‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 131 sur 344 · Œuvres, p · texte numérisé non relu

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LE DÉLÉGUÉ DE LA COLONIE

ques jours après, Monsieur le duc de Montmorency en obtint une seconde, après avoir entretenu le roi en particulier de l’état général du Canada et des articles principaux que le Père Georges avait à représenter. Ce Seigneur, qui aimait le pays, voulut bien conduire le missionnaire à cette seconde audience où le Révérend Père Provincial se trouva aussi. Le Père Georges fit sa harangue dans les termes les plus respectueux et les plus touchants, présenta ses lettres de créance, l’acte de sa députation et une très humble remontrance par forme de requête à sa Majesté qu’elle reçut avec toute la bonté et la piété possible, la remit à Monsieur de Montmorency pour être rapportée à son Conseil et promit au Père non seulement d’y faire droit, mais encore de lui accorder personnellement sa faveur et sa protection royale1. ”

La requête présentée au roi par le Père Georges Le Baillif était écrite au nom des Récollets. Il est nécessaire d’en citer les parties principales pour se rendre compte de l’importance de la mission confiée au Père Le Baillif et mieux connaître quels auxiliaires dévoués Champlain trouva dans les Récollets.

Sire,

“ Les pauvres religieux Récollets, habitues à Quebec, en la Nouvelle-France, vous remontrent très humblement que depuis six années en çà qu’il a plu à Dieu se servir de leur ministère sous l’autorité de

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