‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 225 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

Le Père de Rochemonteix reconnaît l’écart commis au cours de la réunion des associés et ; dit que “ c’était une faute pour ne rien dire de plus. Les Récollets lésés dans leurs droits réclamèrent avec raison, ” dit-il franchement. Mais il ne nous paraît pas aussi exact quand il affirme que cette fausse manœuvre, qu’il appelle “ un incident assez insignifiant en soi1, ” “ servit de base ” aux critiques des “ amis des Récollets. ” Les critiques et les objections étaient déjà faites et même écartées par l’énergique décision des Récollets quand cet incident se produisit. Il arriva à la dernière heure, alors que les préparatifs du départ étaient faits ; le vice-roi dut dépêcher un courrier à Dieppe pour en avertir les chefs de l’embarquement et les Pères Jésuites. A vrai dire, l’incident aurait pu être pris par les amis des Récollets non pas comme base de leurs critiques mais comme confirmation de leurs dires. Il nous plaît de croire qu’il n’en fut rien ; du moins, nous n’en trouvons plus trace ni dans Leclercq ni dans Sagard. Et celui-ci conclut fort à propos : “ Cette petite action n’a néanmoins en rien altéré l’amour et le respect que nous avons à ces grands hommes, je dis grands pour ce qu’ils le sont en effet de prudence et de science. . . Les plus grands saints ont eu quelquefois des débats, mais qui ont trouvé leur mort aussitôt que leur naissance2. ”

1. P. de Rochemonteix, Les Jésuites et la [N ouvlle-F rance au xvue siècle, i, p. 151.

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