‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 257 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, pp · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, pp

çais, qui pensèrent pouvoir enlever les fourrures dont le corps était enveloppé. Mais Kakemistic les rappela aux convenances en enterrant lui-même son enfant, ce qu’il fit de la manière suivante : “ Il disposa la fosse et la para avec des rameaux de sapin tout autour en dedans, et mit trois ou quatre bâtons au fond pour empêcher que le corps déjà enveloppé et garrotté ne touchât a la terre.

“ (Le corps) étant dans la fosse, il le couvrit d’une écorce de bouleau et replia par-dessus les rameaux de sapin qui sortaient en dehors, puis il mit par-dessus plusieurs pièces de bois pour le tenir en sûreté contre les betes, sans vouloir permettre qu’aucun y jetât de la terre, jusques au lendemain matin qu’à son insu, on l’en couvrit, peur de plus grand inconvénient1. ”

Depuis le baptême de sa fille, Kakemistic fut encore plus attaché aux Français. Quand les Mont.agnais arrivèrent, il leur fit un grand festin en mémoire de son enfant.

Champlain rapporte que le 17 novembre le Père Lalemant “ baptisa un petit Sauvage qui n’avait que dix à douze jours. Et qu il fit ce baptême avec la permission du père de l’enfant, appelé “ Caquemisticq. ” Cet enfant fut enterré le lendemain “ au cimetière de l’habitation2.

L’abbé Laverdière identifie cet enfant avec celui dont nous avons raconté le baptême et la sépulture. Ses raisons semblent être la similitude du nom du

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