L.-A. BERTBAUD
Les hommes d*aoJoard*hnt ne sont pins que les rnfncs des bommes d'aotre/ols.
JCUA UlCIICL.
oyait autrefois d Fontenay-le-Comte rer é jour dit, et par tous les sentiers, mendiants, alors appelés Argotiers, >mbreux, que jamais on n'en a su le compte, venaient tenir leurs états généraux, \ leur monarque, et nommer leurs bourreaux ;
Is vivaient entre eux en pure monarchie, d donnaient des lois que la masse observait; îomme dans nos temps d*ordre et de hiérarchie, (Unissait chez eux les fauteurs d*anarchie. I antres qui savons comment cela se fait, (Bons, ô mes amis ! ceux que Ton graciait.
I venait des monts, il en venait des plaines; ir alcoolique arrivait avec eux :
esséchaient les ûeurs i leurs chaudes haleines, 8 prés jaunissaient sous leurs talons rugueux, iant les claires nuits, d'étoiles tontes pleines, )oi8 verts abritaient moins d'oiseaux que de gueux.
abord on voyait accourir par centaines superbes Cagoux aux parolei hiutainei
Un long bâton noueux pendait â leur côté. Jeunes, forts et hardis, et de robuste allure. Ils laissaient sur leur cou flotter leur chevelure ; Leurs beaux fronts reflétaient une âpre majesté.
Du royaume argotier c'étaient les dignitaires,
Aux régies de TÉtat, à ses rites connus,
Ils formaient les enfants et les nouveaux venus.
Les libres vagabonds étaient leurs tributaires.
Et, quand ils en trouvaient mendiant sur leurs terre*;,
S*ils étaient les plus forts, ils les laissaient tout nus.
Puis venaient les docteurs de cette école immonde, Ceux qui ûxaient des mots Tintrinsèque valeur, Et dont la langue encor vit dans toute sa fleur. Bacheliers débauchés, prêtres chassés du monde, Ils avaient étourdi leurs derniers repentirs. Après ceux-là, c'était le commun des martyrs.
C'étaient les Francs-Mitoux aux visages malades. Marchant le front bandé, ployés sur leurs bâtons; Les jeunes Sabouleux, les Malingreux gloutons. Et puis des Marcandiers les errantes peuplades. Les Piètres, les Hubins, les Rufes, les Gallots, Toute une mer de gueux, son écume et ses flois.
LES BIEXDIAKTS.
Oh! c'était bien la mer, la mer lumuiliieuse; La mer échevelée aux bras de Touragan, Allant sur sa monta^ï^ne éteindre le volcan ; La mer splendide à voir, la mer impclueusc, Lorsque ses larges flancs aux immenses douleurs Vont ceindre dans le ciel Técharpe aux sept couleurs.
Certes I je ne veux point ici faire Taimable, Et, comme Alphonse Karr, m*amiiscr un instant Aux dépens du lecteur qui me cherche et m'attend : Où Karr est applaudi, son copiste est blâmable. Et cependant je veux, — pardonnez, à Curmer! — Je veux me reposer au bord de cette mer.
Un vendredi, rêveur, aux Tuileries J*errais sans but et ne regardant pas Les beaux jardins aux ceintures fleuries. Les beaux enfants jouant devant mes pas. C'était un jour de paresseuse trêve, Un de ces jours où notre cœur ouvert, A chaque femme entremêle son rêve.
Suspend un nid looi enaqne muera mî.
Cherche un amour» une idée, an capriee^ Et, se heurtant â des portes de fer.
Appelle encore : c Eurydice ! Eurydiee !... » Puis se désole en murmurant : c Enfel > C'était un jour absurde; mais dans l'o La luciole étincelle toujours»
Et l'Ame noire et la nuit la plus i Ont des éclairs aussi beaux que des jouit. Soudain, je vis! ^ 6 ma pensée aimailsr 0 ma mémoire! ô mon firâis soovcnir!
Étrcignez bien cette image chaminle :
Elle a pour vous parfumé ravenîr ! — Sous un tilleul aux feuilles I Je vis, assise, une de ces beautéi Comme on en rêve aux nuits i Comme Dieu seul en voit à ses eôlés.
