‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 295 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

Ainsi parle Champlain. Il ajoute : “ Mais tous les Pères qui étaient par delà (au Canada) n’en devaient pas pâtir, n’étant (pas) cause de ce qui s’était passé en France. Ils commençaient à se bien établir et avaient fort avancé tant en leurs bâtiments qu’à déserter les terres1. ”

De la Raide accepta cependant de repasser le Père Lalemant qu’il traita avec courtoisie. “ De la Raide était un assez bon catholique, mais très dévoué à ses maîtres2. ” Et il semble que ce voisinage avec des protestants ait affaibli ses croyances religieuses. Il fut maussade envers le Père Joseph Le Caron. Celui-ci, à l’arrivée de l’amiral à Québec, “ lui alla rendre ses devoirs et offrit les prières de ses religieux desquels il fit, assez peu d’état3. ” De plus, il ne voulut jamais accepter de passer en France le petit Louis Naneogauachit, ainsi que le désirait le Père Le Caron. Choumin, père de l’enfant, lui offrit des fourrures pour quatre fois le prix du passage ; rien n’y fit. On menaça de le dénoncer au Conseil d’Etat, il demeura inflexible.

Par tout ce qui précède on voit la triste nécessité d’un nouveau changement. Ce grave événement ne s’était pas encore produit au départ de la flotte pour le Canada en 1627. Les sieurs de Caen devaient probablement avoir connaissance de ce qui les attendait. En tous cas, quand leurs navires repartirent pour la France à l’automne de 1627,

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