‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 265 sur 344 · Ce jour-là était le 4 avril · texte numérisé non relu

Ce jour-là était le 4 avril

donnait encore de quitter les Récollets. Le petit Sauvage, disant qu’il n’en ferait rien, fuyait toujours à toutes jambes vers le couvent en appelant à son aide. Il fut entendu et Pierre-Antoine alla à sa rencontre. Naneogauachit lui raconta ce qui s’était passé en lui faisant promettre de n’en rien dire, ce qu’il fit jusqu’à l’événement suivant,

Le soir de Pâques, “ les bons Pères Jésuites qui étaient logés à notre département d’en bas, donnèrent à souper à nos religieux1. ” Ceux-ci leur rendaient le réciproque à l’occasion. Pierre- Antoine, Naneogauachit, son père et un Sauvage qui avait promis de donner son fils, furent de la fête. “ Après le souper, le petit Naneogauachit monta à sa chambre avec le Frère Gervais, et, tout gai et joyeux, se tenait auprès du feu pendant que le Frère Gervais écrivait quelques mots sauvages qu’il lui enseignait, comme (quand) tout-à-coup, il vint à tomber pleurant amèrement, la gorge et le visage fort enflés . . . On lui demanda ce qu’il avait, mais à cela point de réponse ; seulement on lui oyait dire Nema, Nema, qui veut dire en notre langue : non, non2.” Pierre- Antoine, présent à cette scène, exprima l’opinion que le petit Naneogauachit pouvait être victime des poursuites du mauvais esprit et raconta l’histoire du fantôme.

Ce qu’entendant, le Frère Gervais appela le Père Le Caron et les Jésuites. L’enfant semblait mort. On eut bien de la peine à le mettre sur son lit où il

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