LE MARCHAND DE PARAPLUIES
ui en quelques pièces de cent sous, il se décide i à ouvrir un magasin, et de ce moment il rentre I catégorie des commerçants établis, dont il prend eurs et les coutumes. Son originalité disparait pour »lace au banal uniforme de garde national, et à la nte nullité de 1 électeur.
a une grande affinité entre le machand de para* et le marchand de cannes. Celui-ci est. à mon avis, plus grands fléaux de la c<ipUale. II Lui être étranlur comprendre à quel point sunt insupportables idustiiels ambulants qui encombrent les promeet semblent prendre un malin plaisir à venir, lieu de vos méditations, de vos études physiologimettre des bâtons d<ns les roues de votre imaginafoas les rencontrez sur les ponts, sur les quais, s trottoirs des boulevards, partout où 11 y a afe de promeneurs : à quarante pas, ils .«sentent ]*é- * ; i s s'avancent vers lui, bourdonnent à son oreille iso'cnte et nasillarde mélodie, lui placent le bout canne juste sous le bout du net. l'accompagnent n une douzaine de pas, dans cette position mcuaet ne le laissent dler qu'au moment où Ils voient
montera ion visage le rouge de rimp?itiencc. Enfin, il se croit libre; point du tout : à peine le premier marchand s*est éloigné, qu'un second sn ftrésente, et le conduit, on peut dire par le nez, encore une douzaine de pas. Et malgré ses gestes de colère, le pauvre promeneur doit se résoudre à se laisser escorter de la sorte par trente ou quarante de ces maudits importuns, on i rentrer chez lui.
Dans les premiers temps de mon séjour à Paris, désireux d'acquérir le droit de traverser le boulevard Montmartre, en m'occupant d'autres choses que de bouts de cannes, je m'avisai d'en acheter ure, et je la choisis assez grosse pour qu'elle fût visible à l'œil le plus récalcitrant. Par malheur, j'avais oublié un ornement essentiel, le cordon A peine eus-je quitté mon marchand, que je vis danser devant mes yeux une foule de cordons do toutes les dimensions, de toutes les formes, des cordons i vingt^cinq, des cordons i cinquante centimes. A voir un pareil empressement, je dus croire qn'il n*était pas permis de sortir à Paris avec une canne sans cordon, et je me hAtai de me munir de cet indispensable accessoire. Enfin, possesseur de tout ce qae
LE MARCHAND DE FftBAPLUIES.
je croyais poaroir assurer désorrosis la tranquillité de mes promenades, je me mis en marche, tenant fièrement ma canne sur mon é[ aule, et me disant inlérienrement : « Maintenant, marchands de cannes et de cordon >, race maudite, j'espère que tous allei me laisser en T^\ os ; j'ai pnyê mon trbut â toI re icsoltanre npacîlô: grâce a une dépense de tre:tt<;-cîttq sons, me Toici â Tabri du dégoûlint privilège que vous accorde la police : tous ne IrouliK-rez i^lus mes promenades, tous ni Die: romprez plus le cours de me< pensées... » Je n'avais pas flni, que je rencontrai, à la hautenr du passage des Panoramas, Tiuremnle escorte qui. avec les mêmes manières, le môme procôt])\ se mit d me poorsuivre en m'offrant de changer ma c.):ine et mon cordon.
Q:je f':iire contre une (.ari-ille en;4eance? Je ne Tois pas d*autrc moyen de leur échapper que de devenir Pari>ien, de perdre cet oxlé: ii-dr étranger, cet air étonné qu'ils
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icBt si bien, ^Ib s'antorisent pour percevoir bienTenae.
Qaelqae douceur |iie la boehaaiide lasse supporter dans son cvMlm, jeMpi qn*il existe dans le cœur dn auRhaiÉde place coDsUmnient occapée par h et la plas irréconciliable. Celte baise ^i inventears de procédés services iouliles : on m précations il a salué rapparilios éa méables de caoutchouc et de taflielH an milieu d*an orage, il Toil les fai Taire us abri de leur jupon, ceamed Houchardon nous a laissé , ses tcss dindignalion • et je doute qu'il cit fiilpisiks joli groupe de Psnul et Vii^ginle.
LE GOGUETTIER