Elle tenait dans sa main blancbe eti Un livre ouvert, une pensée enl Heureux Balzac! Cellinidela ] C'était ton œuvre, 6 rhinninl ilidewT Ton œuvre pure, artistement tolfh.
Au dessin calme, et Irais, et nns iHM; Ileureux Balzac, que je te fovlt «nitt.*. Elle lisait ta Fenhb onun il.imt!—
LES VENDIANTS
B pensai : c — - Lorsque ma sombre rime, le de boue et de noms chassieux, (que mon vers, dur et nu comme un crime, araitra demain à ces beaux yeux, t effarés, au fond de la paupière, r ne pas voir, ils se réfugîront!...
lendiant qui grogne sur sa pierre, } joie au cœur, sans rôve dans le front, (prendra seul Thymnc que j'ose écrire; I, si je passe un jour dans son chemin, îor, peut-être!...) il viendra me sourire, ristement me toucher dans la main !... — >
laog alors me brûla le visage, iroe son bien le chagrin me saisit; s le soir même, et c'est assez Tusage, t consolé, je repris mon récit.
donc snr le sol tous mes Traînc-guenillcs; ait, à les voir, de grands nids de chenilles, ur l'autre au hasard cherchant à picorer endant le feu qui va les dévorer.
t là, sur la terre, étendus pèle-méle, nlagnes, en tas, le mtMe, la femelle, :i, bâillant; ceux-là, sur les reins endormis, nt des haillons gras au dos de leurs amis, as en croix, les pieds jetés à l'aventure, entre au soleil, à l'air, et sans ceinture !
m ! ces pauvres gueux anx torses rabougris, »mmes qui n'ont plus, sous leurs crflnes maigris, leur, ni le teint de l'existence humaine,
Ces gueux ont l'univers tout enlier jiour domaiiie.
Le |»révôl de Paris se trouble à \(\.: seul nom,
Où la loi pose un Oui, leur bouche pose un Non;
Qu*importe ce qu'ils sont, au fond? Des chaînes fortes.
En solides faisceaux, resscrront leurs cohortes;
Et le grand Coêsr.'\ leur souverain élu,
Traite avec ceux du monde en monarque absolu.
Coêsré n'a pour lui ni villes crénelées. Ni gardes, nich;\leaux, mais de grandes allées El des chemins à pic, dans les bois odorants, Oii seul il peut monter avec les daims errants. La pierre qu'il choisit pour s'asseoir esrt sou trône; A sa lôtc royale il n'a pas de couronne ; Mais sur sa large échine aux solides arceaux, Flotte un manteau formé de dix mille morceaux, Et cet homme est puissant, et sa parole est sainte, Car les siens l'ont élu librement et sans crainte !
Isolé dans sa gloire, une fois tous les ans,
Seulement une fois il voit ses courtisans;
Mais ils ne viennent pas, comme font trop les nôtres.
Lui chanter à genoux d'absurdes patenôtres.
Leur parole est sans fard, même en ses duretés,
Et leur bouche est toujours pleine de vérités.
Ce jour-là, Goësré, le noble mandataire,
Apporte de son régne un Gdéle inventaire.
Et, selon qu'il a fait bien ou mal son devoir,
Au nom de tous, on casse ou maintient son pouvoir!
Salut, à Coësré! salut, ombre lointaine :
nélas ! sur tes grandeurs, sar ta gloire hautaine.
Pauvre vieux roi ! le Temps a mis son doigt de fer.
Et tout a disparu comme dans un enfer.
Tes chevaliers, tes pairs, tes conseillers intimes.
Tous ces hommes paissants qai du creux des abimei
LES SIE?IDIAyrS.
A ta voix se levaient, tons ces gueux valeureux. Le Temps en a fumé la terre des heureux. L'espace est un mortier où h* Temps, sur sa proie, Comme un pilon d'airain, tombe, tombe, et la broie !.
Un cheval au galop dans la rue a passé : Une tache de bouc a jailli du fossé Et collé gauchement, sur un bas qu'elle fane. Comme un baiser d'ivrogne, une étoile profane. Cette tache, — ô savants! que savez-vous? hélas! — Elle a peut-être été (leur, sur un bleu lilas; Peut-élre elle a gémi, tourterelle amoureuse; Pcut-clre, dans un bal, gantée et bienheureuse. Ce fut une main blanche où deux lèvres en feu Ont posé mille fois un doux et chaud adieu!
