CHAPITRE XXI
AU PAYS DES HURONS
t e long et pénible voyage en canot était terminé. Mais on n’était pas encore arrivé ail village auquel appartenait le Huron qui avait, selon le style sauvage, adopté Gabriel Sagard pour son frère. Celui-ci a eu soin de nous conserver le nom de ce Sauvage ; il s’appelait Oonchiarey . Il avait été bon pour le Récollet tout le long du chemin. Dans les portages, il s était charge de ses petits paquets ; sur l’eau il ne l’avait pas obligé à ramer, ainsi qu’avait dû le faire, en 1615, le Père Le Caron. Maintenant Oonchiarey allait conduire Sagard dans sa cabane.
Ayant mis pied à terre, les Hurons déchargèrent leur canot et le cachèrent dans le bois. Sagard prit ses effets et se mit en devoir de les porter. “ Je portai donc mon paquet et mes hardes, non sans une très grande peine, tant pour la pesanteur, l’excessive chaleur qu’il faisait, que pour une faiblesse et grande débilité que je ressentais en tous mes membres, depuis un long temps1 2. ” Les Sau-