MARCHANDE DE POISSON
JOSEPH MAINZER
ans cotre insatUble désir de Toir et de coanaître, Roas allons quelquefois bien loin à la recherche do^ peuplade? écLapf<«es .i rœil indiscret de la C':nèr2tioQ qui noas a : --écédé*. Atods - n^^us fûIt '.a décoavertede pelq*:c tribu dv xr.OEli- .-iirii ou de prtheirs, LVJi Loa> cmpressoc-î, afrês une ^^jie mÎLU'.ituse , d'en raconter rhi>t:ire, d'en d -écrire le c«'.slJR.é cl les usines. Les mœ-jrs et le Ti^iemeiit d*'jn insulaire eicilecl cotre ectl:Ousid>me ; no'js éprouvons nne vive sîti-fâclion à mes^îrer la dis- Lir.ce -yie la civiîi-ali a et TAtlanlique ont n.ise entre n-«:]5 el Toî-jet de titre cario-ilé. Et ce pend i et êchr^pf vr.l f,\.y {"e jo-ir i notre attention des classes j oful.-iires. vivaLl s oîii nos yeui. habilant notre sel, cotre cité, qui E'i'iil r.i djs mœurs ni nos haMt.;Jes. parlent, pour clc>i dire, une l'ir.^ie différente de h nôtre, et ferment dep".î> des siècles u-ie caste a jsrl, un El.t dans TEtat. Ur.e des plus nombreuses de ces clisses . et des pîus di.TiCs dïlre éluJiêos . est s? es ci'Clrcdit ceiîe qui se cor.s'.rre i la voî.te des plissons, des moules et des h'^iîres.
Ce n'est pas q':e h halle , sêJo:ir crrmaire de cette classe inlére;s:3te , n'ait eu de tout temps ses obicr-
Tatenrset seskistoriens; plui'vnccrifaiii|iM« puisé ses inspintioDt. En 155S, Bcrtké <■!,*■■ inscriptioo en Tcrs iHirie*q[iies :
OrsoiToieyla haDeî
Elle ert MijoanllMy 4aBs sm IhKr;
YoUà quantité de poiaoa .
Kou riront de bonne bfon
Si lu vcn prendre patienee.
Car c'est iej le lien de Fnan
Oà fe diaeni les neillenn arti;
On bit les eonles les pins arts,
Sailont panny ces |
Qui ne sont jamais les i
Adirelei
Quand elles attrapent i
Qui leur bit nn tant eoît pcn I
Alors elles font beBe Certr;
Elles lui ('
En disante
C'est en se faisant acteur loin
genre tout particulier, <|iu Yadé, k ]
excellence, s*est acquis Aujourd'hui même tout le dans les mille petites s dans les mœurs de la \ de curieuses obser-**-ii ri Jée d'en laire une e ide < qu'on voit cependant, fcrice «i i
LA MAnClIAKDE DE POISSON.
ool
iauaadC^
V)pére, loules les classes se rapprocher cl se con- «, les différences •'effacer, et tout passer sous un ^ commun , ce devrait être quelque chose de renier une classe qui vit à part, sous rinduence des BS idées , avec ses mœurs , son organisation et ses sans rien emprunter, sans rien sacrifier à ce qui Mre.
wO a vol d*oiscau , la halle offre déjà un spectacle Ut dont vous chercheriez en vain Téquivalent â » Ce flux et ce redux d'hommes et de femmes qui se «enl et se coudoient, ces cris qui viennent se con- ■8 dans voire oreille, ces gestes animés, tout ce sèment , toute celle variété, tout ce bruit tranche m monotonie de la vie parisienne.
Idsloire de la halle remonte bien haut; il faut la dc- ■* dans robscurité des premiers siècles. Placée au ■« du vieux Paris, elle devait être naturellement un ft de réunion pour les transactions commerciales; i fut-elle d*abord sans distinction le théâtre de toutes nduslries en plein air. Peu à peu et par degrés, une
branche de commerce l'emporta sur toutes les autres, et, sous la Ligue, nous trouvons la halle presque exclusivement réservée â la vente des provisions de bouche. Le régne d'Henri IV, succédant aux fureurs de la Ligue et aux agitations de la guerre civile, donna une grande im* pulsion au commerce : en peu d'années , la population de Paris s'accrut dans une progression remarquable, et la halle acquit tous les jours plus d'importance. Mais nulle loi ne réglait encore les rapports commerciaux : la confusion était au comble ; l'arrivée de la marée de* venait tous les jours la cause d'un nouveau désordre. On sentit le besoin de régulariser ce mouvement, on établit des corporations et des privilèges. Aux dames de h halle fut donnée la faculté exclusive de vendre au consommateur, et il fut décidé que la marée leur serait vendue aux enchères. Deux commissaires furent nommés pour présider à l'opération, et, après eux, deux faeteun et deux factrices pour la mise à prix; enGn cinq femmes les secondaient , chargées d'enregistrer les ventes et d'en percevoir le produit : celles-ci reçurent le nom
P»rit. •> Imprimerie de Edouani Blot, nu 8aiBV>Lo«i% Il
LA M.4RCHA5DE DE KÊSSOSl.
