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Sagard, Hist. du Canada, pp

NAPAGABISCOU

cérémonie eut lieu après le départ de ce dernier1 ; et nous avons déjà dit que Champlain laissa la traite pour descendre à Québec le 24 juillet2.

Nous avons vu aussi au chapitre précédent Napagabiscou revenant de faire coup chez les Iroquois avec quelques Montagnais et ramener deux prisonniers. Il était donc au lieu de la traite quand il tomba très gravement malade. Comme il était déjà un peu instruit dans la foi, il eut si peur de mourir sans baptême “ qu’il demanda maintes fois et avec, très grande instance (ce sacrement) . . . Il disait que s’il n’était pas baptisé, il en imputerait la faute devant Dieu à quiconque (le) lui refuserait, promettant d’ailleurs que si Dieu lui rendait la santé, il se ferait instruire aussitôt après son baptême et vivrait à l’avenir en bon chrétien3. ”

Or, il n’y avait pas de religieux prêtre présent à la traite, seul le Frère Gervais Mohier, Récollet, y était resté. Il était cabané sur l’autre bord de la rivière Richelieu. Un Sauvage arriva soudain pour le prier d’aller voir Napagabiscou qui le demandait instamment. A peine celui-là avait-il *fini d’expliquer sa commission “ qu’un autre messager arriva en grande hâte, (lequel depuis a ete baptisé par les Pères Jésuites), pour le faire diligenter, lui disant : “ Viens vite, Frère Gervais,

pour baptiser Napagabiscou, qui t’en prie, car il s’en va mourir4. ” Le premier Sauvage avait ren-

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