Sagard, Hist. du Canada, p
première fois depuis rétablissement de la colonie,, la terre “ fut entamée avec le soc et les bœufs1. ”
La fin de juin arriva sans aucune nouvelle des navires de la traite, ce qui n’était pas sans donner de l’inquiétude, “ d’autant, dit Champlain, que tous nos vivres étaient faillis, hormis quatre à cinq poinçons de galettes assez mauvaises, qui était peu et des pois et fèves à quoi nous étions réduits, sans autres commodités ; voilà la peine en laquelle on était tous les ans2. ”
Avec cela pas de barque pour aller à Tadoussac et à Gaspé, où se pourraient trouver des navires de pêche. A son départ en septembre 1627, de la. Raide avait laissé les embarcations à Tadoussac sans se préoccuper d’en faire remonter au moins une à Québec. “ De plus, et c’est Champlain qui l’écrit, l’habitation était sans aucun matelot ni homme qui pût savoir ce que c’était de les accommoder (les barques) et conduire : de brai, voiles et cordages nous n’en avions point . . . , ainsi étions dénués de toutes commodités, comme si l’on nous eût abandonnés ... ; c’est assez que la pelleterie soit conservée, l’utilité demeure aux associés et à nous le mal . . .
“ Cependant il nous faut aviser de quel oois l’on fera flèche pour nous garantir des inconvénients qui pourraient arriver3. ” Là-dessus, Champlain mit tous ses hommes à chercher de la résine dans