Vol. 1er, p. 263 à
RELATION DU PÈRE LE CARON
pas qu’il faille abandonner l’ouvrage, bien au contraire, il faut s’y attacher davantage et attendre le fruit en patience.
“ Il faut donc espérer de Dieu la rosée et la bénédiction de sa grâce que tant de saintes âmes de l’ancienne et de la nouvelle Frances avanceront peut-être par leurs prières, et cependant travailler à lever les obstacles qui se présentent de la part de nos Sauvages, à leur conversion. Nous ne laissons pas d’envoyer au ciel grand nombre d’enfants et quelques adultes moribonds que Dieu touche dans ces extrémités, et qu’on baptise sans difficulté ; mais pour le reste, il y a peu de fruit à faire. Quand donc vous demandez des relations, à Dieu ne plaise que pour satisfaire votre piété, je vous produise un nombreux christianisme qui ne subsiste encore que dans nos désirs et dans la semence de la parole évangélique qui ne germe que faiblement : Dieu ne serait pas glorifié du mensonge et de l’imposture ; on sait bien que le succès dépend de lui et non de nous, notre Église ne fait encore que le petit troupeau de l’Evangile ; je 11e vous en donnerai qu’un abrégé en ayant déjà envoyé tant de mémoires en France.
“ Nous avons parcouru à présent plus de six cents lieues dans les terres, et même hiverné plusieurs années chez les principales nations. Elles ne manquent pas de bon sens en ce qui regarde l’intérêt public et particulier de la nation ; ils vont à leur fin, ils prennent même des mesures et des moyens assez justes, et c’est le sujet de ma surprise, qu’étant assez éclairés pour leurs petites affaires,
ils n’aient rien que d’extravagant et de ridicule, quand il s’agit ou de dogme ou de religion, ou de règle de mœurs, de lois et de maximes. Nous avons visité de même huit ou dix nations différentes dans le bas du fleuve du côté de Tadoussac, et nous avons vu que presque universellement tous les Sauvages de la Nouvelle-France ne reconnaissent aucune divinité et sont même incapables des raisonnements ordinaires, naturels et communs sur cette matière, tant leur esprit est matériel et obscurci de ténèbres ; l’on entrevoit néanmoins à travers de leur aveuglement quelques sentiments confus de divinité ; les uns reconnaissent le soleil, d’autres un génie qui domine l’air, quelques-uns regardent le ciel comme une divinité, d’autres un manitou bon et mauvais ; les nations d’en haut du fleuve paraissent avoir un esprit universel qui domine partout ; ils s’imaginent communément qu’il y a un esprit en chaque chose, même dans celles qui sont inanimées et ils s’y adressent quelquefois pour le conjurer. Cependant, ces nations ne reconnaissent aucune espèce de divinité par esprit de religion, mais seulement par manière de fable, par prévention de caprice et par entêtement ; ils n’ont même à l’extérieur aucune cérémonie de leur culte, ni sacrifice, ni temple, ni prêtre, ni aucune marque de religion.
“ Les songes leur tiennent lieu de prophéties, d’inspirations, de lois, de commandement et de règle dans leurs entreprises de guerre, de paix, de traite, de pêche, de chasse, et même c’est une espèce d’oracle, vous diriez qu’ils sont de la secte
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des illuminés. Cette idée leur imprime une espèce de nécessité, croyant que c’est un esprit universel qui les commande, jusque-là même, que s’il leur ordonne de tuer un homme, ou de commettre une mauvaise action, ils l’exécutent en même temps. Les parents songent pour les enfants, les capitaines pour les villages, ils ont aussi des gens qui interprètent leurs songes et les expliquent.
“ On remarque que s’il y a quelque saut difficile à passer, quelque péril à éviter, ils jettent dans l’endroit même une robe de castor, du petun, de la porcelaine, et d’autres choses par manière de sacrifice pour se concilier la bienveillance de l’esprit qui y préside.
“ Ils croient communément une espèce de création du monde, disant que le ciel, la terre, et les hommes ont été faits par une femme qui gouverne le monde avec son fils ; que ce fils est le principe de toutes choses bonnes et que cette femme est le principe de tout le mal ; ils croient que l’un et l’autre jouissent de tous les plaisirs ; que cette femme est tombée du ciel enceinte, et qu’elle fut reçue sur le dos d’une tortue qui la sauva du naufrage. Mais quand on leur fait la moindre objection sur le ridicule de leur pensée, ils vous repondent que cela est bon pour nous et non pas pour eux.