Béatrii! Porlia î qu'êles-vons devenues?...
Et toi que ton amant ass/yait sur des nues,
Céleste Fornarine, ange envoyé du ciel
Pour en parler sur terre avec ton Raphaël,
Où vis-tu, maintenant, ô femme plus qu'humaine,
Faite d'amour, de gloire, et de beauté romaine 1
Pour conlempler encor ton Jésus dans les cieux.
À quelle fleur des champs as-ta donné tesyml* Ah ! poTera bella! les Ters, les vert lîfides. Ont bu tes yeux divins dans leort patènes vk%.
Une fois que d*UD mort ils ont Iroué les fl
Les vers D*y laissent rien, les vers jaunes et Uaek
C'est le destin commun; dans la toile |^
Et le cercueil de plomb, tout est boue et [
Les hommes et les chiens, les femmes et kslen;
Et tout se recompose à tes sourdes dialcars»
0 terre ! Tu refais et c'est ta destinée.
Selon la loi de Dieu, la chair qa\>n t*a donnée.
Et pour toi, sainte mère ! et quand son jonr a IsL
Goësré vaut César : il pèse aatant qoe lui!
Mais très-certainement, à Tépoque oâ Avec notre science et nos flots de grands Nous ne vous valons pas, 6 morts ensevelis. Vieux morts dont les os blancs oot Gomme une femme usée et qai, par Jette encor dans la vie une pauvre bouture» Un enfant sans vigueur et qui, faute de ani A quelques jours de U rendra Y
LES MENDIANTS
i les flancs vidés, sous nos toits ou nos dômes, ne produit plus que des moitiés d'hommes.
se au sommet, tout a dégénéré;
le est moins aimante et l'épi moins doré.
i, impalpable, une fatale brise
lans notre air et nous ronge et nous brise;
mfflé partout ses râTcs dévorants;
jx mêmes, les gueux ont cessé d'être grands :
portaient, jadis, fièrement parle monde,
iperbes haillons et leur splendeur immonde,
a honte abjecte, aujourd hui, plein la peau,
main tremble et sue en levant leur chapeau !
pas à plaisir sur vos ailes ouvertes, rers éplorés ! fait jaillir des égouts teurs et les eaux puantes et si vertes cœurs les plus durs en prendraient des dégoûts! I vos pieds, mutins comme les pieds des anges, nains échappés ont trempé dans nos fanges, landé pardon à la Muse, pour vous, us ai baignés dans le suc des.oranges ux vin de rose, et le lait bien' plus doux; ' l'on ne vous crût pas des habitudes réches ;oùts dépravés, enfants, mon cher tourméài! de plumes d'or, des rimes les plus fraîches lour a brodé votre noir vêtement; sez, ô mes vers! assez de. fioritures, e décors bleus et de firéles sculptures. lUX de notre tcmpa, hélas ! sont bien connus : ' simples comme eux, mes vers, et presque nus !
Bravo ! voici venir encore une machine !
Seule» elle met en jeu toute une v^te usine ;
C'est deux milliers de bras qui se reposeront.
Les bras coûtaient trop cher et faisaient peu d'ouvrage.
La Vapeur et le Fer ont bien plus de courage;
Sans trêve ni repos, ceux-ci travailleront.
Voilà ce que l'on dit avec raison, sans doute, Chaque fois qu'il noue vient de ces inventions. C'est aassi ma pensée; un jour, les nations Y trouveront leur bien sans savoir ce qu'il coûte, Mais alors l'eau des mers, et la fonte, et le feu. Travailleront pour tous, et l'homme sera Dieu.
jQsqn'â ce jour, taistoi, sirène à la vc5i douce, Ricbe SciBiinA, tn portes des malheurs ! Et, quand sans toi la terre éprouve une secousse De Tarbre du travoil, il tombe, encore en fleurs. Pauvres fruits superflus, bien des bras qu'on repousst Et qui se font alors mendiants ou voleurs.
