‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 189 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

“ A l’entour de notre logis, bien que la terre fût un peu maigre et sablonneuse, nous y accommodâmes un petit jardin, fermé de palissades pour en ôter le libre accès aux enfants. Les pois, herbes et autres petites choses que nous y avions semées, y profitèrent assez bien et eussent fait davantage si la terre eût été bien labourée, mais il fallait nous servir d’une vieille hache au lieu de bêche et d’un bâton courbé et pointu pour tout le reste des instruments'1 2. ”

La terre nue ou nos genoux nous servaient de table à prendre nos repas ... les nappes et les serviettes ne sont point en usage en ces pays-là ... ; nous avions quelques couteaux, mais ils ne servaient aux repas, pour ce que nous n’avions point de pain à couper et si rarement de la viande, que nous avons passé des six semaines et deux mois entiers sans en manger un seul morceau'. . . ”

“ Pendant le jour, nous étions continuellement visités d’un grand nombre de Sauvages et à diverses intentions ; car les uns y venaient comme amis et pour s’instruire de leur salut, d’autres pour avoir le contentement de nous voir et s’entretenir de discours avec nous, quelques-uns pour observer nos cérémonies et notre gouvernement. Les enfants pour apprendre leur créance et les lettres, et d’autres pour nous demander quelque chose ... Il y en avait plusieurs malicieux qui ne venaient que pour nous dérober de nos petits ameublements sous prétexte de visite3. ” Mais Sagard

Page 1