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SPORTSMAN PARISIEN
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nODOLPHE D'ORNA^NO
HEifiHi ni;; JocilT-CLtfi
n ùhah autrefois : « Le
Françiih né maUn créa le vaudeville 1 » je propose de réformer cel ada;^^ eu disant : « Le Fninçais né Français créî r0ngloniante. » SI celte ifûrilé notoire et ce lait paient potViiieat cire mis en disicussion »
k litre seul de cel article en scrdil ta dt^monstritîon la pluF convainc;! n te. Nou^ voudrioius e^^qui^iier un type, l'analy^r, 1c nuancer nu'ine ; il e^t décliné â une coUeclion imimmmcni Trançaise , cl sous quel lilre le prt se nions -no us â nos Icelcurii françaist? sous un litre Kjllcmenl anglais^ qu'il est composy d'un adjectif wcbclie et dun suùstaiilii ui^ rîgine i.ijonnc, sorte de contraction grammaticale ôu hgomaehk qui ne siaurait appartenir qu'a h langue de Sh:ibpearc et de Milton. El puurlanl quel Iccleur ne devinera i»as la cboiie dont nous allons parler et que nous vùulon!^ peindre? Qui demandera si le sportsman est une prurcs>ioii inconnue que le livre de nuire édi^ leur va nous revékr? On aurait de la peine à trouver un Français assci Léo tien pour demander si notre héros c^l un surveillant aui ccorces d'orange des Funambules ou une nouvelle édition du falricant de cigarellcs es papier de règliâse.
La France est certainement le pys du patriotisme , mais ce patriûiisme nous permet de ne jamais rester
Français : mua U Bépublique et le IMredoirt, im è Grecs el Bomains; les femmes fiortiieat deschlu 4 méandres, et mm avions des cûunes ûmp toutefï les proclamatiana lÎDisuieikt par des pri»^ en F honneur de Léonidas ou de Pbjlopiraéfl;^ les Uies publiques on nous moDtnit des nëlUni roonés de feailleg de chéoe et chiDlifit ce cbr Ddesd*llorace bien ou mal traduites. Soot hlolaw nous sommes devenus néû-Crrecs. Jamais ïkm I a-t-il fait ballre les ccDurâ de nos fettmii a fi brave Canaris? La bataille de Waterloo iioat a-t4 répandre lulant de larmes que les déusiret é solou^'bi? Je le demande et fen réiêra i k ■ publique*
Toutes ces belles générosités nous laîit esâiê ^ tien d'une expédilioo de vi agi ^quatre ailk li grâce a ia quel te nous jouissoos du prifiléft n çonnés avec prédlleclioQ quatid nous tisflon hi de Sparie ou les Testigcs d'Ârgoi.
Depuis 1830, nous avons prodigue In ' maist Itidîi
sy m palb ic s a u i Belges , Polonais , EiipQgnols , Ucijcaiûs et Gantdieiis » et ÎI iil c«l pendant ces neuf deriilèr?s aimées sons m*mÊÊÊ plus Français que sous la Répiiblk|Qe en mm I et la Bestauratton. Hall de loatei mm ajmpÙm qucs, une seule c«t durable et prafoodéasil m parmi nous : c'est VanghmmiÊÊ,
Nous pouvons voir de nos joim me le lÊflê est descendu dans li tr-be ivee H. Dnii : Itoe léne n*at plus une pi essîmi libindef m qn
LE SPORTSJIAN PARISIEN.
avec la Belgique et le Canada n*est déjà plus de si bon goût.
J'arrive à la monographie du sportsman ; mais, avant de porter la main sur celte arche sainte, il est bon de sVrêter un instant.
Le cadre dans lequel on m'a circonscrit est bien étroit, mais le beau titre de sportsman n'en est pas moins un symbole de TinGni : le sportsman n'esl-il pas de tous les âges, de tous les sexes et de toutes les conditions? N'oSre-t-il pas autant de variétés que la race des quadrumanes depuis les orangs jusqu'aux ouistitis? N'avonsnous pas le sportsman a cheval, le sportsman à pied, le sportsman riche, le sporstman ruiné et même le sportsman qui n'a jamais eu rien à perdre? Qu'est-ce que le jeune duc et pair qui possède un haras et l'altelnge le plus irréprochable de Paris? Un sportsman. La fraction d'un agent de change qui va se promener au bois sur une haridelle qui a traîné son cabriolet pendant toute la semaine , lo clerc du notaire et le commis marchand qui vont équiterà Romainville ou à Montmorency, ne sont-ils pas des sportsmen? La jeune vicomtesse tout exquise, et dont la tenue à cheval est d'une si délicieuse hardiesse, est encore un sportsman femelle.
Sportsman est aussi la demoiselle entretenue qui galope n tort et à travers sur un locatis. Et que l'on n'aille pas croire que cette énumération contienne le sommaire de l'innombrable tribu des sportsmen : nous les retrou* vons jusqu'au tir aux pigeons, et même en deux classes, savoir : le sportsman qui tire et le sportsman qui regarde tirer. Nous rencontrons les sportsmen à l'école de nalation, dans les salles d'armes, au tir du pistolet, à la jouta des coqs chez M. Tourel, et jusqu'à la petite Villette, ott l'on fait militer des cochons d'Inde.
Mais comme un traité complet et raisonné de toutes les variétés de l'espèce nous conduirait à composer ao ouvrage aussi volumineux que l'Histoire naturelle de M. de BulTon, on va se borner d la monographie du sports* man original et complet, qu'on pourra considérer comme l'archétype de l'espèce.
Le sportsman ne s'embarrasse pas à*éire gentilhomme, il est gentleman^ et c'est beaucoup plus dire, à son atlt. 11 a hérité de M. son père, ancien négociant, d'une treotaine de mille livres de rente qu'il mange honorablement en avoine, en paille, en éponges et en étrilles. Il a changé son nom de Corniquet ou de Grosbedon pour un nom de terre; mais, par un sentiment de saine phi-
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SPORTSMAN PARISIEN
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