Champlain, Œuvres, p
3. Le Père de Rochemonteix fait arriver à Québec les Pères Noyrot et de Noue et le Frère Gaufïette, ainsi que leurs ouvriers, le 14 juillet, sans indiquer la source où il a puisé ce renseignement. Les Jésuites et la Nouvelle-France au xviie siècle, i, p. 158, note 1.
ration, il n’en put pas manger. Tandis que les Sauvages dévoraient “ quatre grandes chaudières de pois, prunes, figues, raisins, biscuits, poissons et chair d’ours, le tout bouilli, cuit et mêlé ensemble avec un aviron1. ”
Le Père de Noue, Jésuite, descendu à Tadoussac, fut de retour à Québec le 14 juillet. Il fit connaître l’insolence des protestants. A peine Emery de Caen fut-il parti pour la traite, que les matelots, sans se soucier des défenses portées, se mirent à chanter leurs psaumes.
L’hérésie et la cupidité ont fait bien du mal et causé bien du tort à la colonie française du Canada.
A Québec, Champlain fut douloureusement surpris en voyant que les travaux de l’habitation n’étaient pas avancés et qu’on s’était permis de faire des changements au plan qu’il en avait donné. Quant au fort Saint-Louis, on n’y avait rien fait du tout. Champlain le fit raser jusqu’à terre et en fit recommencer un autre de plus grandes dimensions. Il fit aussi continuer l’habitation.
Les Pères Jésuites employèrent immédiatement les vingt ouvriers, amenés par le Père Noyrot, à préparer les matériaux pour la construction de leur maison et à défricher des terres.