Champlain, Œuvres, p
TROUBLES DANS LA COLONIE 175
danger de rixe, et puisque de Caen n’arrivait pas, il fut arrêté que cinq commis seraient admis dans l’habitation, qu’on leur livrerait les marchandises pour aller à la traite.
Quand ils furent entrés, Champlain, en un langage énergique, leur apprit la volonté du roi, les infidélités de leur compagnie, et qu’ils auraient dû apporter des titres en forme. Il leur refusa les armes qu’ils demandaient, et ne permit pas qu’on leur livrât les fourrures en dépôt à l’habitation, avant que les vivres nécessaires ne fussent apportées. Ils protestèrent contre cette mesure et contre l’établissement du fort Saint-Louis. Après deux jours, ainsi passés, les commis partirent pour les Trois- Rivières.
Le 13 juin un dimanche, arriva le sieur du Pontgravé ; il fut reçu “ comme les précédents1 ” ; et après explication donnée de part et d’autre, il monta le lendemain aux Trois-Rivières.
Enfin, le 15 de juillet, semble-t-il, arriva en canot un homme de l’équipage des sieurs de Caen, appelé Halard. De Caen priait Champlain d’avertir les Sauvages de son arrivée et lui demandait de descendre à Tadoussac, pour lui communiquer d’importants renseignements. Champlain ne put se rendre à ses désirs. “ Car, dit-il, ce n’était pas la saison de laisser l’habitation ni le fort2 ...”
Le vendredi, 16, il envoya un canot avertir les Sauvages. Le 17 juillet arriva Rommier, commis de la nouvelle société, apportant des lettres des.