Mercure-Français, 1626 , tome xu, pp. 44 à
d’en étudier les clauses, puisque cette compagnie ne reçut pas l’approbation royale. Mais la réflexion suivante de Mr le Dr Dionne nous paraît très juste : “ Cette société. . . servit d’achemine¬
ment à la grande compagnie qui pendant trente-six ans, tint entre ses mains les destinées du Canada1.”
De nouvelles tracasseries dont les Jésuites du Canada surtout furent les victimes, achevèrent d’ouvrir les yeux. Le Père Philibert Noyrot, venu au Canada en 1626, en repartit la même année pour la France. Il emportait la lettre du Père Charles Lalemant à son frère, dans laquelle le supérieur des Jésuites à Québec disait : “ Je renvoie le Père Noyrot selon la permission que les supérieurs m’en ont faite, afin qu’il parachève ce qu’il a commencé ; il est le mieux entendu en cette affaire. Si nos Pères désirent l’affermissement et le bon succès de cette mission, il est du tout expédient qu’ils le laissent faire. C’est bien à son corps défendant qu’il s’en retourne, vu principalement qu’il est tant incommodé dessus la mer2. ” On comprend mieux le conseil donné à ses confrères, de laisser parfaite liberté au Père Noyrot en lisant la lettre du Père Lalemant au Général de la Compagnie en date du 1er août 1626. Cette lettre signale une certaine opposition faite paroles Jésuites de Paris à la mission du Canada3.