Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p
que pour les adultes sur le point de mourir, on pouvait aussi les baptiser, s’ils le demandaient ; quant aux autres Sauvages on ne pouvait leur administrer le baptême “ sinon à ceux qui, par un grand usage et une longue expérience, auraient paru touchés, instruits et détachés de leurs coutumes sauvages, ou à ceux qu’on aurait habitués parmi les Français, élevés à notre manière de vivre et humanisés, après avoir été bien instruits, et de même aux enfants de ceux-ci ; de quoi il fut dressé un formulaire et une espèce de canon fondamental qui servit de règle à nos missionnaires pour s’y conformer absolument1. ” Une autre instruction du Père Paul était de recueillir des ressources pour la construction du collège. Il devait pour cela “ solliciter en France les pouvoirs et les aumônes nécessaires pour commencer ce grand ouvrage par l’établissement d’un couvent à Québec en titre de séminaire où les enfants seraient entretenus et instruits2.”
Le Père Denis Jamet “ se trouva alors à Paris avec le Père Paul, et ils agirent de concert pour obtenir l’etablissement du séminaire ; les pouvoirs en furent expédiés dans les formes3 4. ” Des âmes généreuses souscrivirent de larges aumônes pour la réussite de ce projet. Le Prince de Condé, après avoir recouvré sa liberté, donna" cinq cents écus aux Pères Récollets pour aider à faire leur séminaire . ” Deux autres grands bienfaiteurs furent
1. Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, pp. 147, 148.