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I. Sagard, Hist. du Canada, pp

LE PETIT LOUIS

de Dieu et de l’Église avec une facilité et contentement incroyables1. ”

Mais à partir de ce temps, il se passa des choses, autour de cet enfant, qu’on ne peut qualifier autrement que de tentatives du démon pour empêcher ce baptême. D’abord, certains Montagnais persuadèrent à Choumin que son fils mourrait s’il était baptisé. Choumin vint à Québec et alla demander conseil à quelques Français de l’habitation qui le portèrent à suivre les avis de ceux de sa nation. “ Il s’adressa, fort mal-à-propos, à de certains indévots qui ne se souciaient non plus du salut des Sauvages que de leur propre. ” Sagard, qui parle ainsi, ajoute que ces Français, des huguenots sans doute, voulaient se faire donner par ce Sauvage “ quelques pièces de pelleteries ou de venaison, ” et que, n’en pouvant avoir, ils l’injurièrent, “ l’appelant ivrogne, et qu’il ne valait rien d’avoir ainsi livré son fils. . . et que le Père Joseph avait tort de l’accepter. Voyez l’insolence et la témérité de ces indévots, s’écrie Sagard indigné; je crois que les chefs les en auront châtiés si la faute leur en a été découverte2. ”

Choumin se rendit à Notre-Dame-des- Anges, où il fut bien reçu. Ne laissant rien paraître de ses projets, il put voir son fils auquel il demanda s’il ne voulait pas abandonner les Récollets. L’enfant répondit que non et que bientôt il serait baptisé. Choumin revint un autre jour et pressa plus fort

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