Sagard, Hist. du Canada, p
2. Nous croyons avec Mr B. Sulte, Hist. de la ville des Trois- Rivières, p. 51, que cette rivière est celle de Nicolet.
le beau temps pour le même voyage1. ” Deux heures après minuit, on remit à la voile ; au matin le canot passait au milieu de ces îles qui ferment le haut du lac Saint-Pierre et qui “ rendent le pays beau à merveille2. ”
Beaucoup de Sauvages étaient déjà rassemblés à l’entrée de la rivière des Iroquois. Les deux prisonniers des Montagnais y arrivèrent le soir du même jour.
Champlain était parti de Québec le 14 juillet3 pour le cap de la Victoire. Il travailla lui aussi à faire libérer les prisonniers, car il n’avait pas perdu tout espoir dans son œuvre de pacification générale. Un conseil fut réuni. Champlain y prit la parole et fit voir aux Sauvages la dangereuse erreur commise par les Montagnais qui avaient été faire la guerre aux Iroquois ; il s’efforça de leur faire estimer les grands biens de la paix et redouter les horreurs de la guerre, et leur faiblesse, à eux Montagnais,. qui sont errants par bandes et petites troupes. Après bien d’autres discours, Champlain leur donna son avis en cette affaire : Il fallait renvoyer les deux prisonniers, faire porter des présents aux chefs de leurs villages pour payer la faute commise, et déclarer que ces prisonniers n’avaient pas été pris du consentement du capitaine, que cette attaque avait été faite par de “ jeunes fols et inconsidérés,” et que tous en avaient du déplaisir4.