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Sagard, Hist. du Canada, p

LE PÈRE LE CARON EN FRANCE

Le Père Le Caron partit vers la fin d’août 16251. La traversée fut heureuse. A Paris il vit le viceroi, et lui parla des affaires du Canada.

Champlain nous apprend que le Duc de Ventadour “ eut du mécontentement du dit sieur de Caen, sur ce qu’on lui rapporta qu’il avait fait faire les prières de leur religion prétendue, publiquement, dans le fleuve Saint-Laurent, désirant que les catholiques y assistassent, chose qui lui avait été défendue par mon dit Seigneur2. ” Bien entendu le sieur de Caen attribua cette accusation a la haine et à la malice de ses envieux3.

De Caen eut ordre cependant de se conformer à un arrêt du conseil, qui l’obligeait entre autres choses à nommer “ un chef catholique, agréable à Monseigneur le vice-roi, pour la conduite des vaisseaux4. ” Cette décision de la cour était due, d’après Leclercq aux remontrances de Champlain et du Père Le Caron5.

Avant la fin de 1625, le Père Georges Le Baillif, procureur des missions du Canada, présenta au roi les dictionnaires du Père Joseph.

^Celui-ci “ négociait en France de son mieux, pour faire entrer le roi et les personnes de considération et de piété dans les intérêts de nos missions et des Pères Jésuites. Il alla voir le Révérend Père Provin-

1. Sagard, Hist. du Canada, p. 871. — Leclercq, Premier établissement de la foy, i, p. 325.

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