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Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p

NOUVEAUX MISSIONNAIRES

ni ceux qui sont hors de l’Eglise, car hors icelle, il n’y a point de salut1. ”

Le Père Irénée Piat comprit le travail de la grâce en cette âme. Il se mit en demeure d’instruire son néophyte. Mais celui-ci savait peu de français, celui-là pas du tout la langue du Sauvage. On eut recours à un truchement ou interprète qui était sur le bateau. Le truchement eut lui-même de la difficulté à se faire comprendre, parce que l’idiome indien n’avait pas de mots pour exprimer les mystères de la religion. Le Père Irénée lui présenta ensuite “ une image du crucifiement de Notre Seigneur qu’il prit avec grande révérence en ôtant son bonnet et la mit auprès de lui, et souvent lui faisait la même révérence. . . ; il s’armait du signe de la croix et disait humblement ces divines paroles : Jésus, ayez pitié de moi.

“ Et comme il se sentit diminuer de force et en des appréhensions de mourir sans avoir reçu le saint baptême, il recommença de plus belle et avec des affections plus pressantes à prier qu’on eût à le lui donner, autrement qu’il était perdu2 3. ” Le Père Piat lui fit connaître l’appréhension qu’on avait de le voir retourner à sa vie païenne s’il guérissait. Mais le Sauvage “ protesta que non,, et qu’il voulait vivre et mourir en notre sainte religion . Pour plus de sûreté, les Récollets demandèrent à monsieur de Caen de vouloir bien fournir la nour-

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