‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 15 sur 344 · Dr. N. E. Dionne, Samuel Champlain, n. p · texte numérisé non relu

Dr. N. E. Dionne, Samuel Champlain, n. p

le voyage, reconnaissant que malaisément les affaires du pays pourraient venir à quelque perfection, ou avancement, si premièrement Dieu n’y était servi ; de quoi nos associés furent fort contents, promettant d’assister les dits Pères de leur pouvoir et les entretenir à l’avenir de leur nourriture1.”

Grâce à la pureté de ses vues, à la noblesse de ses projets, à sa fermeté et à sa constance, le fondateur de Québec parvint ainsi à voir ses projets couronnés de succès. Il voulait des missionnaires, il les avait ; il voulait des missionnaires “ qui eussent le zèle et affection à la gloire de Dieu2 3, ” on peut dire qu’il les avait trouvés. Les premiers missionnaires du Canada appartenaient à une Province franciscaine fervente. Elle était dans toute la vigueur et l’ardeur de sa jeunesse ; la Province de Saint-Denys n existait en effet comme telle que depuis 1612, c’est-à-dire depuis trois ans. Le Père Jacques Garnier de Chapouin, auquel Monsieur Houel s’adressa, au nom de Champlain, pour avoir des missionnaires, en était le premier Provincial et avait été nommé directement par le Pape".

L esprit de saint François, fait de simplicité,

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