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Sagard, Hist. du Canada, p

LE PETIT LOUIS

nombreuse. Le baptême eut lieu dans l’église des Récollets. Sagard rapporte ainsi cet événement :

“ Le Révérend Père Lalemant célébra la sainte messe et ensuite (fit) la prédication, à la prière du Père Joseph, à la fin de laquelle on fit venir le petit, habillé de blanc, à la porte de l’église, lequel, en la présence de toute la compagnie, fut interrogé s’il ne voulait pas être baptisé, il répondit que oui et généralement à tout, suivant qu’il est porté dans le rituel romain. Voyant sa persévérance, on le fit entrer dans la chapelle de la cour1, et là (il) fut baptisé par le Père Joseph Le Caron et nommé Louis par le sieur de Champlain qui le tint au nom du roi, et la dame Hébert, première habitante du Canada, pour marraine ; une bonne partie des Français en furent les témoins, avec la plupart des parents du garçon, excepté son père qui n’y put assister pour quelques affaires particulières qui lui étaient survenues. A la fin, le Te Deum fut chanté, en actions de grâces et deux coups de canon tirés et quelques mousquetades2. ”

L’œuvre régénératrice était accomplie. Il fallait maintenant “ donner ordre pour le festin des Canadiens. ” (Lisez : Sauvages). Mais auparavant, le Père Joseph Le Caron voulut, selon le mot de Sagard, “ leur donner la réfection spirituelle de l’âme. ” Le Récollet, le Père Lalemant, Champlain et quelques Français, dirigèrent les Sauvages vers une

1. Nous avons déjà fait remarquer que l’église des Récollets était un bâtiment séparé du couvent.

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