Quant anx voleurs, beaucoup s'en vont mourir au bagne;
Et même l'on en voit qui, pour finir plus tôt.
Un matin et sans peur montent sur Péchafaud.
Les tristes mendiants errent par la campagne,
A la pluie, au soleil ; et puis, dans la cité
Ils arrivent un soir avec leur pauvreté.
Paris en avait tant un jour dans les entrailles. Qu'il se prit en pitié fort sérieusement.
frottant le dos ils souillaient ses murailles; iaicnt sur ses ponts toujours encombrement.
Le long de tous ses mnr^. aux pieds de tous ses arbr^ On en vojait partout, pâles comme des marbres.
LES MENDIANTS
Un grognement plainlif, un râle, vous suivait
Et roulait dans voire air, comme un glas monotone.
Partout la même noie avec vous arrivait.
Les songes parfumés, les doux rêves d'automne,
Vous séchaient dans le cœur et n*y pouvaient germer;
Votre mailresse même en soufTrait a pâmer.
C'était fort ennuyeux; -— c'était insupportable. Je vous demande un peu comme au sortir de table, Soit que Ton aille au Bois ou bien â lOpéra, Quand les vins qu'on a bus au front fument encore. Quand la digestion à peine s'élabore, Quand on cherche avec qui, le soir, on soupera;
Je vous demande un peu comme c'est agréable Et de bon ton surtout, d'entendre à chaque pas, Toujours sur le même air, dans un rhylhme immuable, Geindre un tas de vauriens, que Ton ne connaît pas!... — Donc, les gueux ayant tort, il fallut s'en défaire. — Paris rêva longtemps i celle grave affaire.
On pouvait en trois jours lot birt i On pouvait, comme aux chient, lour ;, On pouvait de leurs os comUer Ae viea i On pouvait les noyer : les Tagnes éuiol irtto; On avait cent façons de s'en débamsscr; Mais il fallait chobîr, — U blUii y
Les détruire, était bien; mais qa*] Et le sultan Mahmoud et le sclieik de ItaiMf Qu'aurait pensé Boudlu? — Tool Inea eoasiik Paris se fit un cœur et devint philaDlkrafe. Or, en ce temps, voici : Mesdeim ta ilf|wH|, Tondaient en plein sénat nos jeoMt libcrlés;
Paris tourna vers eux sa face endoteie :
« 0 Solons ! cria-t-il, voyes : Hce nran aaM |ld
ff De pauvres mendiants sens peia el sensi
ff Nous devons un asile à ces i
ff Et j'ai loué pour eux une i
« Mais il me faut encor la loi snr la aiÉUn. e
LES UENDIANTS.
;re était là ; la loi vint promptement :
bronze et fer, bien sombre, bien horrible,
de tous côtés une pince temble,
un crabe hideux, et serrant durement;
de loi, cœur d*acier, main hardie,
3 prête à sauter sur la main qui mendie.
lod on ressaya, cette loi! quand on dit première fois, à toutes nos misères, riers sans pain, aux vieillards Bélîsaires, raient désormais timbrés d*un sceau maudit; nGn, bien apprise et drument stimulée, i dons Paris la loi démuselée ;
)n convulsif, un tremblement nerveux
i mendiants, des orteils aux cheveux;
lu rêche bleuit sur leurs muscles; la fièvre
es jurons sur le bord de leur lèvre;
idit craquer leurs pieds durs et perclus ;
iux, leurs pauvres yeux ne virent presque plus,
ièrent, mon Dieu ! des cris i fendre Tâme. es malheureux, île «orent beau prier,
La loi fit sa besogne et les laissa crier I... Ils se tordaient, mon Dieu ! comme étreints par h fltmia^, Ils se frappaient la tête, et le sang en sortait : Sanglants ou non sanglants, la loi les emportait
La loi fit sans pitié sa rafle humanitaire; Elle ramassa tout dans son amer souci, Les jeunes et les vieux, et les femmes aussi. 0 Jésus, fils de Dieu, rédempteur de la terre. Cette loi, blond Jésus ! i vos autels chrétiens. Vous aurait arrachés, toi, ta mère, et les tiens I
Car vous étiex aussi, voyageurs adorables, De pauvres mendiants bafoués, méconnus.