“ D’autres croient qu’un certain qu’ils nomment Atahaura est le créateur du monde, et qu un nomme Messou en est le réparateur apres le deluge, falsifiant ainsi et confondant par leurs traditions la connaissance que leurs ancêtres ont eu du déluge universel ; ils disent que comme le Messou allait
un jour à la chasse, ses chiens se perdirent dans un grand lac, lequel se débordant, couvrit la terre en peu de temps, et ne fit de tout le monde qu’un abîme ; que ce Messou, par le moyen de quelques animaux, amassa un peu de terre, de laquelle il se servit pour réparer le monde. Comme ils croient que les Français habitent un monde différent du leur, lorsque nous voulons les désabuser de leur folie en leur annonçant la véritable création et réparation, ils disent que cela pourrait bien être véritable du monde que nous habitons, mais non pas du leur ; ils demandent même bien souvent s’il y a un soleil et une lune dans l’Europe comme dans leur pays.
“ Il est déplorable de voir de combien de chimères le démon embrouille leur esprit ; quoiqu’ils estiment toutes les âmes corporelles, n’entendant par leur manitou qu’une espèce de ressort matériel qui donne l’être et le mouvement à toutes choses, ils font cependant profession de croire à l’immortalité de l’âme, à une vie future, où se trouvent même une chasse et une pêche abondantes, du blé d’Inde et du petun en quantité, avec mille belles autres choses curieuses et nécessaires. Ils tiennent que l’âme n’abandonne pas le corps aussitôt après la mort, c’est pourquoi on enterre avec le corps, arc, flèches, blé d’Inde, viande et sagamité pour le nourrir en attendant.
“ Comme ils donnent des âmes à toutes les choses sensibles, ils estiment que les hommes après la mort chassent les âmes des castors, élans, renards, outardes, loups-marins, et que l’âme des raquettes leur sert à se-
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retirer des neiges, et l’âme des flèches et des arcs à tuer des bêtes. Il en est de même de la pêche des poissons ; en sorte que ces morts n’ont pas besoin des armes qu’on enterre avec eux, que pour faire le voyage de l’autre vie. Ils s’imaginent qu’ils se promènent invisiblement dans les villages durant un temps et qu’ils participent à leurs festins et régals dont ils laissent toujours leurs portions ; jusque-là que plusieurs de ces nations ont certaines fêtes générales des morts, accompagnées de chansons et de cris horribles, de festins à tout manger, de danses et de présents de différentes sortes. Ils tirent le corps du village et les ossements, qu’ils appellent des paquets d’âmes, et les changent d’un tombeau en un autre, orné de peaux, de rassades, colliers et autres semblables richesses du pays, croyant que tout cela sert à rendre ces morts plus heureux. Je ne m’arrête pas ici à déduire la superstition de leur croyance sur ce sujet, les lieux différents où ils croient que les âmes ont leur retraite ; la qualité de leurs emplois, leur manière de vie, leur guerre, leur paix, leur police et leurs lois sont autant de traditions extravagantes et ridicules fondées sur des fables que les pères ont accréditées et fait passer à leurs enfants qui y sont fortement attachés.
“ Il n’y a point de nation qui n’ait ses jongleurs, que quelques-uns traitent de sorciers ; mais il y a peu d’apparence qu’il y ait dans leur fait aucun pacte effectif, ou communication avec le diable, lequel néanmoins domine dans leur tromperie et imposture, dont il se sert pour amuser ces peuples et les éloigner d’autant plus de la connaissance du
vrai Dieu ; car ils ont tous croyance à ces jongleurs,, quoiqu’ils leur manquent tous les jours de parole.
Ces imposteurs sont traités de prophètes qui prédisent h avenir ; ils se vantent de faire la pluie et le beau temps, le calme et les orages, la fécondité et la stérilité des terres, les choses heureuses' ou malheureuses ; ils servent de médecins par 1 application de remèdes qui n’ont souvent aucune propriété de guérir. Rien n’est si horrible que les cris, les bruits, les fracas, la fureur, les contorsions de ces trompeurs, lorsqu’ils se mettent à jongler et à faire leur manière d’enchantement. Ils ne laissent (pas) d’avoir de l’adresse ; car, comme ils ne guérissent et ne prédisent que par hasard, ils ont une infinité de détours pour amuser ces barbares, lorsque l’événement ne répond pas à leur attente, aux prédictions et aux remèdes de ces prétendus prophètes et médecins qui ne font rien sans présents et sans récompense. Il est vrai que si ces jongleurs ne sont adroits à s’accréditer, et à trouver leurs défaites à propos, quand la personne vient à mourir, ou que les entreprises n’ont pas le succès qu’ils désirent, on exécute quelquefois le jongleur, sans d’autre formalité.
