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Champlain, Œwrres, p

VIEL ET SAGARD

une autre “ où était un matelot appelé Jean Paul, qui nous dit l’arrivée du sieur Deschênes à Tadoussac, dans une barque, et (lequel) avait laissé son vaisseau à Gaspé pour faire pêche de poisson1 2. ”

Nous voyons par ce passage du récit de Champlain que Deschênes était bien le capitaine du navire sur lequel avaient passé les Récollets.

Ceux-ci tardèrent encore douze jours avant d’être à Québec. Il paraît assez probable qu’ils avaient attendu à Tadoussac le navire du sieur de Caen ; mais celui-ci n’arrivant pas, ils partirent enfin pour Québec, sur la pinasse appelée la Réalle. Le voyage de Tadoussac à Québec se fit lentement, ainsi que le note Sagard. “ Les matelots, non plus que ceux qui gouvernaient, se souciaient assez peu d’arriver sitôt à Québec où ils n’y trouvaient pas mieux leur compte que là (Tadoussac)". ” Aussi, notre historien s’arrête-t-il à noter de nombreux détails intéressants sur les choses et les lieux. Il parle de la pointe des Alouettes, de l’île aux Lièvres, de 1 île aux Coudres ; il remarque “ des échos admirables qui répètent tellement les paroles et si distinctement qu’ils n’en omettent une seule syllabe et diriez proprement que ce soient personnes qui contrefont ou répètent tout ce que vous dites3.

Sagard n’oublie pas le cap Tourmente, les belles prairies qui commencent à ses pieds et l’île d’Orléans. “ C’est ici, s’écrie notre Récollet, le commencement

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