‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 281 sur 344 · Champlain, Œuvres, pp · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, pp

2. Sagard, Hist. du Canada, p. 484. Sur la mort des ambassadeurs, voir Champlain, Œuvres p. 1125.

3. Sagard, Hist. du Canada, p. 484. Champlain dit lui-même qu’il partit le 24 juillet. Il ne parle pas du Père Lalemant. Œuvres, p. 1125.

ment de son Supérieur. Il demeura encore quelque temps au cap de la Victoire et y fut témoin de la cruelle mort infligée à l’Iroquois gardé pour otage.

Un Algonquin, s’étant échappé du pays des Iroquois, s’en vint à la traite annoncer aux Sauvages la mort des ambassadeurs. Les Algonquins présents, furieux, se saisirent du jeune Iroquois, le brûlèrent “à petit feu avec des tisons, lui faisant souffrir plusieurs tourments, et ainsi maltraité, en firent un présent à d’autres Sauvages pour achever de le faire mourir et les obliger de les assister en leur guerre contre les Iroquois, lesquels Sauvages prirent le garçon, le lièrent à un poteau, le brûlant peu à peu. Comme il était en ces douleurs extrêmes, il lui coupèrent les mains, les bras, lui levant les épaules, et étant encore vif lui donnèrent tant de coups de couteaux, qu’il mourut ainsi cruellement, et chacun en emporta sa pièce qu’ils mangèrent1. ”

Quel spectacle, quelle horreur, quelle cruauté,, quelles représailles ! Comme en face de telles scènes, un cœur de missionnaire devait souhaiter ardemment voir le christianisme s’emparer au plus tôt de ces misérables peuples pour les humaniser.

Le Frère Gervais Mohier, témoin de la cruauté sauvage, le fut aussi de la miséricordieuse bonté de Dieu. Il fut le ministre de sa grâce en faveur de Napagabiscou, celui-là même qui, en qualité de capitaine, avait été avec les Montagnais, s’emparer des deux Iroquois dont nous venons de parler.

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