‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 178 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, pp · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, pp

partir, on la faisait deux heures avant le jour. . . ou seulement à midi, ou bien on attendait jusqu’au soir, sans rien manger de tout le jour que cette seule fois1. ”

Ce qui rendait la nourriture des Sauvages par trop dégoûtante n’était pas seulement le manque de tout assaisonnement, c’était la malpropreté. La marmite et les écuelles n’étaient jamais lavées. Mais écoutons plutôt Sagard qui en parle avec connaissance de cause. “ D’écumer le pot jamais il ne s’en parle, non plus que de laver la viande ou le poisson avant de le mettre au pot. Ils traitèrent un morceau de venaison à la petite nation, mais comment pensez-vous qu’ils le coupèrent ? Ce fut de le tenir contre terre avec leurs pieds sales, et à mesure qu’ils en coupaient quelque pièce, ils la jetaient dans la chaudière sans autre sel que le sable qui y tenait attaché. Les écuelles, desquelles nous nous servions, n’étaient jamais nettoyées, que du doigt qui essuyait le reste de la sagamité2 3. ”

“|Le blé d’Inde, que nous mangions en chemin, ils l’allaient quérir de deux jours en deux jours au fond des bois et en certains lieux écartés où ils l’avaient caché en descendant0. ” Puis, au moyen de deux pierres plates, ils l’écrasaient et le réduisaient autant que possible en farine. Cela se faisait sur une peau étendue par terre. Il s’y mêlait “ toujours des saletés et ordures. ” D’ailleurs c’était

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