s 'laisiins aris portier, somliro allôo, esca
.jiiz. .usmeK ".aarii^s «le peste. On frappait à uiio
-" ■■: isnra. me oix aigre criait: Entrez! et celle
îT-;. . iirje I les maisons souveraines, avait peine à
îf ir lue^ne escabeau vermoulu; elle se voyait
-f-f 1 i^TiDrasserd'horrililes enfanls tout barbouillés ■irr»» rance . elle disait elle-même son nom loul bas: A^ Il princesse de ***, et voici mon livre, soyez in- •■•z*nii. nionsieur; » ou bien elle arri\ait au milieu ::: !• «euner animé, bruyant, et on la pri.iit de s'as.^coir •Ml i>ii faisait raconter son hi.stoire littéraire. Triste mé- •M* MR'iier funeste! A cette mendicité de la louange publi- ::e. lue femme, quelle qu'elle soit, perd tout son lus- ■■.• ••! tout son charme; voilà pourquoi il faut vouloir pour s femmes, non pas l'éclat et le bruil de l'esprit, mais, -:ii ironiraire sa douce obscurilé et son favorable silence, ''oci fait, la pauvre femme, écrasée de faligiieet de honte. :-t'nlrail chez elle, et peu s'en fallait qu'elle ne salu.1t M. -on concierge. Heureuse encore quand, en retour de SOS salutations et de ses humbles prières, elle ne trouvait pas, le lendemain, à son réveil, sur les dentelles de sou lit. quebiues chiffons de papier imprimé tout rempli • es plus affreux quolibets, des plus cruelles C( usures, :les plus perverses déclamations. N'élait-elle i»as en effet une priucesse? n'étail-elle pas la dernière descendante d'une illustre maison? n'étail-elle pas une femme aimée et t'Utoiirée de tous? Que de raisons pour être insultée! aus.M le fut-elle et sans cesse; aussi, drpuis ce jour, celte oonsidér.ilion conquise à force de proMlé, de bonne grâce i'I de bon goùl, s'est-elle évanouie comme une fumée. Autant l'Age mûr de cette femme avait élé grave, heureux i'I respecté, autant sa vieillesse parut frivole; vous \)o\i- \i*£ m'en croire, elle a bien pleuré ce fatal désir de gloire littéraire, ce méchant petit volume de prose imprimée, dunt la gloire l'avait ravalée si bas; — elle est morte >ans que sa mort ait causé d'autre sensation que celle-ci: Voilà enfin uu écrivain de moins! Triste exemple, mais iidle exemple de l'inévitable danger qui attend toutes les loi innés assez faibles pour oublier à ce point-là Texem- |ile qu'i lies doivent donner, non pas du côté de l'éducatiiHi ptM-tique, mais du côté de la modestie, de la gravite l'I i* \ bon .sens.
Il e>l d'autres misères moins éclatantes peut-être, iii.iis iKMi moins tristes; car cette passion littéraire, à iturir d'avoir fait des victimes parmi les femmes, a pénéliè également dans le bas- fond de la société, dans son iiiiliru 4't dans ses hauteurs. Vous avez vu tout à l'heure U pHiMlluée et l'empoisonneuse, l'IIei rietle Wilson, la Marie (ji|.elle, en un mol la femme flétrie par la proktiiulion ou par le bourreau, chercher une dernière palpitation de volupté, ou bien uu dernier vol d'argent et de cindali^ dans les livres sortis de leurs griffes ; vous avez %ii hi granile dame aspirer aux œuvres littéraires; regarda maintenanl, non pas à Paris, mais dans la province, d.iii» une province reculée, si vous voulez, sur les bords xUi i|u«:lque doure et limpide rivière, celle jolie jeune lille ^Ui ht'ize à dix-huit ans, (|ui rcve tout le long du jour: ulhi fM bien néi% elle a été élevée avec toutes sortes de ùuiuà »'l «le tendresses; son p<Te est un honnéle bourj^.:.|j.>, franc et loyal, qui a été quelque peu un soldat (!e J ujj(,rrnjr; ?>a nn?re est une b.')nne ménagère, active, tjhêi'tinn ri rivée à son devoir; l'un et l'autre ils n'ont «1 ... txihi enfant, cl pour ne pas voir pâlir cette douce
