Sagard, Hist. du Canada, pp
dans la chapelle de Notre-Dame-des- Anges. Ce fut là, qu’il fit la belle prière suivante : “ O mon
Dieu, je vous recommande et remets entre les mains ce pauvre peuple que (vous) nous aviez commis. Vous ne m’avez pas jugé capable de vous y servir plus longtemps, Seigneur, puisque sitôt m’en avez retiré et avez commandé à l’ange tutélaire du pays de ne point débattre de mon retour avec celui de la France, où il faut que j’accomplisse vos divines volontés.
“ Ce n’est point à moi de pénétrer dans vos secrets divins, mais d’admirer et adorer votre divine Providence et vos jugements souverains. Au moins, ô mon Dieu, ayez pour agréable ma bonne volonté et l’affection que vous m’avez donnée de vous servir en la conversion des Hurons et d’y endurer la mort même pour l’amour de vous, si telle eût été votre divine volonté, puisque tout ce que je puis est d’avouer mon impuissance et mes démérites et, me prosternant aux pieds de votre divine Majesté, vous supplier me donner votre bénédiction, avant que je m’embarque, avec celle de votre Père céleste et du Saint-Esprit qui vit et règne au siècle des siècles. Amen1 . ”
Sagard ne repassait pas seul en France. Le Père Irénée Piat était aussi du voyage. Les Récollets du Canada le députaient en France, chargé d’une mission très importante et dont nous parlerons plus loin.
En outre Champlain se résolut aussi à repasser