‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 48 sur 269 · JJ · texte numérisé non relu

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' Il y a deux sortes de lutteurs de même qu*il y a deux Srtes de luttes. Il faut, comme on le pense, à qui en- *eprend ce métier (disons cet nrt), toute la plénitude es forces, la réalisation complète des avanta<res physi- .nés ; aussi le lutteur est- il â la fleur de Tâge. Mais, à ilème proportion d'années, la nature souvent S'Hant montrée luxuriante envers quelques-ims, tandis qu'elle i*a été que riche envers les autres, cette disparité a néessité u e division. 11 y a donc les hommes et les mieclomnifi ^ Ce sont les premiers qui commencent la UUe. 1^ lutte libre, réservée aux miechommes, leur lonne la faculté de saisir leur adversaire par tout le corps. If lear permet de poursuivre la victoire sur Thomme leoTersé quand il D*a pas touché des deux omoplates. Lia miU de la ceiniure ne donne prise que de la ceinture eo laat. Dans toutes deux, le croc-en-jambe, dit eamhetie, ist expressément défendu.

Tous ont fait cercle; les premiers rangs assis, les derniers debout, les musiciens à leur place. Les lutteurs se lésbabillenl rapidement au milieu d'un groupe de leurs

t Demi-bommet.

partisans, qui les entourent et les dérohcnl aux regards pudibonds; puis ils se présenlenl dans la licc. Qurlquesuns ont les bras, les cuisses ou la poitrine tatoués : Tun d'eux portait sur soiï estomac le tableau complet d'une lutte rehaussé en couleur. Les cciêbres sont revêtus ordinairement d'un caleçon d'honneur, gap[^nc à quelque lutte mémorable, lequel est do velours, frangé d or ou d'argent. Los deux rivaux se donnent une poignée de main pour montrer qu'il n'y a pas entre eux d'inimitié particulière; puis chacun prend quelques poignées de terre, et se tient devant son adversaire, l'échiné courbée, les coudes pressés au corps, les mains serrées, toutes les saillies effacées, Tœil aux aguets, épiant le moment, étudiant les gestes de Tautagoniste; to s deux prêts à prolUer de la moindre imprudence, é éviter une roanœu- Tre dangereuse. Ils tournoient lentement ainsi, reculant, avançant, avec circonspection, sans se livrer. Une re« man]ue ordinaire, c'est que dans la lutte, â moins qu'elle n'ait lieu entre des lutteurs d'une célébrité bien égale, il y en a toujours un qui garde la défensive, humblement ployé, le regard inqui* t. tandis que ion adversaire esl debout, le sourire sur les lèvres, sans paraître eraiodrt

LE LUTTEUR

une mesure agressive. Si la snrcrioritéde forces est bien décidément acquise à l'un des deux, il arrive souvent que celni-li ayant enlevé son rival dans ses bras, et tenant la victoire à sa disposition, le laisse aller néglij^emment sur te sable aux huées de la miillilude. Quand llnrériorité est trop grande, le lutteur robuste prend dans ses bras son rival crmme une nourrice son enfant, rt le porte en dehors de r^réne Qu**l{npfnis, d'un commun aci'ord, les deux coinbalt«:nts se saisissent au col, entrelaçant leurs bras tous Tocciput, front conlre front, comme

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deux trfiire^ux : c'est ce qu'on appelle le coUier. Si ce m.inége dure trop longtemps, le public siflle et crie : Défors^, Jusqu'à ce qu'ils en viennent aux mains. Les lutteurs s'échauffent peu à peu de leurs efforts vains, de leur> ruses déjouées ; la sueur découle bientôt de leur front suus le soleil ardent du Midi ; les claquements de la main retentissent sur les épaules et les bras, qui se marbrent de rouge; les muscles gonilés se dessinent en saillies blruAtres sur les jambes et sur les bras; le groupe de ces deux hommes entrelacés comme des serpents se traine péniblement dans l'arène, jusqu'à ce qu'enfin un des lutteurs, dans un mouvement mal ralculc, soit tourné, soulevé et renversé, aux applaudissements de l'assemblée. Si la lutte a été bien soutenue de pnrt et d'autre, le public console par quelques bravos le vaincu, qui salue avec confusion, sinon le sifUet l'accompagne.

A chaque relâche, les combattants ont recours au cordial : le vin ou Teau-de-vie; mais quelques-uns s'en abstiennent comme d'une chose nuisible, et se contentent de garder dans leur bouche un fétu de paille pour y entretenir la fraîcheur et conserver la respiration facile.

Il est impossible de décrire toutes les physionomies de ce spectacle multiforme si acci«lenlé, chaque lutteur apportant son mode, chaque lutte apportant ses variétés.

Quel jues coups pourtant, plus fréquemment employés, m»*ritenl mémoire.

C'est d'abord le tour de cuisse, où excelle Coste de Thulalu, et qui consiste à faire trébucher l'adversaire

sur la jambe avancée prés de lui. Le tour de hrat est un système de dislocation attribué à Afeissonnier, par le-

^Dihort.

quel, chargeant le bras de ToppoMiit sur iqb cpnk

lui imprime un monvcment de rotation, etlercem; tôte la première. Ce tour exîî;:e une force Fr>f:» comme celui que Ton nomme le tour de t''U:ii

dans celui-ci de tenir l'adversaire conrb^^, 1i Iftr votre poitrini', et. lui passant les bras sous leoi^ deux barres de fer inflexiiles, de le soulevcràn.ii rivai pèse de tout son poids; alors s*eiêcnteii travail de force : l'homme qui fait ce coup «en ses jambes pour que ses jarrets De ll*!cbi>tat^< renversant à demi son bust's la lôte en arri«n,k serrées, l'écume sur les lèvres en tr ouvertes, le contracté, amène à lui avec un râied'elforts tét pesante qui ne résiste que p.ir son inertie. d.f l'a enlevée de terre, l'y rejette sur le dos pv «^ ment brusque. L'autre, en r.vanche de ses blijewk^ la chance d'avoir les vertèbres du cou luxées. HkM frère de Meissonnier dont un poënie d^ciliafi promptitude à vaincre par ces vert rapides :

Tel qu'un tiurcau fougueux, ^awj l'af^pg g ^I^Hk II arrive, il U tombé K,»,^

emploie assez fréquemment ce terrible grands ménagements sont reconiinaadÂi mais les chutes assez rudes causent soufent graves, surtout par l'imprévoyance ordl sub>ister des pierres dans le champ du

relies pour coup douteux sont eitrèi

voix du peuple tranche ausnitôl la quesliob; formulée en de monstrueux hurlements» est' sans appel, et les;)ni<rAomiiiet s'emprasM former. Les prud'hommes sont les juges»

qucfois parmi des jeunes gens de bmille, teurs : au nombre de quatre ou cim|, ik distancés entre eux de quelques pat» autiMrd pour ne pas les masquer su publie. Si Tua rête. la foule crie : a Circules! » i^eor pécher les infractions et de proaoBeer Ti Pendant le combat,

> Il le renverse; idiotisme

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LELUTTEDR.

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