figure, pour ne pas fatiguer ces beaui petiu e pour que cette cnfnnl soit heurense â m Ïh/j. et la mère TabandonDent à ses douces réïehr^ jour qui se levé est, pour la jeuD<* réteurf. tt et oisive journée de châteaux en Esjiagoe qu't-' til à elle-même là-haul dans la ré^'ion dn Comme elle a lu, par hasard» tous les hvresqc tombés sous la main» In pauvre eiifaut saildr;. grands mots poétiques de la langue mndemc : m piUion, l'idéal, l'art, Vamour^ Vinfini, la m surtout, la mélancolie, cette drDgue oausr^ty. causé tant d'adultères et de suicid» s, et, en u l'attirail des tristesses qui vous amusent a m:. bien que, de gaieté de cœur, la jeune iille »r û elle pleure sur son isolement, sur la fit S qu'elle mène; elle trouve» sans se ra.oufl-, père est un rustre» que sa mère a les liaLîiucmœurs d'une mercrnaire ; ce tût bourgeois Ii ( lui pésc; les causeries et les rires de ms [««li: d'enfance lui sont devenues insupportables.; elle vit seule, tout ce qui n'est pas elle-inéir.«ri la gêne; elle n'a qu'une joie, c'est d'écrire. — '. donc. Elle compose snii premier petit ronii i elle arrange a sa guise un bel Kugi*ne, un jea^c elle l'aime aujourd'hui, le lendemain elle i'kon suivant elle lui écrit, mais non plus eo piw. écrit en vers. 0 surprise I la voilà, en elïtL ^s la rime et la césure; la voilé qui hisse des m sur leurs douze pieds; la voila qui brise le ff^ juste, qui commande même à la rime; en rôîv. que fait cette jeune GUe ont beaucoup deicou. la poésie, cela est sonore» harmonieux, cela k ni de gr.lce ui d'éclat. Vous pcnseï si iVlKaa celle enfant est immense, si sa joie est iacni}^ n'e>t pas toute prête à se dire : Moi ans?»!, ^e grand homme! Elle reste immobile de jûc or première élégie, comme une autre GlIedeMni: rail agitée de bonheur sous le premier baisers adoré. De ces deux jeunes filles. Tune aki«B poésie, l'autre séduite par un amant, celle ^} le plus, c'est la première ; la poésie est oit & redoutable, son amour est un faux amour, m i sont d'abominables morsures ; la jeune fiile fo que son amant ne risque, d tout f^rendre, fK a renommée et sa vertu ; la jeune fille qai t*i^ cette poésie sans frein et sans nom, comme ai U nos jours, risque à la fois les qualités les plis pn de son âme, les penchants les plus rares ie m les dons naturels les plus charmants. L'homme fa une fille peut, à tout prendre» i'éponstfellflî l'honneur; il adopte l'en faut, il veille ivkfifl qui se sont fiés à sa prubitc et i son amov; i poésie, fatal amaut, qui ne lient jamais sa (im épouse adultère qui ne reconnaît jamais kn de son crime, feu perfide qui biàk saai ém Qamme, elle amène avec elle le désenchaalcwri nui, le désespoir, presque toujours !a miscrt;!! très-fort pour les supporter sans en élr« hrii^ai assauts du démon poétique. Ymli jnilcmcn m pauvre jeune fille ne peut pas savoir. Okilihi même sur l'instinct qui la pousse. éUs is mk| quelle déception elle est le joael,d1eie Ai*' la pauvre enfant : C'est lA du moios ■■ chHkëth amour! Délas ! elle ne devine pas que ctBi «B de faiseur d élégies n>st, à tout prcadft. fs ■§< mille tromperies de Tamoar et des scm^
Oui, certes, je le répète, mîtia fi«U mlBii raie, mieux vaut reufant qui obéît lihnBmt if
LE BAS-BLEU
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