Ces pauvres aveugles professent de même une infinité d’autres superstitions dont les démons les entretiennent ; ils croient que bien des sortes d’animaux ont des âmes raisonnables ; ils ont la manie de ne pas profaner certains os d’élans, de castors, et autres bêtes, ni de les faire manger par les chiens mais on les conserve précieusement, ou bien on les. jette dans un fleuve ; ils prétendent que les âmes-
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de ces animaux viennent voir de quelle manière on traite leurs corps, et en vont donner avis aux bêtes vivantes et à celles qui sont mortes ; en sorte que si on vient à les maltraiter, les bêtes de la même espèce ne voudraient plus se laisser prendre ni dans ce monde ni dans l’autre.
“ Il semble que leurs péchés aient répandu dans leurs âmes un aveuglement et une insensibilité pour toutes sortes de religions, que les historiens ne remarquent point dans les autres peuples du monde. . Car parmi une infinité de superstitions, on ne voit rien à quoi ils s’attachent par principe de religion ; ce n’est qu’une fantaisie toute pure. Quand on les pousse un peu sur leurs reveries, ils ne répondent rien ; leur esprit demeure comme stupide, hébété ; si on les presse sur nos mystères, ils écoutent cela avec autant d’indifférence que s’ils vous racontaient leurs chimères. J’en vois plusieurs qui semblent se rendre à cette vérité, qu’il y a un principe qui a tout fait ; mais cela ne fait qu effleurer leur esprit, qui retombe au meme moment dans l’assoupissement et dans sa première insensibilité.
“ De là vient que communément ils ne se soucient pas d’être instruits ; ils ne viennent et ne s’attachent à nous que par fantaisie et inclination naturelle, ou par l’accueil et les flatteries qu’on leur fait, par les secours que nous rendons a leurs malades ou par intérêt de recevoir quelque chose de nous, enfin parce que nous sommes Français et qu’ils ont alliance avec nous contre leurs ennemis ; on leur apprend les prières et ils les récitent comme deschansons sans aucun discernement de foi, et ceux-là
même qu’on a longtemps catéchisés, à la réserve d’un très petit nombre, sont fort chancelants, pour peu qu’ils retournent dans les bois.
“ Je ne sais si leurs ancêtres ont connu quelque divinité ; mais il est vrai que leur langue assez naturelle pourtant pour toute autre chose, est tellement stérile en ce point, qu’on n’y trouve point de termes pour exprimer la divinité, ni aucun de nos mystères, non pas même les plus communs ; c’est un de nos plus grands embarras.
“ Un des plus grands obstacles à leur conversion, c’est que la plupart ont plusieurs femmes et qu’ils en changent quand il leur plaît, ne comprenant (pas) qu’on puisse s’assujettir à l’indissolubilité du mariage : Vois-tu pas bien, nous disent-ils, que tu n’as pas d’esprit, ma femme ne s’accommode pas de moi et je ne m’accommode pas d’elle ; elle s’accordera bien avec un tel qui ne s’accorde pas avec sa femme ; pourquoi veux-tu que nous soyons quatre malheureux le reste de nos jours ?
“ Un autre empêchement que vous pouv jecturer de ce que j’ai dit, est l’opinion où ils so.. qu’on ne doit contredire personne et qu’il faut laisser chacun dans sa pensée. Us cro ent tout ce que vous voudrez, ou du moins, ils ne vous contrediront pas, ils vous laissent aussi croire tout ce que vous voulez. C’est une insensibilité et une indifférence profondes, surtout en matière de religion, dont ils ne se mettent pas en peine.
“ Il ne faut pas venir ici dans l’espérance de souffrir le martyre, si nous prenons le martyre dans la rigueur de la théologie ; car nous ne sommes
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(pas) dans un temps où les Sauvages font mourir les chrétiens pour fait de religion1 ; ils laissent chacun dans sa croyance ; ils aiment mieux ce qu’il y a d’extérieur dans nos cérémonies, et cette barbarie ne fait la guerre que pour les intérêts de la nation. Ils ne tuent les gens que pour des querelles particulières ou par ivrognerie, ou par brutalité, par vengeance, par un songe ou par une vision extravagante. Ils sont incapables de le faire en haine de la foi.
“ Tout est brutal dans leurs inclinations; ils sont naturellement gourmands, ne connaissant point d autre béatitude dans la vie, que de boire et de manger. On remarque cette brutalité jusque dans leurs jeux et divertissements, qui sont toujours précédés et suivis de festins. Il y a des festins d’adieu, de remerciements, de guerre, de paix, de mort, de santé, de mariage. Ils passent dans leurs régals les jours
1. Cette opinion du Père Le Caron est parfaitement juste ; elle est basée sur ce qu’il a dit jusqu’ici, en particulier sur l’absence, chez les Indiens, de toute religion. En sorte que la prédication de l’Evangile ne pouvait pas, au Canada, se heurter à une autre religion ayant ses partisans convaincus, d’où les persécutions et la mise à mort des missionnaires ; elle ne rencontrait que 1 indifférence et cet obstacle, le premier à détruire, n’est pas de nature à faire des martyrs. C’est le : Nous vous entendrons une autre fois, des Athéniens à saint Paul. Mais la persécution pouvait cependant se produire pour des causes indirectes, parmi lesquelles le ressentiment des jongleurs, dont les missionnaires découvraient la fourberie et l’impuissance, la haine des convertis apostats devenus pires par leur retour au paganisme, la crainte des rites catholiques, telle cette crainte de l’eau baptismale, laquelle, d après les Sauvages, faisait mourir, erreur provenant du fait que les baptisés étaient surtout des moribonds.