Vous, i tous les malheurs, ouverts et secourabletl Vous couchiez en plein air comme des misérables» Sous vos manteaux flottants on voyait vos pieds nnff Et vous étiex fort gueux, à divins parvenus!
On dira que, pourtant, cette loi téméraire, Par bien des malheureux reçue avec amour» Consola leur vieillesse el lui fit un séjour» Je n'ai pas un instant supposé le contraire.
Sf«
LES msiDiAins.
Eh ! moB Dico! TMiioe encore le hideux Choléra, Et éaaÙDj dans Paris, qnelqu'an le ulùra!
n est sur notre sol dlacroT^Llei sooflrances; 5o3 eoLuis les plus noirs leur sont dis e^pcrsnces; La Norgne, tons les joors, le dit à la Cité. Il est de» c'/:urs feroïés à toate joie humaine; Il est de iris'.es fous que nul besoin ne mène; Jamais un idiot n*aima la Liberté!
Mais l'aigle et le lion, et l'homme qui sent bt'.ïre Sous &a mamelle gauche un cœur Lien coufunné Que la débauche flaire et n'a pas entamé. Tous trois pour exister ont besoin de s'êLattre» Le lion au désert, l'aigle sous Thirizon, L'homme à sa volonté, mais jamais en prison!
Passons donc. Tout se fit selon la loi fatale. On nettoya Pai is jusqu'en ses fondements. On déblaya ses ponts, ses quais, ses monuments. Et pendant quelques jours, la grande capitale Toute pleine de joie et de calme apparent, TCe roula pas un gueux dans son vaste courant.
On en avait tant pris, qu'une épouvante affreuse Retenait dans leurs trous ceux qui restaient encor. Ils te fuyaient, soleil ! bel astre aux baisers d'or! Proscrits, ils n'habitaient que la noit tcnébreu.>e ! Affamés, en silence, ils se mangeaient les doigts!... Hais la faim tôt ou lard chasse les loups du bois.
La faim donc les chassa de leur sombre tanière. Cette fois, chacun d'eux, pour éluder la loi.
eroMItsoBSB lancer ibcMn, lav« ses pîeisa eàrœO.RotrcraUdai
Eoap Ch» r
josu j Et
Tokâ, voidrUrer ci les brooiDards fié Cest Icnr MIc saisoo, les ■CBdiiBU i On Jinil, â ks Toir eoDés coalre les i Ces téles^e gruût cl CCS < Qa'oo tMllajt an dehors des j
I porter les lourds esta
Vojcs eomne avec soin ils cackcot le Celsi-ci, fomr noorrir sod débile estoi Depaiscinqansetplos vend le même Cet antre, en grommeUnt. tous pêsci Il ne croit pins en IMea ; mais donna Cest on mendiant probe, Q prira Uh
Là, les reins appoycs contre nae froii S)n chapeaa snr les jeoz, l'air pins t Qu'un péchenr cOarc qni rllc et (|n ti Dn maigre et long TÎcilUrd, face javne Lorsque vous rapproches, gravement \ Et murmure tout has nn mot qui vous
arches» mardMs lonjosrs : il est à ch Un pa«v|re, jeune ou Tieoz, qui ne Icn ComM une aile d*oiseaa c'esl Tur qu Décharné, diaphane, 0 n*a plus rien dT Quand 11 change de lien, c'est que le fi Passa sans lui donner, fl scn UMit de
Là, ce sont des enfants; li^ des femmes tordues ; Partout de la chair jaune et des membres osseux,
^fi^Nl
Partout des haillons vils, suintants et Et des gosiers remplis de
LES MENDIANTS
giieuz an plaintif grognement, s taris et pleurant tristement.
t la police est habile;
tax qae Ton ne connaît pas,
reut prendre enchevêtrent leurs pas;
»lle une planche mobile,
1 1*00 tombe et d'oii Ton ne sort plus;
t enduits surtout de bonne glûs;
argus i trarers cent paupières :
— Eh bien ! H passera toujours par les panticres, n sortira toujours de ses mille réseaux. Toujours elle verra s*en aller, tètes droites, Avec ses nœuds coulants et ses mailles étroites. Des hommes résolus, et de hardis oiseaux !
