LE TYRAN D'ESTAMINET
VEsîaminet ém roi Henri, Tendu à U branche ainée des Bourbons, où chaque coup de queue est no coup de pied donné à la Révolution de 1830;
L'Estaminet de la Fronde, où, é l'aide d'une allégorie iajCéoii'Use. on peut railler sans crainte h royauté nouvelle en fumant le tabac de la ré};ie dans une pipe qui t'etforce de ressembler a une poire.
Ces différentes classiflcations appartiennent exclusivement à la province. A Paris, rien de tout cela n*rxiste : resliniinet ne 8*cn)preint que par exception de la physio- Bomie de ses haintucs.
I>an8 le quartier des écoles, entre le pont Neuf et le Panthéon, aux environs de la rue Saint-Jacques et de la place Sorbonne, Testaminet est la terre conquise des ëtodiants de première et de quinxième année indistinctement; pourtant le béret basque y domine Là, tous les préjugés de costume sont battus en brèche, une mise décente n*est pas de rigueur, et Dieu seul sait le compte des inscriptions et des examens que la blouse du billard y engloutit chaque année.
Mais le plus intéressant de tous, sans contredit, celui qui mérite de ûxer Tattention du moraliste et du philosophe, bien plus encore que du peintre de mœurs et du caricaturiste mordant, c est Testaminet clandestin, bouge iofeci qui se cache comme une lèpre hideuse au fond des plus sinistres carrefours de la Cité.
Minuit est sonné depuis longtemps, le vent et la pluie balayent au loin les rues désertes. Ecoutez : a travers les contrvTents mal joints de cette maison de lugubre apparence, D*entendez vous pas des bruits confus/ les éclats de Toîx, le tumulte des bl^i^phèmeSi des rires et âçs conps, n*arri vent ils pas jusqu'à voire oreille? Vous tris^ sonnet ! C'est un coupe-gorge que cette maison! di Lestons. Eh! mon Dteu, nan, c'est un fstainineL Entrons. Nous avons eu beaucoup de peine à (lénélrer dans la première salle, où s»e tient un homme à ntoîiîé cudormi^ salle basse et enfumée, péristyle qui nous prépara mer^ veilleusemenl à toute I étraiigi Lé des^ myst^^res qui s'accomplissent dîins le temple Enfin nous sommes admis. Deux quinqutli gras d fumants éclairent cette pièce, au-
tour de laqoelle sont rangées des tables le Mi.èi couleur priniitive a dispsm soos le omet éiââi joueurs. Un billard usé, ripé, ciré, eeeipe II aMs l'appartement. Dans on coin, le plos reêaliéïkp d'entrée, une dixaioe d'hommes soel ffm§km d'une chandelle lannoyeuse, qni pleure ém !■■ suif sur un tapis de serge verte. Ces hoanBCfSHlU bitués de l'estaminet, les tire*laine et les mpa bourses du dix-neuvîéme siècle. Celiii4â, qsems assis sur un coin de la table* l'air fier, la lèfKBiÉi et la pipe an chapeau, c'est un Lacenairecs ifd lité; il ne dit pas un mot. il songe an jeu» Hfuui Il a dans sa poche quelque écn n^gné pcil-Ikti certaini ment volé , venu Dieu sait eonnat! Si tiné à partir aussi proroptement qu'il est nH.lp si vous alliex au fond de son gousset» si uni chiex bien dans les plis de la crsTate q«î «ne corde sous son menton, Toas trouveriei aiM, M pose, des dés venus au monde pour la stopcCsaii novices, ou tout au moins un jeu de cartes biwi ché dans la coiffe de son feutre insolent. Dni tourbe, dont il est le chef, et qui tremble soeii« gard, vous reconnaître! toutes les empreinte et toutes les efDgies de la débauche. Celui-d vint si gne, celui-là est le commensal habituel d*anek«i farouche de la me Pierre-Lescot ; le troisiéncsi banquier de birtbi, et ainsi des autres. VidpM seulement représentent la loi; mais la loi hmimloi qui se cache et qui a peur : car, si la loi imm nue, on lui ferait un mauvais parti... on la Im
Maïs arrètons^nou^, neutre mission loucitt ut Nous avons raconté lotîtes les ti nii fuimaliuaip< le tyran d'estauiioet, selon qu*îl moiile ou ^iff les degrés de lï-thene sociale
N'y a-tU pas de quoi trembler pour Taiwil on sou^e que cet homme qtie nous veooits et peut^lreen lui réloOe d'uo conquérant ao im qu'il B usié son énergie dans ToisiFeté de Ja pouvait choisir pour modèle MictieUÂngf^ ther^ et qu'il a préféré Balochard ?
LE FIGURANT