Champlain, Œuvres, pp
LE PÈRE LE CARON EN FRANCE
pour nourrir tous ceux qui seraient au pays, (ce) qui serait la chose à quoi Ton devrait le plus travailler après être fortifié et à couvert de l’injure du temps. Ce n’est pas que souvent je n’en donnasse des avis, et représentasse les inconvénients qui en pourraient arriver ; mais comme cela ne touche qu’à ceux qui demeurent au pays, l’on ne s’en soucie (pas), et le trop grand ménage empêche une si bonne œuvre, et par ainsi le roi est très mal servi et le sera toujours si l’on n’y apporte un bon règlement et être certain qu’il s’exécutera1. ”
“ Le dernier jour de juin, une barque partit chargée de vivres pour l’habitation et de marchandises pour la traite ; le Père Noyrot, Jésuite, et le Père Joseph, Récollet, s’en allèrent dedans2. ” Ils arrivèrent ainsi de compagnie à Québec. Champlain les y suivit le lendemain et y arriva le 5 de juillet. D’après Sagard, le Frère Gervais Mohier, Récollet, monta à Québec avec le Père Le Caron. D’après le même historien les missionnaires seraient arrivés à Québec le 4 juillet3.
Avant de quitter Tadoussac, le Frère Gervais eut l’occasion de faire connaissance avec les Montagnais. Ceux-ci firent un grand festin auquel le Récollet fut invité et il s’y rendit. Mais quand il eut pris connaissance et des mets et de leur prépa-