4f tf ^ nft^^fcr tf# jMTTofvfU. Dèf trois heiires da matb. j*ïïi::.î /é ê . a fçjl ftoii^Di Thiffr, trois Inireïcti êuic: ! -i^'f^fé? d:n> li hillt; U marêt f ^Uil dtstrîlmée f îtc >^ n.^ire» Farmiluê-i fa 'a dii« vecite anx eDebér». Ls r jic ^ jrii . î rcfcclini^ pr le fadeur, éuît onUnsî^ rtïBC*.' ï'îhle4'"i!j m:»îï;tLi4^ *i"t;jce, qaî a'a>aî! d'in* If e il :|-e de 11 ri':r> df^'reudr?, \ voir ctt «ccord uniïi'vhé, TOUS a'irîcï j'jrë i î*. dit» loutê^rei ntirtbaiide^. i] h}' r*sll qa'iirje >t^ïe ïokLl^, HqDr. GËnD-e» éna^ tfKi îrcîîi>re fei'î -n. «-ïe*^ ii!i:niku par tmter i en f-:"ï !:.iVrîe-r, el St^ d'ai^àûc* f ir el'ef-nirraes. Le factf'ir :ll^9^?it. tn î^et. fOD estimil^OL: mai^ a |.*?iDe nue trsiJ^ fLcl-rre &Vtik*eil€ hit e.terjdfe» qae cent sjîT' tti\'-\-^ :yrnfa:u.ldiD^ une 5T:c:es^ii>n riflde; TéiDahC'ir. ^îiît tieiil-^k^; cd 5€ ïqyiît i'j jeu; rîrAmI ptr- «jTiLï! i^fr^cr^^îï >ur rïM^Ci cm^juii, H le Eacte&Fp f:» :%'^::A c*l c heures**: di*|Oi*illjn i< t:-uli la farre de H* ; r:;:cs. ce l;^r:aJ! pi i ïroeUmtr. d'nae Toii Ulo:; ! r Lit, tiL f-n^ iLfiL:x*nl s-îï- H^::r â reftiroalîim qyi i' xrj avsU li-^ë reivaisëe, Lor^i .* cijfin toui lei
d-f*3*^ie, lî n'-:- hi:.ie ^ «l'iid-r^-r::!^!! h iicl^:>:reituîi £'-?^■.J: >î ïr<-^i;:.> i-r le lo: ^iVlie atii*. cciD^ai^, et "^L, :. .vc'a Va »r lit fur-ie-cL^:T.^ mli en adjudicatioD. C^iîr r->*:'ime est Ttcue juv^u'a lojs. <4eïs iii(»ii£citJoii : cV^: Zr I ;V:i sp^-^He la rrî^i' du poinl dujùmr.
\ -z^-'-zT en c r[ nlloa. les dîTivî^ -le h balle ftc^^aïr-.:.'- .:,'. tr»:'-^r-:Je i^r j^^iiiscfe : h o:'^r même ne dêc.i^:.i î-« d-; les ajn,*l!r-, et i. se lit eonslimmeot t: :ft L 5 di'iï [■ i*sîDCvi *:a rr^cx :i éctaofe de fodîe-^^ ' L i'^miiie A b l.^i^^ilçp ij i>eij|hiii. les dîmes d*- li r-: -'.1 > cL'^î r'>>*4ie.M i sllrr ■: >r; t^^limenler la reioef
â-,,t -i-rj 'it<:ioii el d'un om^l^itit. Oa ks a Tues i;,-/;-:^- i^ n.r-rt kî i>jU. jrtnirt 1^ k-îl de cjar. el *.-^-i:; :-r !-?* piri:res de ;a;s ^ui tij'jji de fintiisie. Mi*. L.-liïlii fiii Mea l'aTj'iér, q^eî^uti ini^s kt-értï- ^ - :1 **ea tro\ite furtiiiùp r^é^.e a u bilk- oct £ifl ai t::!e tréfO,adTe -Joe feritiLÏ? ^fé':âlllioû ; iî ne loas Çït f '"^ ferrai* d'arir uo hén^î^r, d'obtenir oa snccea au iL^-îvre, ni m4nse de recefc^ir la aori d'h^-^aatnr, (ans 0 Tï^r Tiire j-^rle 4 une d'^çuïatîûD de ce^ dîmes, doal ccr:.;LfmeLl le? f'?ii itatious rie îGat p4$ dictéts par le Mîil an: •'^^ que vous kur ictpréi-
UtLrl IV, le roi fCiptilaîre, atiU tEc-fe resserre, far roctrt>: dec uvelîei façeurî, le lies qnî unit^it U eoar a ïa h ilîe ; Ttiisicli: yit acn'e, ujo-^rde b iiint-RecH^ k-i f tr:« %i lu poisîîrdei o** c.T::|'j-îk3:,t-îis pas de *e T^ îjr.îr, €a zriii'i c:-l'iTr.e €t j :rvs de bouiïi*^l>, s or le Itrr^-f 1^"3 Cl i^:X >"tuf : tL h ils InifrotisiieDt un bA fil 1 f.'>:;s-/;r d ï Ttrl ^a a^l €t du d-ablc à q istre.
