‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 103 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, pp · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, pp

2. Ce mot n’a pa.s ici le sens péjoratif qu’il a aujourd’hui II signifie simplement amour de l’indépendance et de la liberté.

3 Sagard, Hist. du Canada, p. 355.

Le premier historien des Hurons fait cependant l’éloge de plusieurs de ses jeunes élèves. “ Il faut que je vous dise, écrit Sagard, que s’il y a un grand nombre d’enfants mal sages (pas sages) et vicieux et sans le respect dû à leurs parents, il y en a un autre grand nombre qui font mieux. Car outre qu’ils n’ont pas tant de légèretés puériles, comme beaucoup d’enfants par deçà, ils sont doués d’une petite gravité si jolie et d’une modestie naturelle si honnête, que cela les rend extrêmement agréables et aimables, de sorte que je prenais un singulier plaisir de leur enseigner les lettres et de les instruire en la loi de Dieu, selon qu’ils en étaient capables1. ”

Enfin, Sagard affirme un peu plus loin : “si nous eussions été encore deux ans dans le pays (des Hurons), je crois que nous en eussions rendus d’avancés aux lettres et de bien instruits en la foi, car les hommes comprenaient assez bien et les enfants tenaient assez gentiment la plume2. ”

D’après les passages que nous venons d’emprunter à Sagard, nous constatons que les Récollets ne séparaient pas l’enseignement primaire de l’instruction religieuse.

Pour mieux favoriser l’instruction et l’éducation des Sauvages aussi bien que leur conversion, les Récollets entreprirent de doter la colonie d’un collège, ou séminaire, comme s’expriment les historiens de cette époque. Quand on lit attentivement ces auteurs, on voit que l’établissement de ce collège

Page 1