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Champlain, Œuvres, p

2. Parkman a écrit de Champlain : “ Pour la nature désintéressée de Champlain, les considérations pécuniaires venaient en seconde ligne, tout en en reconnaissant clairement les avantages nécessaires. ” Les Pionniers français dans l’Amérique du Nord. 1 aiis, chap. xiii, p. 325. Ce même écrivain signale le choix des Récollets et leurs premiers travaux au Canada.

CHOIX DES PREMIERS MISSIONNAIRES 9

marchands qui en bénéficiaient. Ils formeraient une compagnie qui exploiterait les richesses du Canada, avec un capital déterminé, des privilèges et des obligations fixés par une charte approuvée par le roi. Champlain désirait voir entrer dans cette compagnie les marchands de Rouen, de Saint- Malo et de la Rochelle. Les Rochellois montrèrent si peu d’empressement que seuls les marchands Normands et Bretons entrèrent dans la société, laquelle, formée en 1614, reçut l’approbation royale.

Cette compagnie, dite de Rouen, devait jouir du privilège exclusif de la traite des fourrures au Canada, et cela pour onze ans. “ Elle s’engageait à entretenir l’habitation et un fort, à bâtir de nouveaux forts, si nécessaire, à solder de ses deniers les dépenses d’un corps de missionnaires et enfin à envoyer au Canada des artisans, des laboureurs et des ouvriers1. ” Le Canada aurait un viceroi dans la personne du Prince de Condé, dont le lieutenant à Québec serait Champlain lui-même.

Quand le choix des premiers missionnaires pour la colonie eut été définitivement arrêté, que leur départ eut été fixé au printemps de 1615, le fondateur de Québec, prit la peine d’aller à Rouen faire connaître à ses associés l’envoi des Récollets au Canada. “ Je partis de Paris, écrit-il, le dernier jour de février (1615) pour aller à Rouen trouver nos associés et leur représenter la volonté de Monseigneur le Prince, entre autres choses le désir qu’il avait que ces bons religieux (les Récollets) fissent

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