tlet'e aï iir.c^ d-:> r^i? de Fr r:^ ate: h bille notif r-f!**ïlec lie di «iig^ avci: l'Aifh'iï^e : h iaocêe a ftti î TU *i}Z'ti U 4lv>? 1 fîilî ; ^\ iiîr.cfe. Le surefLe L :c».:: ^*. !-?. i4iï,*":a ci-crtl i΀ t.-7.l d^ s.rm^iLts kloa*, c Lpf 5^ -' 11:, i»; r ps-^'f «c^ î> ïcî ïOule* de l'ArseDil, et rs'i-i- f.-,> Ti ■ -r î-îr e:i Tice b 'Jî:::é-: déhUs^, dani h cr :,.:■: *t^ ;> ;Ee que 5a f- .iv.iï' a? ^\%\ "rnie. qne ^oa ^>r» *::: r^ ^e rév»;ï le. et quelle ce pjnis^edins l'estl^Tc I È:; :I'"*';tè iï m ilfi^ >hls h Lille cjniîcue d tîre ce q rtl> a t j t^ -jtc : elle poi le b tôte habile, m^rnk:* :.£ aTc^: tiLtL^dîl' se> ft^rt^use? ïrèrc-^ilivcs, qu'dïe a ri filre nivtcler et p*^r irilictes 4 traïcre toutes
Ft;;-:ir'^' !c* .btii^sde la ïialte Mver:t-eîle< a ce cootuq r V3= Il î:.r: ' qui \t> divlii^Eie de tijules les da^set dtf luirjb^nis. cl rorjL.aiiic qut les caractérise. Ee^ar>
dei'ks
éew^M
riirf«ciléilcvi|
Hrl«.r
lei n€tteb. Toat
linanée; iMt o
&ais, rliei
UesK ée k
ellei le diseni la
les Trmaflérmftt de
daotides
est hambk et poli errant Vi
n d ta
je mot de F^ri^ <i c'esl id te eu it fifigiUer pcinlège, «> ^vtles« uifv !e«|t]el t de M pmiMidcs wmâmtM, ^m m pas qii*0 résbie éttmellf ft i Ibb la i et dêf rérolBliûiKs; wm» njojoma Btef ^ tioQs sociales les plus rMcttlSi M tremper, et qnlt «cquefTsil iora et Tiendrait %*tiifl0iitir loole mm'wm ivttiti pn%-ïl^ tOD<iœ dans Ttaptei i*n tes ternies éikergi^oei ùvUamàtmi In dêlkates. tl Irnîeai rnoolcr la r«qe momf chisles. Sofcx ssseï iaila"ïif pi per ua ce^e. un ivf^nl de dcdû a iiDcfae 0 il de ce bnicbet qa'oa %9m fbïcbeor et de fioessev et womÊmÊ §k d^lu^e de phrase»* dont je mM pNi dooDer co cchaDlillOD, ae^gtllo n rep^cdre 11 txylnbilîté qn'ûfi mA à la Tûos t^c^rieront d'écKoppe ci dcÉipp meal oi. co^ds et loos Ëiîiut te plv TOQs aure2 disparu dt la liallc mÊwÉe^im nènl.
U p(^Iisirde, Q int ei eom dans i«s iBaDÎèrcs : eite a lo^ et son nom est doTtva màmt te rclé; miU il 7 a d« nem mg ces, 100 cesT est oefert I la«ici du dêsÎDtércitefBest et de h fiâé^ d, ■
j^mrs U saorefaNe des aitioes 0.
d abord, aitc ce cûslnae qei e*c>t ÛQSï% eÉi^fmies de sa taille, k ^ moasiniem de sa perfioeDe. aa et 00 Ifouve liiealûl en elle qeelqai fort qit ètoDDC et qin coaiBaBd ob$<rfë qa'uD ^ad aottlxie d*!
bÎD ife, les teTrci ooaroaaéa procoaC':e,
La bslle. anfreToit ganùa d*aalad II comj te aujo>jrï'hmi da rércrbèns^t' yti.1 ta champ de bataille au jmn i^Tulaiioa. Matf qoe la voix de TdaMI (ii si>!is des mooeaaiix da c irnindisse, i*eiiie. d, o descende de la balle rar !
trùees et les djaasiieafe les i*jr des canODs, apfês ttair Ut da te des boalUoiis, soi|raé lea Mtmk TOtFQuviiit le leadeiBm, te ban la pod'lre, assises aa MJIaaa da et impas^^lbles. s iv dai
sans eraiodre ai o mÊà
qa^eUessanidel* HH
iHnuml ;tlil
ftird