‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 235 sur 344 · Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p · texte numérisé non relu

Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p

en date du 28 juillet 1625, écrit : “ Un de nos Pères était allé à la traite en intention de passer aux Hurons ou aux Iroquois, avec le Père Récollet, qui est venu de France, selon qu’ils aviseraient avec le Père Nicolas qui se devait trouver à la traite et conférer avec eux, mais il est arrivé que le pauvre Père Nicolas, au dernier saut, s’est noyé, ce qui a été cause qu’ils sont retournés, n’ayant ni connaissance, ni langue, ni information1. ” Le Jésuite et le Récollet revinrent donc à Québec, mais l’année suivante nous les verrons reprendre et exécuter leur projet.

Ainsi que le fait remarquer l’abbé Beaubien, qui a traité avec soin le récit du martyre du Père Nicolas Viel, “ le Père Lalemant dit simplement que le Père Viel s’est noyé. Il ne pouvait écrire à ce temps autre chose. Plus tard, des détails basés sur des témoignages certains, seront recueillis, et l’on pourra établir le genre de mort subi par notre saint missionnaire2. ”

Sagard affirme que le Père de Brébeuf et de la Roche d’Aillon apprirent “ qu’ils (les Hurons) avaient noyé au dernier saut ” le Père Viel, avec son disciple3 ; d’où la crainte fort prudente du danger qu’il y avait pour leur vie à suivre ces barbares chez eux, crainte qui explique mieux la résolution, prise par les deux missionnaires, de retourner à Québec. S’il n’y avait eu qu’un simple accident, nous ne voyons pas pourquoi ils

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