par- •pHcables à mon camarade Bonnisson; mais reconms, pour le laver de Taccusalion de fourberie, que irop dépuratif produisait réellement de bons effets, au régime dont il recommandait d*en accompagner loi. c Avez-vous mal à la tète, disail-il, prenez cuillerées de mon sirop et un bain de pieds à la irde. Avez-vous la colique, prenez trois cuillerées )n sirop, et appliquez-vous des cataplasmes sur la Q abdominale. Avez-vous la fièvre, prenez quatre rées de mon sirop et une dose de sulfate de qui- Règle générale, toutes les fois que vous prendrez >Q sirop, observez la diète, couclicz-vous de bonne
heure, levex-vous matin , et votre guérison est certaine, j»
Ainsi le sirop dépuratif et régénateur rendait miraculeusement les malades k la santé.
Au bout de quelques années, des affiches, placardées sur les murs de TEcole de pharmacie, et dans le vestibule de la Pharmacie centrale des hôpitaux , annoncèrent que la pharmacie Bonnisson était â vendre.
Aujourd'hui Bonnisson vit avec sa famille dans une petite maison de campagne, auprès de son pays natal. Il est membre de plusieurs sociétés savantes, du conseil de salubrité, de Tadministration des prisons et du bureau de bienfaisance. Il se livre paisiblement à l'entomologie et à Tempaillement des moineaux. li cultive les fleurs, et surtout les plantes médicinales, possède une collection de cactus et d'aloés, et, quand il se promène avec sa femme, il la régale chemin faisant d*une leçon de bola nique.
— Tiens, voici de la guimauve [althea officinalis), malvacée des plus cmollientes.
— Ceci est de la consoude (symphytum officinale), vulnéraire et autidysentérique.
— Vois donc cette graliole {gratipla officinalis), hydragogue et émétiquc.
— Et cette mélisse (melista officinaîU), cordiale et céphalique!
E scmpre cosù
:%>--||iill'"'i;-
LES CHIFFONNIERS