CHAPITRE XXVII
ous avons laissé au mois de juin 1624 le
1\ Père Nicolas Viel avec quelques Français au pays des Hurons. Il dut se trouver bien seul dans cette cabane où il avait eu, près d’un an, la compagnie du Père Le Caron et du Frère Sagard. Mais il n’était pas homme à se troubler, encore moins un apôtre faible devant les sacrifices. Cette même année, il rassurait ses supérieurs de Québec à l’occasion du départ de ses deux compagnons d’apostolat et leur disait sa volonté de persévérer dans son entreprise et son désir de “ vivre et de mourir dans la mission1.
Le Père Viel demeura donc à son poste. Il employa son temps à se perfectionner dans l’étude de la langue huronne, à catéchiser les Sauvages parmi lesquels il fit des prosélytes, à peupler le ciel d’enfants et d’adultes moribonds qui, au dernier moment, éprouvant les effets merveilleux de la miséricorde divine, demandaient le bapteme.
Parmi ses prosélytes, il faut citer celui dont