‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 280 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

La conclusion dernière fut qu’on garderait un prisonnier en otage et qu’on renverrait l’autre avec des présents pour apaiser les Iroquois et des ambassadeurs pour négocier la paix. Les Sauvages demandèrent un Français pour les accompagner ; Pierre Magnan, natif de Tougnes, près Lisieux, en Normandie1, s’offrit de les suivre, “ moyennant douze ecus qu’on lui devait donner à son retour, avec tout le profit de ses castors, (ce) qui était assez peu pour un si périlleux voyage, qui en effet leur fut funeste et malheureux, car ils furent tous quatre misérablement condamnés à mourir, puis mangés par les Iroquois2. ”

Ils étaient partis du cap de la Victoire, et par la riviere Richelieu le 24 juillet, d’après Champlain. Le même jour, le Père Lalemant et Champlain retournaient a Québec3. Des Français, arrivés sur ces entrefaites au lieu de la traite, leur avaient appris que le sieur du Pontgravé et son petit fils Desmaretz étaient à Québec, et que le navire équipé à Honfleur par le Père Noyrot n’arrivait pas ; cette dernière nouvelle dut fortement inquiéter le Père Lalemant.

Le Frère Gervais, ainsi qu’il le dit un jour à Sagard, eut volontiers accompagné l’ambassade au pays des Iroquois s’il eût eu auparavant l’assenti-

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