‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 168 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

du beau et bon pays de la grande rivière1. ” “Au bout de l’île du côté nord, une lieue et demie de Québec, il y a un saut, ou chute d’eau, appelé de Montmorency qui tombe avec grand bruit et impétuosité, de vingt ou vingt-cinq brasses de haut dans le fleuve. comme c’était le premier que nous trouvâmes, je l’admirais et regardais souvent2 3. ” Mais voici Québec ; on l’aperçoit de loin. “ De l’île d’Orléans, nous voyons à plein Québec devant nous, bâti sur le bord d’un détroit de la grande rivière Saint-Laurent qui n’a à cet endroit qu’environ un bon quart de lieue de largeur, au pied d’une montagne’... ” , Et tandis que les yeux de nos voyageurs, malgré la pluie qui tombe, se remplissent des beautés de la nature canadienne, qu’ils admirent l’endroit idéal choisi par Champlain pour y fonder la capitale d’une Nouvelle-France, la Réaile entre au port. C’était le 28 juin 1623, au soir.

“ Nous arrivâmes la veille de saint Pierre et saint Paul, sur les cinq heures du soir, en très bonne santé et assez bien mouillés d’une pluie qui nous tombait du ciel, de quoi nous louâmes Dieu et prîmes port au lieu accoutumé4. ” Champlain confirme Sagard quand il écrit : “ Le 28 (juin) arriva Desdames avec la Réalle et deux religieux, l’un appelé le Père Nicolas et l’autre le Frère Ga-

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