et les nuits, principalement quand ils font des festins qu’ils appellent “ à tout manger, ” car alors on ne permet point de sortir que l’on n’ait tout avalé.
“ L’opposition est grande au christianisme du côté de la vengeance, quoiqu’ils aient beaucoup de douceur à l’égard de leur nation ; mais ils sont cruels et vindicatifs au delà de l’imagination envers leurs ennemis. Ils sont naturellement inconstants, moqueurs, médisants, impudiques, enfin parmi une infinité de vices où ils sont absorbés, on ne remarque aucun principe de religion, ni de vertu morale ou païenne, ce qui est un grand éloignement à leur conversion. ”
Leclercq, qui nous a conservé cette relation du Père Le Caron, n’a pas reproduit ce qui dans cette si intéressante pièce, concernait les mœurs des Sauvages de la Gaspésie. Citons au moins l’opinion de Père Le Caron sur les Iroquois ; on y trouvera une nouvelle preuve de la justesse de son coup d’œil et de la sûreté de son jugement. “ Nous avons attiré ici quelques Iroquois. J’estime, quoi qu’on dise de la cruauté et de la fierté de cette nation, qu’ils ont plus d’esprit, de raisonnement et de politique que les autres, et par conséquent (sont) plus capables de concevoir nos vérités. . . ”
Le Père Le Caron termine sa relation en disant : “ Nous envoyons en France le Père Irénée qui vous communiquera nos petits desseins, afin d’établir plus solidement le royaume de Jésus-Christ dans ce nouveau monde par de nouveaux ouvriers évangéliques avec lesquels nous puissions travailler
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à la vigne du Seigneur. Souvenez-vous de moi dans vos sacrifices, et me croyez tout à vous.
Nous venons de citer presqu’en entier la relation du Père Le Caron. Un fait par lui rapporté, et que nous avons passé, mérite d’être signalé tout particulièrement. Ce fait très remarquable et dont il faut conserver la mémoire est la consécration du Canada à saint Joseph par les Recollets, en l’année 1624.
“ Nous avons fait une grande solennité où tous les habitants se sont trouves, et plusieurs Saunages, par un vœu que nous avons fait à saint Joseph, que nous avons choisi pour le patron du pays et protecteur de cette Eglise naissante . Voilà
bien saint Joseph établi officiellement pation du Canada et de l’Eglise canadienne.
Cette consécration de la colonie au chef auguste de la Sainte Famille sera reconnue par les temps à venir. Dans la Relation des Jésuites, de 1637, on lit que “ la fête du glorieux Patriarche saint Joseph, père, patron et protecteur de la Nouvelle- France, est l’une des grandes solennités de ce pays . ’ En 1693, aux curés et marguilliers de Montréal, qui demandent l’établissement d’une confrérie en l’honneur de saint Joseph, “ patron de ce pays, Mgr de Saint-Vallier répond qu’il agrée bien volontiers leur requête pour établir une sainte association et confrérie de personnes de l’un et de l’autre sexes, spécialement dévoués au culte de saint Joseph,
1 Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p- 287.
2. Relations des Jésuites, éd. de Québec, 1858, rel. de 1637, p. 7.
premier protecteur et patron de cette colonie1. ”
En 1871, Son Eminence le cardinal Taschereau, recommandant la dévotion à saint Joseph, dit : “ Nous avons la ferme confiance que les fidèles du diocèse s’empresseront d’honorer avec une piété croissante ce grand saint que le Canada a choisi, il y a deux siècles et demi, pour patron et protecteur. ” Le premier cardinal canadien rappelle alors les paroles du Père Le Caron que nous avons déjà reproduites ; puis il ajoute : “Ce sera donc une des gloires de notre Eglise du Canada d’avoir eu dès son origine, pour patron et pour protecteur spécial, ce glorieux patriarche, qu’un des plus grands Pontifes qui se soient assis sur la chaire de saint Pierre, a choisi pour patron et protecteur de l’Eglise universelle2. ”
C’est à l’époux de Marie, que dès 1615 le Père Le Caron confia la mission des Hurons. Ce sont les Récollets qui ont donné son nom au Lac Saint- Joseph, dans le comté de Portneuf.