‹ Les Français sur le RhinChapitre 4 sur 35 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

g-ne le fléau de la guerre? Qui exposa la République française à ce même danger dont elle venait de sortir, mais auquel elle ne devait pas échapper une seconde fois : celui de paraître devoir son salut à un général ambitieux? Qui donc est responsable de cette coalition de 1798, dont toutes les coalitions suivantes ne devaient être que les fatales conséquences ? Est-ce la République, qui jusqu'à la fin, maintint ses envoyés au Congrès de Rastadt, ou l'Autriche qui les fit assassiner sur la route de Strasbourg ?

Ce jour-là, le sabre des hussards autrichiens rouvrit la carrière à celui qui devait être notre maître, mais aussi celui de l'Europe, celui de l'Autriche. La paix que l'Empereur d'Allemagne n'avait pas voulu conclure, à Rastadt, avec la République française, il fut bien obligé de la signer, à Lunéville, avec le premier Consul. En même temps qu'il imposait déjà la forme militaire et césarienne à la Révolution française, Bonaparte présidait à la liquidation des affaires germaniques, à ce recez de 1803, si ruineux pour l'Autriche, qui fut, comme je le dirai, une sorte de révolution allemande, moins la liberté et l'égalité. L'Autriche allait éprouver de bien autres désastres : elle avait affaire maintenant à 'an adversaire qui n'était pas ménager de la paix de l'Europe et du sang des peuples, comme l'Assem-

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