Champlain, Œuvres, p
5. Leclercq, Premier établissement de la foy, i, pp. o33, 341.
cial de la Compagnie de Jésus, lui rendit les lettres de ses religieux, dont il était chargé1. ”
De plus, connaissant bien le Canada, il lui en parla d’abondance. Les Jésuites décidèrent l’envoi de nouveaux sujets.
Les démarches auprès du roi n’eurent pas l’effet désiré. Sa Majesté était alors occupée “ aux affaires de la guerre et on n’entendait pas volontiers en cour aux dépenses nécessaires pour les pays éloignés2. ” Sagard ajoute : “ Car encore bien que
le roi eût bonne volonté comme je vis en effet, il fallut passer par tant de mains, que lorsque nous pensâmes être le plus avancés, ce fut lors que tout était désespéré3. ” Toutefois, peu avant son départ de France pour le Canada, le Père Le Caron reçut “ un petit bienfait de sa Majesté, qu’elle fit délivrer elle-même, ne s’en fiant pas à ses sujets qui ne nous servaient que de remises4. ”
Lin des succès du Père Le Caron fut la nomination d’un catholique, comme général de la flotte. Guillaume de Caen chercha d’abord à se soustraire aux ordres de la cour à ce sujet. Mais en fin de compte il se vit obligé de les exécuter. Il nomma à sa place le sieur de la Raide5. Il fut interdit au sieur de Caen d’être du voyage. Il se rendit cependant à Dieppe afin de donner les ordres qu’il jugea nécessaires pour Québec.