Il en est un surtout, un gueux de vieille race, Un rude vagabond qn*elle suit à la trace. Sans pouvoir rarrêler ni ralentir son pas. Voici, mon cher lecteur, le portrait de cet homme; Des anciens Coësrés, c'est peut-être un fantôme. Si tu le vois jamais, ne le maltraite pas.
rrant, un fragment d*un autre âge ;
lille fois sillonné par Torage,
Qt ses restes foudroyés;
tieveux au hasard déployés,
et brun ouvrent leurs maigres gerbes,
'un mur de pâles touffes d'herbes,
i front d*un livide bouleau,
I gardés par la fraîcheur de Teau.
ur lui ! ses rides basanées it en bas, sous le poids des années; t la voûte, et ses bras longs et droits, moux pendent roides et froids ; !me est tellement vieillie, hemin Taumône recueillie; lieds, ses habits en lambeaux à pièce, indiciblement beaux !
(, hélas I ils ont fait tant de lieues, ivins et de montagnes bleues, :ornésà rendre un bœuf jaloux; ) sang on y mettrait des clous!...
irmi nous cette ruine humaine?
lent donc Tambulant phénomène?
s encor pour lui d*être au cercueil?
»Dd? — il tarde tant au seuil I
Non I son œil ne voh pas au travers de la terre» Pour lui-même sa vie est un sombre mystère, Il n*a nulle frayeur des vivants, ni des morts, Il n*a plus rien au cœur, pas même des remords. Il dit naïvement qu*il ignore son âge:
Mais il a tant marché dans son pèlerinage. Il a vu tant de Jours sereins ou pluvieux. Il a tant désiré!... qu'il doit être bien rieux !
Rien n*esl resté debout dans sa pauvre mémoire^ Excepté le souci de manger et de boire. Il flc sait plus son nom ; son esprit irrité S'est défait dés longtemps de cette vanité. Quand la bouteille est vide, à quoi bon rôtiquctte. D*ailleurs, en poursuivant son éternelle quête, Les hommes qu'il a tus Tout tant appelé Chien, Qu*il répond d ce nom, comme il faisait au sien.
Voilà tout. Mais un jour, — c'est là sa grande joîe^ Le lac paisible et pur où son rêve louvoie, — Un jour, il s'assiéra sous queljue buisson vert Peuplé d'oiseaux chanteurs et de jasmins couvert; L'air sera parfumé, la brise molle et douce ; 11 fera sous sa tête un oreiller de mousse. Et de ses vieilles mains ayant fermé ses yeux, 11 ne veut les rouvrir que pour entrer aux cieux!
Mais, ô triste Paris t — c'est là sa grande crainte. Le seul mal, ici-bas, dont il sente l'étreinte, — Il ne veut pas mourir dans tes grands abattoirs, Il a peur de tomber sur tes fangeux trottoin ;
LES lIEKDIAinS.
Car il sait, ô Paris ! que dans ta noire encoinle Les gueux ne dorment pas toujours en terre sainte.
Et que les docUan Faml Pour faire dn cirage d de
ImiTCBllaaifBfKi
— ^ cn-^-^O^
VU
Et maintenant, lecteur, adieu ! — Mon ccriloire Est à peu près à sec; et d'ailleurs je suis las. Lorsque j*ai commencé cette trop longue histoire De gueux et de truands, — j*avais au cœur, hélas I Gomme une chaste ileur, et j*y sentais éclore Tout le suave amour de Pétrarque pour Laure; —
J'aimais, comme un enfant, aree simplicilê! Pour te plaire» ô lecteurp mon oorar ■ lon^ Durant un mois eniier, par nn eflint nklia^ Sur ces vers raboteux j*ai promené la fine; S*ils te semblent mauvais, jetle-les decM Mais contre moi, TraimenC, ne sois pat isitf: ^ Je suis peut-être, ami ! leur prennêrtfiEfaSLJ J*irat demain reroir ma charmante ftasrik | Demain?— Ah! j'ai dans l'âme onelsmmM Quand je la salùrid, me reconnaUn-HlIiL. J
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